FRANCE
 

Côtes du Rhône

Les vins des Côtes du Rhône me sont moins connus que ceux de Bordeaux ou de Bourgogne.
La Syrah qui peut paraître assez rustique avec des caractères épicés trop dominants est un cépage capable de donner des vins grandissimes s'ils sont issus de vieilles vignes particulièrement bien exposées. Dans ce cas, elle devient d'une élégance rare et peut ranger les meilleurs de ses représentants directement à côté des plus grands crus bordelais ou bourguignons.

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COTE ROTIE LA LANDONNE GUIGAL
Ce cru de Côte Brune est une pure Syrah qui donne le vin le plus corsé des trois vedettes de Guigal élevées durant envion 42 mois en barriques neuves. La parcelle de La Landonne n'est pas une propriété exclusive de Guigal.
Juillet 1994: COTE ROTIE LA LANDONNE GUIGAL 1988 (****)
Novembre 1995: COTE ROTIE LA LANDONNE GUIGAL 1990 (*****)
Décembre 2001: COTE ROTIE LA LANDONNE GUIGAL 1994 (****)
Ces vins d'une puissance peu commune possèdent la qualité rare d'être aussi tout simplement "buvables", c'est-à-dire qu'ils n'alourdissent pas le palais. C'est la raison pour laquelle je les considèrent comme vraiment grands. Remarque valable pour les deux autres crus mythiques de Guigal.

Février 2008: LA LANDONNE GUIGAL 1985 (*****)
Au nez, c'est la race des seigneurs avec une grande distinction. On y retrouve des petits fruits des bois et de la terre noire "juste remuée". Le vin est concentré et pur. Le terroir ressort parfaitement. La longueur est extrême. Des notes mentholées et d'herbes aromatiques lui confèrent une belle personnalité. Vin grandiose dont le futur est assuré pour longtemps.

Avril 2010: LA LANDONNE GUIGAL 1979 (*****)
Arômes complexes, élégants et exubérants avec beaucoup de personnalité. Le vin est pourvu d'une chair incroyablement dense. L'énorme gras donne même une impression de douceur qui perdure durant l'interminable finale. Le soutien alcoolique est présent mais le vin reste équilibré grâce à son énorme concentration. Finale extrêmement longue. Vin de grande dimension.

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COTE ROTIE LA MOULINE GUIGAL
Ce cru monopole de Guigal en Côte Blonde est une Syrah complétée d'environ 10% de Viognier. Il est le plus élégant et le plus fin de ses trois vins-phares.

Novembre 1994: COTE ROTIE LA MOULINE GUIGAL 1988 (****)
Mai 2003: COTE ROTIE LA MOULINE GUIGAL 1989 (*****)
Novembre 2004: COTE ROTIE LA MOULINE GUIGAL 1996 (***)
Janvier 2006: COTE ROTIE LA MOULINE GUIGAL 1995 (***)
Janvier 2006: COTE ROTIE LA MOULINE GUIGAL 1997 (***)

17 Mai et 12 Septembre 2007: COTE-ROTIE LA MOULINE GUIGAL 1976 (*****)
Vin fantastique à tous les niveaux. Il est en ce moment très ouvert, mais sa nature lui octroie un futur énorme. La concentration et la force de toutes les composantes ne deviennent jamais lourdes. La complexité passe par les fruits noirs et par un aspect de "terre noire remuée". L'extrême finesse est aussi à relever. Le palais est marqué longuement par une finale vive et fruitée. Très grand vin.

Novembre 2007: CÔTE RÔTIE LA MOULINE GUIGAL 1993 (**)
Nez de fruits très mûrs avec un boisé vanillé. Notes de tabac, de nougat. Forte personnalité.
Vin concentré et puissant avec une acidité mordante en finale. Bouteille décevante.

Octobre 2010: CÔTE RÔTIE LA MOULINE GUIGAL 1976 (*****)
Nez d'une ampleur extraordinaire. Notes de cerises comme sur le Porto avec de la cendre ou de l'encre. Que l'on me pardonne de trouver tout cela autant fin que monstrueux! Le vin est d'une richesse exubérante et d'une joyeuse vitalité.

