CHÂTEAU D'YQUEM
 
Dernière mise à jour: septembre 2016
 
Yquem est resté de 1593 à 1997 aux mains d'une seule et même famille.
Apothéose du goût, Yquem c'est la qualité à tout prix. Exemple frappant, une série inégalée de millésimes non mis en bouteilles sous l'étiquette miraculeuse:
1910, 15, 30, 51, 52, 64, 72, 74 et 92.
Au domaine, on passe 5 à 6 fois en moyenne dans les vignes pour lever uniquement les raisins rôtis par le botrytis cinerea (cela peut aller jusqu'à onze tries!) et la récolte s'étale sur environ 45 jours.
Il possède une étendue de vie dépassant nettement le siècle dans les grands millésimes.
L'une de ses plus belles qualités: il n'est jamais lourd et devient un nectar envoûtant lorsqu'il prend de l'âge.
Mes plus grands Yquem sont: 1811, 1847, 1861, 1869, 1945, 1921, 1899, 1949, 1947, 1937, 1967, 1975, 1929, 1893, 1901....
 
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Juin 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 2007 (****)
Millésime riche et très liquoreux, à attendre.
 
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Juin 2016
CHATEAU D'YQUEM 2005
(*****)
Au nez, on ressent un superbe botrytis avec beaucoup de pureté, de densité et de noblesse. Le vin est harmonieux et concentré, sans lourdeur. La persistance est marquante. On est sur un grand millésime encore bien jeune.
 
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Mai 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 2003 (*****)
Arômes marqués par le botrytis, avec de la race et de la pureté. La densité est assez remarquable. Vin harmonieux, sans défaut, mais aussi avec beaucoup de qualités. L'acidité le rend vivant et frais. Un grand sujet en gestion.
 
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Novembre 2011
CHÂTEAU D'YQUEM 2001 (*****)
Arômes très purs de fruits confits: abricot, ananas, mirabelle,... Le "rôti" du botrytis ressort parfaitement. Une touche d'acétone indique sa trop grande jeunesse. Le vin est équilibré et frais. Déguster un si grand Yquem seulement dix ans après sa naissance n'est vraiment pas raisonnable. Les notes du chef d'oeuvre existent mais le temps n'a pas encore composé la symphonie.
 
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Octobre 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1999 (****)
Un Yquem équilibré tout en étant assez riche. L'élevage n'est pas du tout marqué. Les fruits confits dominent au nez et en bouche. La finale est bien vive et fraîche. Le vin est agréable en ce moment, mais on devine bien qu'il ne développe qu'une petite partie des ses capacités pour l'instant.

Juin 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1999 (****)
Couleur jaune dense. Nez très confit qui dénote une haute maturité de récolte. On y retrouve de la confiture de reine-claude et d'abricot. Une petite touche d'acétone et d'acidité volatile se ressent, mais cela est dû à la trop grande jeunesse du sujet. Le vin est gras, rond et riche. L'alcool est bien présent. C'est certainement un grand Yquem, mais ses composantes ont besoin de quelques décennies pour se développer harmonieusement.

Novembre 2011
CHÂTEAU D'YQUEM 1999 (****)
Vin plutôt équilibré et délicat que riche et puissant. A attendre bien entendu.

Mai 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 1999 (***)
Nez complexe sur les confits: mangue, banane, figue, date... Le vin est rond, riche et velouté. Sa richesse alcoolique le déséquilibre un peu en finale.
 
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Mai 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 1998 (*****)
Nez de plein botrytis avec de la rhubarbe et de l'ananas. Une touche acidulée rappelle les grands Riesling allemands. Vin ciselé et harmonieux. Il est très dense et très doux, mais son acidité élevée lui procure la vivacité nécessaire. Très long aussi. Une grande réussite d'après moi.
 
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Juillet 2008
MAGNUM CHÂTEAU D'YQUEM 1997 (****)
On devine un grand millésime d'Yquem. Mais à cet âge, que peut offrir un Yquem sinon des promesses!

