CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD |
Mouton est un vin dominé par la force du Cabernet Sauvignon. Dans les grands millésimes, il faut l'attendre longtemps pour qu'il exprime toutes ses qualités. Il se caractérise plutôt par un style massif "linéaire", puissant et corsé que par la complexité et la subtilité. En cela, il est un peu à l'opposé de son cousin Lafite. Je dois reconnaître que Mouton n'est pas mon préféré des grands crus bordelais. Pour moi, il lui manque la noblesse et la distinction que l'on retrouve dans tous les autres premiers crus. Mais le célèbre 1945 rattrape tout...ou presque...(je pense à son ascension de 1973). |
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Juin 2011: CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1998 (***) Arômes encore assez "fermés". Les petits fruits noirs sont accompagnés par des notes un peu fumées et "terreuses". Le vin est assez droit et strict. La densité de bouche est moyenne: on voudrait ressentir un peu plus de chair ou de volume. On ose espérer que c'est sa trop grande jeunesse qui l'empêche de se présenter sous ses meilleurs atouts. |
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Septembre 2007: CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1997 (****) Vin de forte structure. Comme d'habitude, ce cru se présente plus sur des aspects massifs et musclés que sur la subtilité du terroir. Mais tout est bien "construit". Il est bien entendu beaucoup trop tôt pour le boire. |
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| Mai 2008: MAGNUM CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1996 (***) Très belle couleur rouge dense. Arômes déjà très développés avec de l'élégance. On devine une récolte suivie de a à z avec beaucoup de professionnalisme. Le vin est équilibré avec un boisé très propre. La finale, assez courte, est encore marquée par ses tannins de jeunesse. Le style est un peu international. |
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Juillet 2008: DOUBLE MG CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1991 (*) Il est possible que le flacon n'était pas parfait, car le vin semblait de petite base et sec-amer. Mais il est aussi possible que ce vin soit comme ça! |
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Mai 2003: CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1990 (***) |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1988 (***) Mouton 1988 n'est pas loin, au niveau de l'extraction, du 1990. Il semble peut-être un peu plus tendre. (2 bouteilles bues en 1997 et en 1999) |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1987 (***) Mouton a produit un 1987 agréable et équilibré. Les composantes sont de structure moyenne, mais le vin est tout simplement délicieux. Le fruit est bien développé et tendre. Les tannins sont discrets. (2 bouteilles bues en 1994 et en 2001) |
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Avril 2004: CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1986 (*****)
Couleur rouge-rubis dense et jeune. Au nez, c'est une masse énorme sans aucune lourdeur! La matière première est impressionnante de puissance. On y ressent beaucoup de fruits noirs bien mûrs. Le vin est spectaculaire de par la concentration des tannins et du fruit. L'équilibre est là malgré ces extrêmes rarement atteints. La noblesse et la complexité sont cependant débordées par sa constitution. Vin beaucoup trop jeune. En début de carrière, ce Mouton 1986 était bien plus massif. Avec les années, il se "civilise" et devient plus équilibré malgré la puissance peu commune dont il fait toujours preuve. Je pense que 1986 risque de se révéler avec les années encore plus grand que son petit frère de 1982. (10 bouteilles bues entre 1989 et 2004) Novembre 2008: CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1986 (*****) Couleur rouge-noir très sombre. Au nez, on est d'emblée impressionné par la puissance des arômes. On y ressent des fruits noirs bien mûrs, du cassis, de la myrtille et de la réglisse. Le vin est un "jus" fantastique. Il est très puissant mais pas brutal. Ses tannins sont grandioses mais encore peu amadoués par le temps. Grand sujet à attendre encore. Août 2009: CHÂTEAU MOUTON ROTHSCHILD 1986 (****) Vin d'une puissance extraordinaire. On y retrouve des fruits noirs très mûrs et charnus. Les tannins sont très athlétiques. Après 23 ans, il commence à s'ouvrir, mais en même temps, son côté massif demeure. Il m'a semblé que cette