Novembre 2010
CÔTE RÔTIE LA MOULINE GUIGAL 1978
(*****)
Extraordinaire vin qui allie puissance et finesse. C'est une interminable vague onctueuse et fruitée qui envoûte le palais. C'est la plus grandiose Mouline que j'aie bu.
CÔTE RÔTIE LA MOULINE GUIGAL 1976 (*****)
Fantastique vin qui n'arrive juste pas à la hauteur du 1978 dégusté en comparaison. Il a la rondeur et l'élégance d'un Bourgogne!

Septembre 2011: LA MOULINE GUIGAL 1991 (*****)
Un très grand sujet pas encore au sommet de son art. Le vin est insolamment jeune. La structure est si énorme que l'on frise le déséquilibre, mais c'est si bon!

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COTE ROTIE LA TURQUE GUIGAL
Situé à cheval sur la Côte Blonde et la Côte Brune, La Turque est considérée comme une synthèse des deux autres vedettes. C'est une Syrah complétée d'environ 7% de Viognier. Dernier-né des trois, c'est aussi un monopole de Guigal.

Novembre 1994: COTE ROTIE LA TURQUE GUIGAL 1988 (****)
Mars 1997: COTE ROTIE LA TURQUE GUIGAL 1986 (*****)
Nez de fruit très mûr, élégant. Le vin est onctueux de par une matière de base très riche, la concentration est énorme, mais la finesse est là. Le terroir, ainsi qu'un rendement faible, ont donné un vin si beau que le cépage passe à l'arrière-plan.
Novembre 2004: COTE ROTIE LA TURQUE GUIGAL 1989 (*****)
Il y a quelques années, ce cru me fut présenté à l'aveugle. Je l'ai confondu avec un Bourgogne! C'est dire l'élégance de cette Syrah! Cette fois-ci, l'étiquette m'était présentée. Je reste sur la même idée: c'est un vin vraiment extraordinaire au niveau de la finesse. Bien entendu, la structure et le fruit parfait de la récolte en font un vin imposant, mais pas envahissant. Superbe maintenant, sans craindre le futur.
Décembre 2001: COTE ROTIE LA TURQUE GUIGAL 1993 (****)

Octobre et novembre 2007: COTE ROTIE LA TURQUE GUIGAL 1996 (*****)
Couleur très sombre. Nez dans l'élégance, sur les fruits noirs (cerise) très développés. Assez sensuel et plus marqué par la valeur de la récolte et du terroir que par le cépage. Vin concentré en même temps qu'élégant, très charnu et long. Sur toute la longueur de bouche, il reste fondu et agréable. La très longue persistance est toujours dense. Très grand vin.
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Mai 2009: CÔTE RÔTIE HOMMAGE A ETIENNE GUIGAL 1989 (***)
Au nez, on se croirait en Bourgogne, tant c'est élégant et fruité. La bouche est cependant assez simple. Bien qu'agréable et équilibré, il semble que ce vin est dépourvu de la force et du caractère des Mouline ou Turque du même millésime.
(cette cuvée résulte d'un assemblage de deux parcelles : la Côte Brune "La Pommière", première vigne travaillée par Etienne Guigal à l'âge de 14 ans, et « La Viria », nouvelle plantation qui jouxte la Landonne. Rarissime, elle n'a jusqu'à présent été produite qu'à trois reprises : en 1989, année qui a suivi le décès d'Etienne Guigal; en 1990, cette cuvée a été servie à l'occasion de la remise de la Légion d'Honneur à Marcel Guigal; et en 2005, pour célébrer le 10e anniversaire de la création de la cuvée Côte-Rôtie Château d'Ampuis. Produite uniquement en magnum et non commercialisée, cette cuvée a été élevée en fûts neufs pendant 30 mois)
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Je n'ai pas pris de notes sur les COTE ROTIE de JEAN-MICHEL GERIN, mais ses vins LES GRANDES PLACES et LA LANDONNE sont vraiment dans les hauts de gamme de l'appellation (***) à (****).