Novembre 2010

CHÂTEAU D'YQUEM 1997 (**** ------> *****)
Deviendra grand. (même commentaire qu'en juillet 2008)

Mai 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 1997 (*****)
Nez très pur et élégant. On est plus dans la finesse que dans la puissance. Le vin est dense et pur. Il coule sur une ligne du début à la fin en procurant un énorme plaisir malgré sa jeunesse. Sa longueur indique sa structure.
 
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Septembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1996 (****)
On devine un grand millésime d'Yquem. Mais à cet âge, que peut offrir un Yquem sinon des promesses! Il m'a paru un peu plus velouté et rond que le 1997 dégusté il y a peu de temps.

Octobre 2013
CHÂTEAU D'YQUEM 1996 (****)
Très bel Yquem dans le jeunesse. Le vin est riche et très dense. Il semble en l'instant plus marqué par la structure que par l'élégance. Remarquable acidité en finale. A attendre bien entendu.

Mai 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 1996 (***)
Arômes marqués par les confits et par une note d'acétone qui occulte son fruit, à l'heure actuelle en tous les cas. Vin très doux qui semble plus marqué par la surmaturé de récolte que par le botrytis. D'autres bouteilles m'ont plus marqué.

Août 2014

CHÂTEAU D'YQUEM 1996 (****)
1996 semble avoir donné un Yquem riche et corsé. Les arômes présentent les notes confites habituelles avec beaucoup d'ampleur. Le vin est très doux et charnu. L'acidité finale est un heureux soutien. Sans être "génial", cet Yquem est absolument remarquable. L'avenir lui donnera peut-être l'occasion de prouver plus de grandeur.
 
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Septembre 2000

CHÂTEAU D'YQUEM 1995 (****)
Splendide couleur jaune doré. Arômes amples et complexes: rôti, vanille, caramel, noisette... Un touche empyreumatique s'y rajoute, mais l'ensemble est racé et pur. Vin onctueux et riche avec beaucoup de confit et de botrytis. Le soutien d'alcool est présent. Sujet encore trop jeune qui est en phase un peu austère en ce moment.

Avril 2012
CHÂTEAU D'YQUEM 1995 (***)
J'espère qu'il s'agissait d'une bouteille déficiente, car j'ai trouvé cet Yquem 1995 assez simple. Mais très bon quand même.
 
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Décembre 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 1994
(**)
Un Yquem assez peu équilibré, semble-t-il.

Novembre 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1994
(****)
Arômes de récolte très mûre. Notes de pâte de fruits (abricot, mirabelle). Le vin est riche et corsé avec beaucoup de douceur. L'alcool se ressent. L'ensemble ne semble pas encore être bien "harmonisé". Il lui manque un peu de cette classe qui fait les très grands millésimes.

Juin 2016
CHATEAU D'YQUEM 1994
(****)
Arômes très confits et botrytisés. C'est pur et droit. Le vin est très doux mais l'équilibre est maintenu par les autres composantes. On lui voudrait juste un peu plus de tonus.
 
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Mai 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 1993 (***)
Nez de fruits bien mûrs de récolte. L'élevage se ressent encore et il manque un peu de pureté et de noblesse. Le vin est riche et corsé avec un soutien d'alcool marqué. On espère que le temps fera son oeuvre bienfaitrice.
 
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Juillet 2008
MAGNUM CHÂTEAU D'YQUEM 1991 (**)
Je ne crois pas que 1991 est un millésime de grande tenue chez Yquem. Ce vin est bien typé et droit, mais il ne marque pas les esprits.
 
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Novembre 2001
CHÂTEAU D'YQUEM 1990 (*****)
Nez de fruits confits (abricot), rôti noble, racé comme peut l'être ce cru. La bouche confirme la densité du fruit, avec du miel. La douceur est fine, sans lourdeur. Vin de grande classe dans une phase de jeunesse. Le potentiel se ressent sans s'exprimer encore au maximum. (10 bouteilles bues entre 1997 et 2007)

Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1990 (?)
Couleur or dense. Arômes très confits, sur l'abricot. L'élevage se ressent avec des notes fumées. On perçoit aussi une touche d'acétone. Le vin est une grande liqueur riche et concentrée. C'est un Yquem en puissance, encore beaucoup trop jeune. Dès l'olfaction et jusqu'en finale, une certaine rusticité gênante occulte très légèrement ses énormes qualités: cette bouteille n'est pas vraiment parfaite. On devine quand même le grand millésime.

