GRANDS VINS ITALIENS
 
 
4 NOVEMBRE 2008
 
GATTINARA 1949 (***) G. TROGLIA


Couleur rouge assez tuilé.

Nez complexe: fruits très mûrs, tabac, cuir, bois doux,...

Une certaine minéralité fumée se dégage et donne beaucoup de caractère à l'ensemble.

Le vin est rond, riche et épanoui à l'attaque.

Des tannins athlétiques et une acidité élevée durcissent un peu la finale.

Ce style non standardisé de l'époque a plu à l'assemblée car le vin a encore beaucoup d'énergie.
   
BARBARESCO GAJA 1971 (**)


Nez de fruits mûrs à souhait.

Arômes de confiture de fraise.

Le vin est concentré et velouté. Il est quasi doux à l'attaque.

Mais l'acidité très élevée et les tannins stricts rendent le vin austère dès l'évolution de bouche.

Vin de caractère fort, encore présent.
   
BAROLO MONFORTINO 1993 (**) GIACOMO CONTERNO


Caractère très marqué au nez .

Notes boisées et fumées.

Le vin est très puissant et corsé, mais il semble totalement fermé.

Une deuxième bouteille paraît un peu plus agréable, mais on sent aussi une forte retenue.

Ce vin bu il y a deux ans était fruité et d'une élégance toute particulière.

S'est-t-il totalement refermé?

(ce millésime n'est pas le plus réputé, mais Conterno a quand même produit son Monfortino)
   
BAROLO MONPRIVATO 2000 (***)
GIUSEPPE MASCARELLO


Belle couleur rouge.

Nez élégant qui fait penser à un Bourgogne: fruits rouges bien mûrs sur la fraise avec des notes de "fourrure".

Vin classique très accessible dès aujourd'hui, tout dans les fruits.

Bonne fraîcheur finale.

La structure est moyenne.
   
BRICCO DELL'UCCELLONE 1985
BARBERA DI GIACOMO BOLOGNA
(
***)


Au départ, le nez est étrangement marqué par la torréfaction et par des notes de pain de seigle.

L'ouverture laisse s'épanouir de beaux fruits rouges, dans l'élégance.

Vin qui a bien tenu au vieillissement.

Son fruit qui perdure durant toute l'évolution le rend facile et agréable à boire.

La structure est moyenne.
   
BRUNO DI ROCCA 1989 (**)
VECCHIE TERRE DI MONTEFILI
(assemblage de Cabernet-Sauvignon et de Sangiovese)


Nez de dentelle et d'élégance.

Notes de poivrons et de fruits rouges.

Vin bien suivi à l'élevage, facile mais très agréable, vif en finale.

La structure est assez légère.
   
SOLAIA 1994 (***) ANTINORI


Nez ample de fruits mûrs avec des aspects orangés.

Petite touche vanillée avec un boisé noble, très élégant.

Vin tendre et velouté.

La structure est moyenne mais il bénéficie d'une belle harmonie durant toute l'évolution de bouche.

On sent un peu d'alcool à la persistance.

Certainement à son maximum.
   
BRUNELLO RISERVA 1991 (****)
CASE BASSE DI GIANFRANCO SOLDERA


Une grande nature ouverte et vivante.

Quelle force et quel caractère!

Vin puissant et riche en alcool avec un fruit dense et une acidité élevée.

Très très long.

Cette bouteille m'a semblé juste un peu plus "difficile" qu'une autre bue il y a deux ans.
   
AMARONE DAL FORNO 1999 (****)


Nez de cacao, de café, de fruits noirs confits sur la mûre ou la myrtille.

On pense aussi à du marc pressé et à du raisin sec.

Le vin est d'une force impressionnante.

Il y a beaucoup d'alcool mais toutes les composantes sont suffisamment concentrées pour procurer l'équilibre nécessaire.

Grand futur.
   
CINQUE TERRE N. CATONI 1951 (*****)


Issu normalement de Vermentino, ce vin était affublé d'une étiquette peu engageante.

Couleur légèrement ambrée.

Nez extrêmement complexe: cacao, raisin de Corinthe, écorce de mandarine, très légère touche aromatique de Riesling allemand...

La bouche est bercée par une douceur d'une finesse exceptionnelle avec une petite acidité volatile qui vivifie l'ensemble.

La densité indique une forte structure, mais étonnamment, le vin est une grande délicatesse du début à la fin.

Un moment autant remarquable qu'inattendu!
 
CONCLUSIONS

Intéressante découverte de quelques crus méconnus qui ont volé la vedette aux grands noms:
- Le Gattinara 1949 a d'emblée marqué les palais par sa forte personnalité et par son étonnante vitalité.
- Le Cinque Terre 1951, issu d'un millésime quasi oublié, a offert le délice de la soirée.

Le Barbaresco 1971 de Gaja n'a pas comblé les espoirs placés dans ce millésime exceptionnel.

Le Monfortino 1993 est, on l'espère, dans une phase de "repli".

Les Barolo Monprivato 2000, Bricco dell'Uccellone 1985, Bruno di Rocca 1989 et Solaia 1994 ont tous procuré le vrai plaisir qu'offrent les vins bien faits prêts à boire, de structure moyenne mais équilibrés.

Le Brunello Case Basse 1991 est une belle nature expansive qui a caché un petit peu ses charmes cette fois-ci. De toute façon un grand vin.

L'Amarone Dal Forno joue toujours sur le registre de l'énorme puissance balancée par une douceur "salvatrice" pour le palais.