MADEIRA, JEREZ & AUTRES
 
MADEIRA

L'île de Madère produisait du vin avec une grande réussite au 15ème siècle. Ces vins ne furent "fortifiés" à l'alcool que depuis le début du 18ème siècle, ceci pour mieux supporter les voyages.
La majorité des Madère est utilisée et connue comme vin de cuisine. Mais les Madère "Solera" (le millésime est celui du moût initial, d'autres millésimes s'y rajoutent par après) et "Vintage" (issus d'un seul millésime qui doit être exceptionnel) sont des vins extraordinaires de qualité. Pour moi, le Madeira est une sorte d'aboutissement dans la vie d'un amateur de vin car les sensations complexes et "spéciales" qu'on y ressent demandent beaucoup d'expériences pour être appréciées. Ce vin est certainement celui qui gagne le plus à être vieilli.

De manière générale, on peut dire que les différents types de Madeira portent le nom de leur cépage:
Le Sercial (Riesling?) donne le meilleur des Madère secs. Il doit avoir au moins 8 ans d'âge. On le sert comme apéritif, frais.
Le Verdelho (Verdichio d'Italie) se veut moins sec que le Sercial, mais s'en rapproche.
Le Boal (ou Bual) est plus doux que les deux précédents, mais il est assez sec pour convenir à l'apéritif, et assez suave pour accompagner un dessert.
Le Malmsey (ou Malvoisie) est souvent le favori des Madère. C'est le plus puissant, le plus généreux et le plus doux. On le sert comme un Porto Vintage, entre 14 et 16 degrés.
Le Terrantez est un cépage blanc pratiquement abandonné (entre Verdelho et Boal) qui est utilisé uniquement dans les assemblages des très grands millésimes.

Ces cinq cépages représentent le 15 % de la production. Les autres 85 % proviennent d'un cépage rouge, le Tinta Negra. Ce cépage est utilisé pour les Madeira non millésimés et jeunes (moins de 3 ans). L'étiquette de ces Madeira ne précise pas le cépage.

Huit compagnies se partagent les 4 millions de litres de production annuelle.

Un Madeira "retour des Indes" était un Madeira en tonneau embarqué sur un bateau pour les Indes et qui en était revenu ayant subi le roulis et les températures extrêmes du voyage. Cette épreuve due au hasard fut reconnue comme un plus qualitatif que l'on généralisa ensuite par l'épreuve de l'étuvage.

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Mars 2001: MADEIRA BUAL VINTAGE 1968 D'OLIVEIRA (***)
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Mai 2001: MADEIRA SERCIAL SOLERA 1860 BLANDY'S (*****) Vin sec fabuleusement complexe et dense.
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Mars 2002: MADEIRA SERCIAL VINTAGE 1950 LEACOCK'S (****)
Les arômes étaient d'une finesse, d'une concentration et d'une complexité extraordinaires. Les fruits exotiques tout en fraîcheur, alliés aux arômes tertiaires de la noix se confondaient parfaitement. La densité de bouche continuait sans faillir ce que nous laissait pressentir le nez. La longueur extrême du vin se terminait sur des notes grillées et citronnées. Un vin tonique à souhait, propre à éveiller les papilles pour le reste de la soirée.
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Avril 2002: MADEIRA BOAL CAMPANARIO 1838 (*****)
Cadeau rare et précieux. Les mots sont difficiles à reconstituer l'événement. La couleur était acajou très limpide. Les arômes étaient d'une intensité extraordinaire, exhaussés, bien entendu, par l'alcool voisin de 20%. Le nez était marqué par le nougat, la cire, les épices orientales, le bois de cèdre, le cuir vieux, les fruits secs, l'antique chambre aristocratique,... La densité énorme ne gênait en rien l'extrême finesse du tout. En bouche, même constation. L'alcool et l'acidité étaient équilibrés par une forte dose de glycérol. La concentration fabuleuse donnait une finale réellement interminable. Un moment inoubliable dans la vie d'un oenophile.
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Novembre 2002: MADEIRA TERRANTEZ 1842 (*****)
.....Un moment inoubliable suivit. En effet, la qualité et l'âge du MADEIRA TERRANTEZ 1842 nous firent entrer dans un intense moment d'émotion. La couleur ambrée et limpide faisait déjà plaisir. La densité et la complexité des arômes et des goûts de ce produit nous tapissaient le palais pour un long moment. L'acidité était phénoménale et l'acidité volatile amplifiait le tout pour envoûter uniquement les amateurs avertis....
L'étiquette indiquait uniquement: Terrantez 1842 As uvas de Terrantez / Nao as comas nem as dês / Para vinho Deus as fez.
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Août 2005: MADEIRA SERCIAL VINTAGE 1910 BARBEITO (***)
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Novembre 2006: MADEIRA BUAL VINTAGE 1966 LEACOCK'S (***)
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Juillet 2007: MADEIRA SERCIAL 1917 BARBEITO (*****)
Arômes complexes d'une densité envoûtante. Le type est parfait. Le vin est fort. Sa petite douceur est confondue avec le gras du glycérol. La très haute acidité accompagne admirablement toutes les autres composantes du début à la fin. La longueur est digne de la concentration du vin.
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Janvier 2009: MADEIRA MALVAZIA 1900 BARBEITO (*****) (mis en bts en 1995)
Fantastiques odeurs typées et pratiquement violentes. Le plus étonnant, c'est qu'il y a une grande finesse alors que l'ensemble est colossal. Herbes aromatiques, mirabelle, cire de parquet.... Le vin a une douceur généreuse et une amertume de soutien en finale. La longueur est extrême. Force et caractère.