Novembre 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1990 (*****)
Couleur or dense. Le nez est très pur et indique une récolte parfaitement passerillée. Notes de crème fouettée, de confits d'abricots et de zeste d'orange. Vin d'équilibre avec une douceur bien présente mais compensée par la concentration du fruit et par son acidité. Grand Yquem encore beaucoup trop jeune.

Mars 2011
CHÂTEAU D'YQUEM 1990 (*****)
Arômes extrêmement complexes: malt, "rôti" du botrytis, zeste d'orange, massepain... La noblesse est là. Le vin est d'une harmonie parfaite. La finale est encore très fraîche avec un boisé pas encore totalement fondu. C'est un très grand vin du futur, juste un peu ouvert à l'heure actuelle.  
 
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Mai 2002
CHÂTEAU D'YQUEM 1989 (*****)
Yquem 1989 est pour moi aussi fantastique que le 1990. Il est un peu moins volumineux mais plus fin. Son équilibre est exceptionnel, ainsi que son avenir. (5 bouteilles bues entre 1995 et 2002)

Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1989 (*****)
Couleur or qui tire très légèrement sur l'ambre. Nez délicat, tout en finesse. Beaucoup de complexité: fleurs jaunes, vanille, crème brûlée. On pense aussi à du Cognac. Le vin est concentré mais pas lourd, avec beaucoup de tonus et de fraîcheur. L'harmonie des composantes acides et sucrées est parfait. C'est un Yquem d'élégance promu à un brillant avenir.

Juin 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1989 (*****)
Couleur or-jaune dense. Nez très pur et fin. La noblesse est vraiment là. On y retrouve des notes de sucre brûlé, de raisin de Corinthe (comme dans les Tokay), et de marasquin. Le vin est d'une très grande densité, mais sans lourdeur. Le fruit rond est accompagné par une splendide acidité. Un très grand Yquem fin en même temps que concentré. Beaucoup trop jeune.

Octobre 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1989 (*****)
Bouteille parfaite. L'équilibre du millésime est parfait. Il commence à donner du plaisir, mais son summum appartient au futur.

Mai 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 1989 (****)
Arômes élégants, sur les confits avec de la crème fouettée et du caramel. Grande finesse. Vin corsé, rond, équilibré, concentré et long. Peut-être sa jeunesse fait-elle un peu trop ressortir la chaleur de l'alcool en finale.

 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1988 (*****)
Premier d'une fantastique trilogie, l'Yquem 1988 est très dense et riche. On ne peut s'empêcher de comparer les 1988, 1989 et 1990. Ils sont tous extraordinairement bons, mais beaucoup trop jeunes pour que l'on puisse avancer une suprématie de l'un sur l'autre. 1988 est certainement le plus riche et le plus concentré. 1989 est le plus équilibré et le plus fin fin. (6 bouteilles bues entre 1994 et 2001)

Août et décembre 2007
CHÂTEAU D'YQUEM 1988 (*****)
Ces deux bouteilles ont confirmé les qualités devinées lors des premières dégustations. Il devient plus équilibré. Toutes ses composantes sont concentrées, mais le vin reste agréable à boire. La sucrosité est parfaite.

Mai 2009
MAGNUM CHÂTEAU D'YQUEM 1988 (*****)
Nez très pur et dense avec des fruits très confits sur l'abricot. Notes de fruit de passion, d'orange et de crème brûlée. Le vin est puissant: c'est une grande liqueur dans laquelle on ressent de la confiture de mirabelle. Mais cet Yquem (de plus en magnum) n'a que 21 ans. Pour ce cru et pour la grandeur du millésime, c'est bien entendu beaucoup trop jeune.