Octobre 2007: LA LANDONNE GERIN 2004 (***)
Vin de belle concentration et bien fait. Superbe équilibre. Certainement encore trop jeune.
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CONDRIEU COTEAU DE VERNON VERNAY
J'en ai peu bu, mais suffisamment pour me rendre compte de la qualité générale de la maison.
Les vins sont équilibrés et complexes. Le Viognier s'exprime sans exubérance avec des notes florales, un fruit velouté et un caractère trempé mais bien civilisé.
Le CONDRIEU COTEAU DE VERNON VERNAY 2001 (***) bu en 2004 était particulièrement élégant.
Le CONDRIEU COTEAU DE VERNON VERNAY 1996 (***) bu en 1999 était encore bien jeune.
Le CONDRIEU COTEAU DE VERNON VERNAY 1993 (***) bu en 1996 était bien fait mais trop jeune.
Le CONDRIEU COTEAU DE VERNON VERNAY 1986 (****) bu à dix ans d'âge imposait plus largement ses excellentes prétentions. J'apprécie beaucoup ce vin.
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Dans les années 1980 - 1985, j'ai eu l'occasion de déguster le seul vin connu de cette région à cette époque: le CHATEAU GRILLET qui exitait la curiosité des amateurs à cause de sa rareté. Les millésimes 1979 et 1990 m'ont semblé assez rustiques de caractère et très spéciaux. Je ne saurais dire quelle note j'aurais pu leur attribuer. D'autres millésimes furent dégustés par la suite. Mais je ne fus pas spécialement marqué. Je ne connais pas les années récentes.

Avril 2009: CHÂTEAU GRILLET 1986 (****)
Nez d'abricot secs et de pêche blanche. Les arômes tertiaires commencent à apparaître. Le vin est pourvu d'une très belle structure avec beaucoup de caractère. Très long.
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Novembre 2004: ERMITAGE L'ERMITE 1996 CHAPOUTIER (****)
Vin issu de vieilles vignes de 80 ans situées au sommet de la colline de l'hermitage, au lieu-dit "l'Ermite". L'élevage dure de 14 à 18 mois dans des fûts de chêne neufs. 1996 est le premier millésime produit.
J'ai trouvé ce vin somptueux. On y trouve une grande pureté alliée à une personnalité marquée. L'âge de la vigne est peut-être le facteur qui contribue le plus a la magnifique élégance de cette Syrah. La structure est remarquable et n'envahit cependant pas le palais de manière lourde.

Octobre 2007: HERMITAGE 1989 CHAPOUTIER (**)
Nez de fruits très mûrs jusqu'à être compotés. Un peu d'oxydation et de phénols. Note de cacao et de café. Vin riche et rustique, très nature. La finale est marquée par une acidité mordante. Peut-être pas une grande bouteille.
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HERMITAGE LA CHAPELLE JABOULET
Le vin emblématique de Jaboulet est l'Hermitage "la Chapelle". Ce nom est tout simplement lié à la petite chapelle "Saint-Christophe" surplombant son vignoble en terrasses dominant le Rhône. Jaboulet est l'unique propriétaire de ce cru depuis 1919. La Chapelle est issu de l'assemblage de diverses parcelles ou "lieux-dits" dont la superficie couvre 20,6 hectares: Bessards, Greffieux, Méal, Rocoules... La diversité de son sous-sol explique la présence de ces "lieux-dits" qui donnent sa complexité et son caractère au vin de La Chapelle.

Novembre 2004: HERMITAGE LA CHAPELLE 1996 JABOULET (****)
Vin racé et élégant. Beaucoup de structure mais équilibré. Le fruit charnu est fantastique.