Mars 2009: MADEIRA MALVAZIA 1900 BARBEITO (*****) (mis en bts en 1995)
J'ai bu ce même fantastique vin il y a deux mois. Il m'a encore plus marqué car la bouteille était ouverte depuis la veille. Les qualités avaient eu le temps de se développer encore plus densément et plus harmonieusement. L'alcool élevé (19,5%) ne se ressent absolument pas: il ne fait que d'amplifier les composantes gustatives et aromatiques.
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Mars 2009: MADEIRA 1846 CAMPANARIO BLANDY'S (***)
Au départ, les arômes fruités font penser à du Porto. Puis, le rancio du Madeira ressort avec netteté. Ce style est vraiment fameux. La bouche est aussi très typée. La rondeur est celle qu'il faut pour équilibrer l'alcool et l'acidité. Par contre, l'incroyable fraîcheur et la densité de bouche simplement moyenne font douter de l'âge du vin. Il n'est pas indiqué s'il s'agit d'un Vintage ou d'une Solera.
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Avril 2009 : MADEIRA BUAL VINTAGE 1966 LEACOCK'S (****)
Les arômes typiques de cire ressortent très bien. L'acidité volatile est bien "contenue". L'alcool, la douceur et l'acidité se marient parfaitement. C'est un vrai exemple de ce style de vin.
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Avril 2009: MADEIRA BOAL VINTAGE 1900 MANUEL DE SOUSA (*****)
Un très grand Madeira, tout en force mais équilibré. Les arômes et goûts sont si denses qu'on s'approche d'une certaine violence à laquelle il faut s'habituer. La complexité est incroyable. La longueur est interminable.
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Mai 2010: MADEIRA TERRANTES BARBEITO 1795 (****) (mis en bouteille en 2001)
Un grand Madeira avec toute l'intensité de ce style de vin. L'alcool est quand même très présent.
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Octobre 2010: MADEIRA SERCIAL VINTAGE LEACOCK'S 1950 (*****)
Vin au-dessus du lot. Ce Sercial possède richesse, complexité, force et élégance. L'alcool est parfaitement intégré. La petite douceur se confond avec un gras onctueux qui compense la superbe acidité. La longueur est interminable.
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Décembre 2010 et janvier 2011: MADEIRA VERDELHO BLANDY'S 1900 (*****)
Très grand produit. La petite douceur est un "enrobage" parfait pour l'acidité, la concentration et la force de l'alcool. Un Madeira exceptionnel à tous points de vue.