bouteille manquait un peu de finesse et de noblesse. Peut-être était-il confronté à trop fort pour lui lors de cette dégustation: Latour 1990. Août 2010: CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1986 (*****) Comme je les déguste depuis longtemps séparément, je ne saurais lequel je préfère de Mouton 1986 ou 1982. Mais on est de toute façon en présence de deux des plus grandes années du 20ème siècle pour ce cru. Leur futur est grand. |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1985 (***) Mouton 1985 est superbement agréable et fruité. Sa texture est fine, et ses composantes équilibrées. Il n'est pas d'une très grande structure et semble donc un millésime à boire sans trop attendre. (4 bouteilles bues entre 1990 et 1999) |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1983 (**) Une bouteille bue en 2002 présentait un vin tendre et facile. Le fruit, déjà presque trop mûr, avait de la peine à enrober ses tannins, pourtant de structure moyenne. J'espère être tombé sur une bouteille malheureusement trop évoluée. |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1982 (*****) (consensus de deux bouteilles bues en 2002 et 2006) Couleur rouge sombre un peu tuilé. Nez puissant et "droit" avec beaucoup de force. Le fruit est intense et de maturité optimale, un peu "uniforme" cependant. Arômes de baies noires et de réglisse avec beaucoup de volume. On ressent encore le taostage de la barrique. Le vin est puissant, riche et concentré. Le Cabernet Sauvignon ressort de par la fraîcheur de son acidité, le poivron rouge et les tanins très présents. La finale part sur des notes minérales et terreuses. Les composantes sont si généreuses qu'elles font penser à des vins plus "solaires". C'est un Mouton monumental, caractérisé, comme d'habitude, plus par son style viril que par la noblesse du terroir. Il est cependant plus ouvert et plus racé qu'à ses débuts. (9 bouteilles bues entre 1986 et 2006) Mai 2009: MAGNUM CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1982 (****) Ampleur extrême des arômes: fruits noirs, réglisse, cassis, iode... Le vin est volumineux et riche. Les tannins virils sont noyés dans la chair du fruit à l'attaque et durant l'évolution de bouche. Mais la finale est un peu stricte. Un vin à attendre encore. Novembre 2009: CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1982 (*****) Couleur très foncée. Arômes de fruits noirs très mûrs, sur la confiture de mûre ou de sureau. Style droit, d'une grande pureté. Le vin est charnu et concentré, sans lourdeur. Sa forte constitution ne l'empêche pas de rester équilibré. La très longue finale est marquée par l'iode et par une superbe acidité. Très grand vin en devenir. |
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Décembre 1992: CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1981 (**) Mouton 1981 se boit avec un certain plaisir, mais il manque de base pour que l'on s'enthousiasme. |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1979 (**) Vin agréable, sans grande prétention, surtout en comparaison avec quelques réussites comme Margaux. (2 bouteilles bues en 1985 et 1987) |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1976 (***) Ce Mouton est assez représentatif du millésime chaud et sec que fut 1976. Le vin est assez ample et gras. Le volume de bouche est remarquable, mais c'est une année de structure moyenne. (5 bouteilles bues entre 1982 et 1999) |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1975 (****) Mouton 1975 est très structuré. Son fort caractère peut gêner certains amateurs de vins jeunes, mais il est vraiment remarquable. Pour moi, il démontre bien ce que peut donner ce cru dans des millésimes concentrés. Son potentiel est grand encore. (6 bouteilles bues entre 1984 et 1991) Septembre 2007: CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1975 (*) Nez de fruits très mûrs, quasi "compoté". On y retrouve du pruneau confit et de la vanille. Vin dont la rondeur part sur le rancio. Evolution marquée. Finale un peu courte. Certainement pas une bouteille parfaite. Janvier 2011: CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1975 (***) Très bon vin qui commence à donner des signes de fatigue. |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1973 (**) En 2002, il était encore agréable de par son équilibre, mais on devinait que le vin était fragile et peu apte à défier les années. |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1971 (***) Je l'ai bu deux fois, en 1984 et en 1987. Il était vraiment dans la ligne générale des 1971: plein, velouté, gras, fruité, élégant et facile à apprécier dans sa jeunesse. |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1970 (****) Mouton 1970 est l'un des très bons vins du millésime. Il est fort et corsé, mais son fruit et son acidité le rendent équilibré et tonique. Il est encore très droit et ne craint pas l'avenir. (10 bouteilles bues entre 1981 et 1996) Janvier 2010: CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1970 (**) Le vin est simplement bon. J'ose croire que cette bouteille a subi une altération et qu'elle n'est pas représentative. |