Décembre 2006: HERMITAGE LA CHAPELLE 1982 JABOULET (**)
Couleur rouge assez tuilé. Le nez est exubérant et l'on y ressent une récolte gorgée de soleil. A l'attaque, le vin est un panier de fruits suaves et plaisants au possible. On y trouve du cassis et de la réglisse. L'évolution révèle des tannins un peu rustiques. La persistance, un peu courte, est malheureusement moins enthousiasmante que l'attaque: une légère amertume assèche le palais.

Décembre 2003: HERMITAGE LA CHAPELLE 1961 JABOULET (*****)
Couleur rouge-rubis limpide. Nez encore un peu fermé. Cendre froide, chocolat noir, fruits très mûrs.... Tout est puissant en restant élégant. Le vin est extrêmement concentré et velouté. Issue d'un millésime vraiment exceptionnel, la syrah de ce cru et de cette époque s'exprime sur des notes si civilisées et si fines que l'on ne reconnaît pas le cépage. Ce vin d'anthologie n'a pas encore atteint sa plénitude. Il confirme tout le bien qu'en disent les rares bienheureux qui ont pu en déguster.

Octobre 2006: MAGNUM HERMITAGE LA CHAPELLE 1961 JABOULET (*****)
Une cinquantaine de magnums du millésime 1961 ont été produits. Aucun ne fut jamais mis sur le commerce. Il s'agit donc d'une première mondiale puisque c'est le premier magnum ouvert depuis cette date.
Couleur rouge dense légèrement tuilé. Le développement des arômes est monumental. Le type du cépage, bien que perceptible, est relégué au second plan par la qualité exceptionnelle de la récolte et par le terroir. On y ressent des fruits noirs comme la myrtille ou le cassis. Les notes "terreuses-minérales" sont celles que l'on ne retrouve que sur les meilleurs crus. Le vin est élégant et généreux. La richesse et la structure développent un volume de bouche impressionnant. Mais cette puissance ne rend pas le vin lourd. Le fruit est dense et charnu comme à mâcher. Fruits, glycérol, tannins, ...toutes les composantes se marient parfaitement à l'heure actuelle pour donner un vrai vin de plaisir qui tiendra encore longtemps. Toutes les notes élogieuses qui lui ont été attribuées depuis de nombreuses années par les rares chanceux qui en on bu sont largement méritées.

Mars 2004: HERMITAGE 1937 JABOULET (****)
Quelle force dans ce vin! Sa couleur noire était déjà impressionnante. Le fruit était bien mûr mais encore soutenu par une superbe acidité. Un énorme gras enveloppait harmonieusement les tannins, mais ne diminuait heureusement pas le grand caractère marqué de l'époque.

Mai 2007: HERMITAGE LA CHAPELLE 1949 JABOULET (*****)
Couleur rouge-clair (inhabituel pour une Syrah). Nez de finesse et d'élégance. On y trouve un fruit rouge (fraise) d'une jeunesse extraordinaire. Le vin est rond et suave. Son fruit est charnu et vif en même temps. L'acidité finale vivifiante imprime une note joyeuse à cet ensemble charmeur au possible. L'extraction n'est pas celle que l'on retrouve sur les Syrah actuelles, mais le raffinement et l'équilibre des composantes compensent largement. Un moment de bonheur.

Novembre 2007 et mars 2008: HERMITAGE LA CHAPELLE 1978 JABOULET (*****)
Le nez exprime la récolte parfaite. Grande nature très dense et comple: fruits noirs, cassis, confiture de sureau, cuir noble... Vin monumental avec un gras énorme et des tannins exceptionnnels. Persistance gustative et aromatique extrêmement longue et dense. Vin encore trop jeune. Un monstre fantastique.

Février 2009: HERMITAGE LA CHAPELLE 1978 JABOULET (*****)
Dans les millésimes exceptionnels comme le 1978, la Syrah peut être impressionnante de structure et de finesse. Les arômes sont développés à l'extrême. Le fruit noir très mûr (myrtille) est accompagné par des notes de terre fine, de fleurs de montagne et de bois de sental. Le vin envahit littéralement le palais,... pour son plus grand plaisir! La puissance ne nuit pas à son équilibre. Plus on l'attend, plus il s'exprime largement. Il est cependant loin d'être à son stade optimal.