Septembre 2011: MADEIRA VERDELHO BLANDY'S 1900 (*****)
Une sorte d'apothéose après une lignée déjà impressionnante de très grands sujets. Concentration extrême, douceur chaleureuse, acidité affolante... Sa persistance indique sa grandeur. (même commentaire sur une autre bouteille bue en octobre 2011)

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JEREZ

Le Jerez, encore appelé de nos jours Xérès en français et Sherry en anglais, est originaire de l'Andalousie. C'est un vin renforcé à l'alcool qui atteint de 15 à 20% volume d'alcool selon les catégories: Fino (qui s'appelle Manzanilla s'il provient de Sanlucar du Barrameda vers la mer) - Amontillado - Oloroso - Palo Cortado - Cream (seule catégorie de vin doux). Il est très difficile de bien faire la différence entre les catégories Amontillado, Oloroso et Palo Cortado, même pour un amateur habitué.
Le cépage principal pour les secs est le Palomino et le Pedro Ximenez pour les vins doux.
La méthode d'élevage appelée "Solera" est la plus utilisée pour l'élevage dans des futs d'environ 500 litres.
Je renvoie le lecteur à d'autres sources pour mieux se familiariser avec les particularités des catégories et du système d'élevage.
Il faut savoir que certains Jerez ont bénéficié parfois d'un élevage de plus de 200 ans en futs.
Dire que le millésime d'une Solera est l'année de récolte du premier vin n'est pas suffisant: cette récolte est considérée comme suffisamment exceptionnelle pour "éduquer" tous les autres millésimes qui suivront en leur donnant son caractère.
Mon expérience dans le domaine des vins de Jerez est très insuffisante, mais ma curiosité est très éveillée....

Dans les Jerez de la catégorie Fino (que l'on déguste en guise d'apéritif car le plus "léger"), l'Inocente de Valdespino est celui que je préfère.
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Juillet 1999: JEREZ PALO CORTADO SPECIAL DOMECK (****)
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Juillet 1999: JEREZ AMONTILLADO R. BENITEZ (***)
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Mai 2004

JEREZ NELSON SOLERA 1805 (***)
Couleur ambrée. Au nez: vieux cuir, cire de parquet, amande grillée, "vieille chambre", feu de l'alcool, beaucoup d'acidité volatile. Densité extraordinaire en bouche. Le gras compense péniblement l'alcool, l'acidité volatile et l'amertume boisée. La longueur est extrême. La finale présente des aspects de nougat et d'ananas frais. Un concentré en tout. Très difficile d'accès car les papilles sont littéralement "attaquées".
JEREZ NAPOLEON SOLERA 1769 (****)
Couleur ambre foncé. Arômes complexes et denses tirant sur le Madeira Sercial. Nougat, chocolat fin, vieux Cognac, bois noble: cèdre ou santal. Superbe volatil qui amplifie les arômes. En bouche: concentration extrême avec un gras présent jusqu'à la fin de la persistance gustative et arômatique. Pas d'amertume. L'alcool est élevé mais la structure est si immense qu'elle compense. Une force absolue.
JEREZ IMPERIAL SOLERA 1811 (**)
Couleur ambre foncé. Au nez: vanille, Cognac, vieux bois, cire, feu de l'alcool. Un peu d'ammoniac. Strict et sec en bouche. Le style du Jerez ressort bien, mais avec une moins grande complexité que les précédents. Le vin est excellent. Les palais moins habitués acceptent mieux ce Jerez car il est moins puissant que les deux précédents.

Ces trois Jerez étaient fantastiques de force et de caractère, mais peu aptes à amadouer les palais délicats et non habitués. Même si l'âge les avait rendu si formidablement denses, je pense qu'ils étaient plus inoubliables de par les années dont ils étaient issus que de par une supériorité sur des millésimes plus jeunes.

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Novembre 2006: JEREZ PALO CORTADO RARE 40 ANS OSBORNE (***)
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Décembre 2007: JEREZ OLOROSO VIEJO DULCE SOLERA 1842 VALDESPINO (****)
Vin de force,....explosif. L'alcool est relevé, mais la structure compense. Grande complexité. La bouteille fut terminée avec délectation à cinq à la fin d'un repas: c'est dire le plaisir procuré.