Mars 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1988 (****)
Un grand Yquem, à coup sûr. La trame est très serrée. Cette bouteille présentait un vin un peu moins gras et riche que d'habitude. Il évolue donc positivement. Son futur est grand et il obtiendra la note maximale.

Octobre 2011
CHÂTEAU D'YQUEM 1988 (*****)
Cet Yquem fantastique fait partie de la trilogie 1988-1989-1990 dont on sait les qualités et le potentiel. Cette bouteille était parfaite.

 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1987 (***)
Une seule bouteille bue en 2001. C'était un Yquem équilibré et agréable. Sa structure ne lui permet pas de se comparer à ses trois poursuivants. Sa tenue dans le temps sera aussi plus restreinte.

Mai 2013

CHÂTEAU D'YQUEM 1987 (****)
Une demi bouteille bien meilleure que je ne m'attendais. L'équilibre entre le sucre et l'acidité est parfait. La structure n'est pas impressionnante mais suffisante pour procurer les sensations désirées.

Octobre 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1987
(****)
Arômes de fruits confits (abricots) avec de l'ampleur et de l'élégance. Le vin a de la rondeur et du volume, même s'il n'est pas des plus concentrés. L'équilibre est là. Un brin de classe en plus lui serait bénéfique.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1986 (*****)
C'est un millésime bien charnu et riche. Il possède une grande structure et une forte sucrosité. La récolte semble avoir été fortement botrytisée. L'ensemble est d'un niveau grandiose. Il est évident qu'il est dans une phase d'extrême jeunesse même s'il tire très légèrement sur le style oxydatif. (3 bouteilles en 1992, 1999 et 2000)

Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1986 (*****)
Couleur or qui tire très légèrement sur l'ambre. Les arômes sont très amples et ouverts. On y trouve le fameux "rôti" du botrytis avec des raisins de Corinthe et un peu de Whisky. En bouche, on sent un vin équilibré qui commence à déployer ses qualités et sa complexité. Il est très doux et volumineux, mais une splendide acidité mentholée lui octroie une fraîcheur peu commune lors de la très longue persistance. Un grand Yquem fait pour durer.

Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1986 (*****)
1986 est un grand millésime d'Yquem. Il est marqué par le botrytis. Il fait partie d'une fameuse série avec 1983, 1988, 1989 et 1990. Vouloir préférer l'un d'eux est possible. Vouloir à l'heure actuelle annoncer que l'un d'eux est résolument plus grand que les autres me paraît présomptueux.

Novembre 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1986
(*****)
Une bouteille parfaite. Les arômes sont complexes et amples. On sent une récolte très mûre. Notes de fruits confits sur l'abricot et la reine-claude. La bouche est riche, mais équilibrée. La longueur et l'harmonie indiquent le grand millésime. Ce 1986 est plus qu'excellent en ce moment, mais il est encore en pleine ascension.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1985 (****)
L'excellent Yquem 1985 est moins corsé que le 1986. Pour le moment, il s'exprime plus en délicatesse et semble aussi moins complexe. Là encore, il faut attendre pour voir. (1 bouteille bue en 1993)

Octobre 2007
CHÂTEAU D'YQUEM 1985 (***)
Un Yquem équilibré et élégant. La densité est moyenne pour ce cru.
 
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Novembre 2006
CHÂTEAU D'YQUEM 1983 (*****)
Voici un Yquem qui ne cesse de s'améliorer au fil des années, surtout au niveau de l'équilibre. Il entre dans la catégorie des Yquem riches de récolte. Il est donc volumineux et très rond. Il n'est cependant pas, et de loin, au sommet de ce qu'il peut donner. C'est à l'heure actuelle, le plus impressionnant Yquem des années 1980 de par sa force et sa complexité. (19 bouteilles bues entre 1987 et 2006)

Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1983 (*****)
Splendide couleur or ambré. Le nez, très ouvert et explosif, est un déferlement de vagues fruitées. On y sent des fruits exotiques comme l'ananas et de l'écorce d'orange. Le vin est d'une densité extrême. La merveilleuse douceur est compensée par une acidité "affolante" sur le citron vert et la menthe. La longueur est infinie. La perfection en ce moment et pour longtemps.