Avril 2008: HERMITAGE LA CHAPELLE 1996 JABOULET (***)
Couleur très foncée. Nez assez élégant, sur le cassis ou le sureau bien mûr, avec des notes poivrées. Le vin est très corsé et riche. En ce moment, ce sont ses qualités athlétiques qui dominent. Il est bien entendu assuré d'un bel avenir.

Mai 2008: HERMITAGE BLANC CHEVALIER DE STERIMBERG 1997 JABOULET (***)
Marsanne structurée et corsée avec du caractère. Ce cépage produit des vins principalement appréciés par des amateurs de vins à forte personnalité.

Juin 2009: HERMITAGE LA CHAPELLE 1978 JABOULET (*****)
Un extraordinaire jus concentré et voluptueux. Tout est dense mais sans lourdeur. La longueur est impressionnante. C'est la première bouteille de Chapelle 1978 qui se montre un peu ouverte.

Août 2010: HERMITAGE LA CHAPELLE 1978 JABOULET (*****)
C'est un vin phénoménal de puissance. Le développement des composantes est impressionnant. Les fruits noirs sont accompagnés par des notes de tabac et des épices de toutes sortes. La bouche reste longtemps marquée par ce déferlement de vagues fruitées. Cette bouteille semblait un peu plus ouvertes que d'autres bues précédemment, mais on est encore loin du maximum.

Octobre 2010: HERMITAGE LA CHAPELLE 1995 JABOULET (****)
Le style du cru est parfait. A attendre.

Octobre 2010: HERMITAGE LA CHAPELLE 1985 JABOULET (****)
C'est un grand vin, mais je n'ai pas réussi à m'entousiasmer au maximum.

Décembre 2010: HERMITAGE LA CHAPELLE 1998 JABOULET (****)
Bu après un Ausone 1953, ce vin certainement parfait et très structuré, semblait malheureusement d'une trop grande jeunesse pour pouvoir affirmer toutes ses grandes qualités.

Mars 2011: HERMITAGE LA CHAPELLE 2004 JABOULET (***)
Le remarquable style de ce grandiose cru se retrouve bien, malgré le handicap d'un millésime difficile. Elégance et personnalité.

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Septembre 2007: HERMITAGE CHAVE 1990 (*****)
Nez puissant mais sans lourdeur, terre noire remuée, fruits noirs sur le cassis. Elégance et force. Vin suave mais pas doux. Sa structure est fantastique. Il a beaucoup de caractère mais sa finesse prouve le grand terroir et sa persistance prouve le grand vin. Le futur est son allié.

Octobre 2007
HERMITAGE CHAVE 1990
(*****)
Couleur rouge-rubis dense. Au nez, grandes race et caractère avec beaucoup de complexité. S'ouvre magnifiquement sur les fruits rouges purs et une grande minéralité. Vin très équilibré. Toutes les composantes s'imbriquent les unes les autres avec bonheur. Les tannins sont encore bien présents. Le fruit dense et vif est agrémenté en finale par des notes de fourrure. Vin de caractère fort.
HERMITAGE CHAVE 1985
(*****)
Une nature fantastique au nez. Superbe fruit fin et racé. Récolte parfaite issue d'un grand terroir et d'un grand millésime. Vin concentré mais équilibré avec un fruit charnu et frais encore. Très long. Un vin de haute personnalité avec de l'avenir.