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MUSCATEL DO SETUBAL
Novembre 2009: MUSCATEL DO SETUBAL 25 ANS (mis en bt en 1973) JOSE M. FONSECA (*****)
Je savais bien que les Muscatel do Setubal étaient parmi les meilleurs dans le genre. Celui-ci s'est montré extraordinaire. Une révélation de finesse et de densité. Les arômes ne font pas nécessairement penser à du Muscat. On part plutôt sur le plus fin des Madeira Sercial. La douceur est juste là pour équilibrer l'acidité affolante pour le palais. Le rancio typique des Madeira est fantastique.
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AUTRES "PRODUITS" SPECIAUX
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CHARTREUSE
Je ne connais que très peu ces produits fantastiques. Il existe des Chartreuses Vertes et des Chartreuses Jaunes. Les vertes sont plus renommées, mais les goûts sont partagés. Les anciennes Chartreuses "Taragone" sont les plus prestigieuses et les meilleures, mais comment en trouver aujourd'hui? J'en ai goûté assez peu au total.
Je retiens (juin 2005) une fameuse CHARTREUSE JAUNE TARRAGONE 1943 très fine mais avec beaucoup de densité et de complexité

Juillet 2009: CHARTREUSE VERTE TARRAGONE 1951-1959 (*****)
C'est une chance peu commune que de pouvoir déguster une "Taragone". Celle-ci est merveilleuse de complexité, de force et d'équilibre. Les arômes partent sur le fenouil frais, le safran, la réglisse et toutes sortes d'épices orientales. La bouche est marquée par une douceur qui, grâce à l'alcool et son glycérol, enrobe toutes les différentes flaveurs à la perfection. La longueur est interminable. Tout est si fort et puissant que l'on frôle la violence, mais c'est très excitant!

Octobre 2010

CHARTREUSE BLANCHE "UNE TARRAGONE" 1921-1929 (*****)
Une Sainte Liqueur! Quelle complexité et quelle force! Tout est démesuré mais tellement parfait et concentré! La douceur du breuvage miraculeux amplifie l'infinie quantité de flaveurs que déploient les 130 plantes différentes qui ont créé cette symphonie exceptionnelle.
CHARTREUSE JAUNE "VOIRON" 1951-1959 (*****)
Les arômes sont infiniment complexes et changeants. On passe par beaucoup d'épices et de fleurs. C'est un vrai bazarre, mais tellement enrichissant. La bouche est évidemment monumentale et somptueuse. La longueur est interminable.

Décembre 2010
CHARTREUSE VERTE "UNE TARRAGONE" 1921-1929 (*****)
Peut-on imaginer qu'une telle force soit si aimable au palais? La complexité est aussi extrême que la longueur. Le palais semble se subordonner avec délectation à ce fracassant déferlement....

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Septembre 2011: BENEDICTINE DOM (*****)
Une ancienne bouteille, certainement plus de 50 ou 60 ans, retrouvée emballée par une sorte de papier très fin, comme à son origine. Cette liqueur à base de 27 plantes est extrêmement complexe et dense. La douceur est heureusement équilibrée par un alcool élevé. Je pense que, sans être aussi grandiose et fine que les grandes chartreuses, cette bénédictine est vraiment un sujet extraordinaire.
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RHUM
Je ne bois pas d'alcool fort et je ne cherche pas à me spécialiser sur les Cognac, Armagnac et autres Whisky. Par contre, je peux affirmer que les très vieux Rhum que j'ai eu le plaisir de déguster m'ont fortement marqué.

Mai 2001: VIEUX RHUM SAINT-JAMES 1885 (*****)
Bu chez le grand cuisinier Rochat. Ce fut une apothéose. La puissance et l'alcool ne nous ont pas gêné, car tout était équilibré par la densité de l'ensemble.

Décembre 2003: RHUM ROUGE 1859 (***)
Couleur acajou du plus bel effet. Au nez: caractère imposant, la puissance jusqu'à la violence. L'alcool et la densité incroyables du produit laissent la bouche imprégnée durant plusieurs minutes par des notes flamboyantes aux arômes d'orange, de vanille et de caramel brûlé. Si on aime la force absolue, on est servi!