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| Janvier 1993: CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1964 (*) On le sait, Mouton n'a pas récolté en période favorable et a produit un 1964 assez dilué. |
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Février 2002: CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1961 (****) Ce Mouton est excellent. Il a beaucoup de caractère. Son fruité est jeune et dense. Mais l'ensemble manque de précision et de complexité par rapport à ce que l'on attend d'un 1961. Un magnum bu en 2004 était inférieur à cette bouteille bue en 2002. Octobre 2009: CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1961 (*****) L'évolution de ce vin est parfaite. Il est très élégant et d'une ampleur sensuelle. Notes de cerise noires qui font penser à du Porto, mais sans être compoté. S'y rajoute une légère touche de "mine de crayon", comme dans certains grands vins du Rhône. Le vin est charnu et concentré. Au fruit dense se mêlent de la terre juste remuée et de l'ancre noire. Il reste très équilibré malgré une certaine puissance. Les tannins sont fortement constitués mais ils se fondent dans la chair onctueuse du fruit. Il a le potentiel pour durer encore longtemps. |
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CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1952 (****) Chaque fois bu en magnum, ce Mouton avait une remarquable tenue. Il était vraiment élégant et velouté, avec un fruit bien développé mais pas trop mûr. (bu 4 fois de 1993 à 2007) |
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Mai 2007: CHATEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1949 (****) Couleur rouge magnifique. Nez puissant avec des arômes racés et complexes. Notes fumées et réglissées. Vin fort et concentré, très riche voire massif. On y ressent bien l'alcool. Les tannins sont restés encore assez féroces. L'extraction marquée donne un vin de caractère fort plutôt qu'élégant. La longueur de bouche est tout de même impressionnante. Faut-il le carafer de nombreuses heures avant sa consommation? (une seule heure fut insuffisante) |
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Décembre 2008: CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1947 (*****) Couleur rouge sombre un peu ambré. Arômes très amples, même exubérants. On devine une récolte très mûre. Note d'humus et de cuir. Le vin est riche et gras. Gras qui perdure durant la très longue persistance. Vin aristocratique de grand caractère. Un vrai Pauillac classique. Octobre 2009: MAGNUM CHÂTEAU MOUTON-ROTHSCHILD 1947 (**) Le flacon n'était pas parfait. Le vin présentait une dose d'acidité volatile et une certaine oxydation. Il était absolument buvable cependant. Ses qualités certainement extraordinaires n'ont pu malheureusement qu'être "devinées". |
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Septembre 2003: MAGNUM MOUTON-ROTHSCHILD 1945 (*****) Couleur rouge-rubis sombre, d'une grande profondeur, jeune. Arômes d'une densité et d'une complexité exceptionnelles: fruits noirs mûrs et concentrés comme si on se trouvait devant le moût de la récolte, note fumée très fine, réglisse, banane sèche. Le tout dégage un aspect de perfection absolue. Le vin est doté d'une chair veloutée mais tonique, qui arrive tout juste à arrondir la masse tannique dantesque. La finale révèle des tannins en pleine jeunesse et un fruit vif et frais, d'une compacité unique. Quelle merveille, quel envoûtement... L'extrême du vin sans aucune lourdeur. Totalement intemporel car il est impossible de lui donner un âge. Encore en période ascendante, ahurissant! Ce vin mérite tous les éloges que la littérature lui attribue. Il faut préciser que le magnum dégusté avait toujours reposé dans une cave très fraîche. Un deuxième magnum bu en 2004 a confirmé ces impressions. |