Novembre 2010: HERMITAGE CUVEE CATELAIN CHAVE 1998 (****)
Bien entendu, ce vin atteint la note maximale chez beaucoup de grands dégustateurs! Il est puissant, corsé, pur et "parfait". Personnellement, je ne peux m'empêcher de penser qu'il est trop "construit". C'est un peu un monument "sans âme". Certainement à attendre encore longtemps.
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Juin 2008: HERMITAGE ROUGE 1947CH. PARISOT (**)
Nez de ménagerie, assez rustique et marqué par l'âge (caille de poule). Le vin est assez strict dans l'ensemble. Acidité marquée en finale.
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Octobre 2009: CROZES-HERMITAGE CHAPOUTIER 1976 (****)
Une bouteille méconnue. Les arômes sont tout en dentelle et en finesse malgré une certaine opulence: on se croirait en Bourgogne. On retrouve des fruits rouges et des notes de tabac et d'humus. Le vin est charnu au possible. Il a parfaitement supporté les années grâce à sa forte structure.
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Janvier 2000: CORNAS 1997 THIERRY ALLEMAND (****)
Thierry Allemand est l'un des artisans qui a su redorer l'appellation Cornas. Ses "vins noirs" sont des "anti standards-boisés" qu'il veut dignes du terroir extraordinaire des Cornas de pentes abruptes.
Ce 1997 est réellement un vin de caractère, sec et vigoureux. Tout un style!
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Janvier 2000: CORNAS VIEILLES VIGNES 1996 DOMAINE VOGE (***)
Alain Voge est l'un des pioniers de la reconstruction de l'appellation. Son 1996 est un beau classique pas trop extrait.
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Décembre 2006: CHATEAU DE BEAUCASTEL HOMMAGE A JACQUES PERRIN 2001 (***)
Vin très construit et complexe. Superbe race. A attendre.
Beaucastel est le seul Châteauneuf-du-Pape dans lequel le Grenache n'est pas dominant.
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Mars 1993: CHATEAU RAYAS BLANC 1989 (***) solide et riche.

Octobre 1993: CHATEAU RAYAS 1976 (***) vraiment très mûr.
Mai 1997: CHATEAU RAYAS 1989 (****)

Novembre 2004: CHATEAU RAYAS 1995 (****)
Quel caractère! A ne pas mettre dans tous les palais! Il faut y être préparé et ne pas être déformé par la standardisation qui remplit les revues de vins parfaitement travaillés, ciselés, bichonnés, concentrés, guidés... par des oenologues-vedettes. On doit aimer des produits qui expriment un terroir et la volonté du producteur de s'effacer devant la matière première parce qu'elle est justement de première qualité.

Septembre 2007: CHÂTEAU RAYAS 1995 (****)
Une grande nature au nez. Tout est développé à l'extrême, en puissance mais avec beaucoup de sensualité. Arômes sur les fruits noirs et la terre: on se croirait le nez juste au-dessus du sol de la vigne! Le vin est charnu et riche au point de donner une sensation quasi sucrée. Grand vin monumental avec beaucoup d'avenir, pour les vrais épicuriens.

Octobre 2007
CHÂTEAU RAYAS 1995 (****)
Arômes denses. Fruits rouges très ensoleillés, touche orangée, fourrure, terre noire. Grandes personnalité et terroir. Vin corsé, racé, puissant. Le fruit est très mûr et rond, mais la finale est vive. La longueur est fantastique. Très grand vin avec un bel avenir.
CHATEAU RAYAS 1985 (****)
Couleur rouge-rubis encore très jeune.
Nez élégant, très ample. Superbe touche de bois noble et de cuir avec des fruits rouges denses. Le vieillissement est positif. Le vin est volumineux et complexe. On y retrouve un fruit concentré mêlé à des épices avec une grande acidité finale. Vin très long et puissant: l'alcool est à la limite avant de trop s'imposer.

Novembre 2007: CHÂTEAU RAYAS 1989 (*****)
Une nature exubérante au nez. Très ample et volumineux avec des fruits très mûrs sur le pruneau et le nougat. En bouche, vin baroque avec une douceur qui procure un plaisir sensuel. Superbe acicité finale. La richesse est compensée par la structure des composantes. Longueur exceptionnelle.
Cette pure Grenache a déjà donné beaucoup de millésime qui ont fait couler de l'encre!
Le domaine ultra-traditionnel est une des plus chères étoiles du firmament des Châteauneuf-du-Pape.