Décembre 1997: RHUM TRES VIEUX RETOUR DES INDES 1790 (****)
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CREME

Mai 2004: CREME CREOLE DE LA VEUVE AMPHOUX MARTINIQUE (FORT-ROYAL) 1805 (**)
(liqueur douce à base d'herbes aromatiques)
Parfum de Chartreuse fine et élégante. Girofle, épices fines. Douceur très agréable. Tire sur la banane en fin de bouche. L'alcool est élevé, mais tout est bien équilibré.
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VIN D'ALICANTE

Décembre 2006: VIN D'ALICANTE CIRCA 1825 (*****)
Couleur or ambré tirant sur le rouge. Nez marqué de vieux Madeira avec beaucoup d'amplitude. Notes de caramel et d'orange flambée. L'acidité volatile très positive renforce les arômes de manière monumentale. Le dégagement olfactif, assez impétueux au départ, devient plus complexe et plus "civilisé" après un bon moment d'ouverture. En bouche, on retrouve le gras et la douceur d'un vieux Bual, ainsi que l'alcool élevé qui devient pratiquement violent en finale. Etonnamment, l'équilibre des composantes est remarquable. On dirait que la puissance de l'alcool contribue plutôt à renforcer les goûts. La subtile douceur amadoue le caractère fort de ce grand vin. A l'instar de l'Apostelwein 1727, on découvre dans ce vin ancien des aspects assez peu connus et difficilement comparables aux vins que l'on déguste habituellement.
On ne connaît pas le ou les cépages de ce vin, ni la méthode de vinification.
Ce sont principalement les recherches sur le flacon d'origine qui ont permis de déterminer au plus près le millésime 1825.
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VIN DE CHYPRE

Septembre 2000: VIN DE CHYPRE FERRE 1845 (****)
Superbe douceur sur le caramel et le sucre brûlé. Belle densité et équilibre remarquable.

Juin 2010: VIN DE CHYPRE 1841 (****)
Les arômes font fortement penser à un Madeira ancien. On y sent toutes sortes d'épices accompagnées par des notes d'encaustique et de caramel. Une touche d'acétone s'y mêle. La force qui s'en dégage est monumentale. Le vin est concentré au possible. L'alcool très élevé renforce les goûts et les arômes. Il est heureusement "arrondi" par un énorme glycérol qui semble aussi remplacer le sucre pressenti à l'olfaction. L'interminable finale est résolument poivrée.
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MALAGA

Septembre 1997: MALAGA SAN MARTIN SOLERA 1780 (****)
 
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SIRACUSA

Décembre 2009: SIRACUSA G. BONANNO 1850 (*****)
Couleur ambrée, très sombre. Arômes fins et très développés de caramel et d'orange amère. L'acidité volatile est parfaite, car elle ne fait que de renforcer arômes et goûts. On devine le cépage Muscat par une légère touche aromatique accompagnée par de la feuille de menthe fraîche. L'acidité est affolante. Elle "excite" le palais, mais une angélique douceur de sucre candi l'enrobe avec une grande sensualité. La finale, d'une longueur exceptionnelle, est marquée par de la feuille de menthe, de l'écorce d'orange et de fines herbes aromatiques.

(ce Siracusa 1850, vin de haute renommée à son époque et devenu quasi introuvable, est l'une des plus grandes fiertés des très rares collectionneurs au monde à en posséder une bouteille)

Le Moscato di Siracusa, d'après l'historien et oenologue Saverio Landolina Nava (1743-1814), pourrait être identifié à l'antique 'Pollio' de Syracuse, provenant du raisin 'Biblia' (des monts 'Biblini', en Thrace) qui fut implanté dans ce terroir par Pollis, mythique tyran de la cité. S'il en était ainsi, ses origines dateraient des VIII-VIIèmes siècles av. J.-C., et le Moscato di Siracusa pourrait être considéré comme le plus vieux vin d'Italie. Aujourd'hui, bien qu'en quantités réduites, ce vin est produit dans le territoire de la commune de Syracuse avec des raisins de Moscato Bianco soumis à un léger passerillage.