Juin 2010: CHÂTEAU RAYAS 2000 (****)
Les arômes de fruits surmûrs et joyeux jaillissent sans retenue du verre pour notre plus grand plaisir. Ce n'est peut-être pas très orthodoxe, mais que c'est vivant. Le vin est une pure rondeur sensuelle. Etonnamment, l'acidité très élevée donne tout le tonus qui pourrait manquer à une si voluptueuse chair. Un vin d'hédonisme pur.

Juillet 2010: CHÂTEAU RAYAS 1996 (****)
Une grande nature généreuse et vivante. Grande structure et élégance. A attendre.

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Septembre 2006
LA PLUME DU PEINTRE 2003 DOMAINE LA MORDOREE (****)
1/3 pour chaque cépage: Grenache, Syrah, Mourvèdre d'un rendement extrêmement faible pour obtenir ce vin extraordinairement concentré et riche.
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Avril 2008: CHATEAUNEUF-DU-PAPE 2000 CLOS DE L'ORATOIRE (***)
Nez de fruits gorgés de soleil, avec une touche de cuir. Vin très corpulent quasi doux à l'attaque. La finale est marquée par la chaleur de l'alcool.
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Juin 2008: CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE 1949 PIERRE NESME (****)
Nez de fruits rouges gorgés de soleil lors de la récolte. Beaucoup d'ampleur et d'élégance. Note de bois de sental. Vin charnu et corsé. Les tannins sont forts mais bien enrobés. La finale est toujours fruitée et marquée par une acidité citronnée. Pas encore sur la pente descendante.
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Juillet 2008: CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE 1949 ROYE-LABAUME (****)
Un vin fort et corsé, avec une base solide. Fruits noirs, cuir, réglisse,... Pas charmeur, mais très attachant quand même.

Novembre 2008: CHATEAUNEUF-DU-PAPE 1945 ROYE-LABAUME (***)
Vin qui a tenu grâce à la constitution inébranlable du millésime. Il a son charme, même avec son caractère "musclé".

Octobre 2009: CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE ROYE-LABAUME 1949 (****)
Les arômes expriment une récolte extrêmement mûrs, mais pas compotée. Belle complexité: fruits noirs, tabac, cuir, épices...On n'est pas loin du Porto. La bouche est très onctueuse, même si les tannins sont corsés. Cet ensemble imposant n'a pas subi trop l'outrage du temps. (bouteille fort différente de celle bue il y a une année)
 
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Juin 2009
CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE 1949 ERNEST STRÜBIN
(****)
Beaucoup de complexité d'arômes: fruits purs, épices fines, bois noble... On sent race et noblesse. Le vin est concentré, sans lourdeur. Il a beaucoup d'équilibre. La longue persistance est marquée par une chair voluptueuse accompagnée par une fine acidité.
CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE 1947 ERNEST STRÜBIN (*****)
Le nez s'exprime tout en élégance, avec des fruits très mûrs. Notes de pruneau, de vanille et d'orange. Le vin est doux à l'attaque: c'est la volupté-même. L'acidité finale rehausse cet ensemble monumental. Un vin vivant et opulent pour les vrais hédonistes. On ressent au travers de ce vin l'année climatique 1947 très chaude, ensoleillée et très sèche.
CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE 1945 ERNEST STRÜBIN (*****)
La grande classe au nez, avec un fruit très pur et dense (cassis). L'âge est occulté. Le vin est velouté et concentré avec un équilibre exceptionnel. Le fruit reste charnu jusque dans la très longue persistance. Sa constitution impressionnante lui assure encore un bel avenir. Là aussi, le style incroyablement concentré du millésime 1945 ressort.
 
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Septembre 2011: CHÂTEAUNEUF-DU-PAPE DUQUAY FLORY 1953 (****)
Vin riche et puissant qui a tenu sans aucune défaillance. Les arômes partent sur les fruits noirs, le cuir et la terre juste remuée. Le caractère est fort. La bouche est veloutée, bien que les tannins soient encore athlétiques et forts comme "à l'époque".