Juin 2011
CHÂTEAU D'YQUEM 1983 (*****)
Une première bouteille bouchonnée a laissé place à une seconde absolument parfaite. Cet Yquem est exceptionnel de finesse, de noblesse et de complexité. Sa grande structure ne l'empêche pas de se montrer d'une extrême délicatesse. Il entre à l'heure actuelle dans une phase de développement extraordinaire de ses composantes. Mais chacun sait que sa carrière s'étalera encore sur de nombreuses décennies.

Avril 2012

CHÂTEAU D'YQUEM 1983 (*****)
Une bouteille parfaite. 1983 est exceptionnel chez Yquem. Ses portes s'entrouvrent tranquillement pour laisser toutes ses merveilleuses qualités sortir au grand air.

Septembre 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1983
(****)
Yquem 1983 est mon préféré depuis le 1975. Cette bouteille était des plus agréables, mais elle semblait avoir une évolution plus marquée que la "normale" au niveau de la couleur et du fruit.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1982 (***)
Le Sauternais n'a pas eu la même réussite que l'ensemble du vignoble bordelais cette année-là. 1982 est un excellent Yquem en finesse, mais de structure moyenne. (2 bouteilles bues en 1996 et en 2002)

Février 2012
CHÂTEAU D'YQUEM 1982 (****)
Un Yquem assez liquoreux et riche. Sa base est un peu moins pure et concentrée que celle du 1983 par exemple.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1981 (***)
Les deux Yquem 1981, bus en 1988 et en 1995, m'ont beaucoup plu. Il s'agit d'un millésime extrêmement subtil, équilibré et élégant. Il n'est pas très dense mais sa dentelle est un plaisir pour le palais. Il était déjà bien prêt quand je l'ai dégusté et je ne pense donc pas qu'il s'améliore encore beaucoup et que son potentiel soit grand.

Septembre 2013
CHÂTEAU D'YQUEM 1981 (****)
Beau millésime chez Yquem. Arômes bien ouverts et complexes. Notes botrytisées avec des confits d'abricot et d'orange. Vin suffisamment dense, soutenu en tout. Long.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1980 (***)
Les premiers Yquem 1980 que j'ai bus étaient vraiment superbes et prouvaient bien que le Sauternais avait produit des vins nettement supérieurs aux autres régions bordelaises cette anné-là. Ils paraissaient en tous les cas supérieurs aux 1981. Mais je ne crois cependant pas que l'Yquem 1980 ait l'étoffe pour tenir le coup et s'améliorer encore de nombreuses années. (5 bouteilles bues entre 1985 et 1998)
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1979 (**)
Château d'Yquem 1979 est assez simple bien qu'agréable. Sa structure est vraiment moyenne.
(4 bouteilles bues entre 1983 et 1995)

Juin 2106
CHATEAU D'YQUEM 1979
(***)
Les arômes indiquent une récolte plus "sur maturée" que "botrytisée". On est sur l'écorce d'orange avec des arômes tertiaires quelque peu rustiques. Le vin est agréable, vif et frais, mais il est toujours marqué par une récolte qui manque de pureté.
 
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Octobre 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1977
(**)
Arômes de récolte sur maturée avec des notes tertiaires (champignons). Une certaine minéralité ressort aussi, mais elle n'est pas très fine. Par certains aspects, on se rapproche aussi du Whisky (tourbe). La bouche est de densité moyenne. Là encore, on devine quelques imperfections au niveau du raisin de base.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1976 (****)
Château d'Yquem 1976 a semblé très proche qualitativement du 1975 durant plusieurs années. Il impressionnait par sa masse onctueuse et veloutée. Le 1975 restait assez fermé tout en donnant des signes de grandeur. Par la suite, 1975 s'est ouvert et le 1976 a continué une carrière remarquable. Le 1976 que j'ai dégusté en décembre 2006 était d'une grande sucrosité avec de superbes fruits confits. Il était extrêmement élégant et complexe mais il semblait étonnamment tendre: son acidité est peut-être masquée par le gras et la rondeur du vin. Dégusté à l'aveugle, il ne m'a pas fait penser à de l'Yquem.
Pour moi, ce 1976 n'aura évidemment pas la même tenue que le 1975.
(17 bouteilles bues entre 1983 et 2008, beaucoup de différences qualitatives, les deux dernières bouchonnées)

Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1976 (*****)
Couleur or dense un peu ambré. Nez très ample et élégant. On ressent des fruits très confits de récolte (abricot principalement), des raisins de Corinthe et une touche de Cognac. Le vin est concentré et équilibré avec une parfaite sucrosité de sucre candi. On trouve aussi de la noix, de la menthe et un peu d'humus en finale. L'acidité est bien présente, mais le vin est rond et velouté du début à la fin.

Septembre 2012

CHÂTEAU D'YQUEM 1976 (*****)
Même commentaire que sur la bouteille bue en avril 2009.

Mars 2016
CHATEAU D'YQUEM 1976
(*****)
Une bouteille parfaite. La matière est là, sans être pesante. L'équilibre est parfait. L'acidité rehausse bien la finale. Un grand millésime qui confirme. Je pense qu'il est au sommet de ce qu'il peut donner, mais il y restera longtemps.
 
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Avril 1997: CHÂTEAU D'YQUEM 1975 (*****)
Couleur jaune dorée. Nez très ample, botrytisé, complexe, fin, élégant et noble. On y trouve des fruits confits avec une touche légèrement mentholée. On sent qu'il n'est pas encore dans son plein développement. Vin de grande fraîcheur avec une acidité de citron confit, trame serrée, pureté exceptionnelle, très longue finale. A l'ouverture, toutes ses qualités s'amplifient, et l'on peut imaginer qu'à l'avenir ce sera un des plus grands Yquem du siècle. Possibilité de vieillissement de plus d'un siècle.
La dernière bouteille dégustée en 2006 confirme. Mais il doit encore grandir.
(22 bouteilles bues entre 1982 et 2006, une seule déficiente)

Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1975 (*****)
Couleur or bien ambré. Le nez, très noble, est d'une grande complexité. On sent le début des arômes tertiaires (humus) qui s'allient aux notes aromatiques des Riesling allemands. La bouche développe une fantastique panoplie de goûts qui se marient à merveille: menthe, sucre candi, raisin de Corinthe, orange,... Une petite oxydation a accéléré la maturité de cette bouteille et développé des notes de grands Tokay (certains ont moins apprécié ce style que moi). Un Yquem de grande persistance, vivant, très dense et vif.

Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1975 (*****)
Couleur or dense un peu ambré. Nez d'une finesse et d'une complexité exceptionnelles: botrytis "rôti", confit d'abricot et de mandarine, thé noir, noix de coco, crème fraîche, caramel.... La bouche très dense est vivifiée par une acidité grandiose. On est sur une pure dentelle qui se prolonge interminablement à la persistance.
A mon sens, c'est en l'instant le plus grand Yquem depuis 1967. En effet, les 1983, 1986, 1988,.... sont encore beaucoup trop jeunes pour que l'on puisse porter un jugement sérieux à ce sujet.

Octobre 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1975 (*****)
Chaque dégustation démontre l'évolution extrêmement lente de ce futur géant et confirme que 1975 est un des plus grands millésimes de la seconde moitié du 20ème siècle chez Yquem.
(même commentaire sur une autre bouteille dégustée deux semaines après)
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1973 (**)
La bouteille dégustée en 1982 montrait un Yquem assez simple, mais très agréable.

Octobre 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1973
(***)
Couleur déjà bien ambrée. Nez complexe avec du caractère. Notes de quinquina et d'écorce d'agrume. Il y a aussi un aspect intéressant qui fait penser à du Madeira. En bouche, la douceur est mesurée. Le fruit est dense. L'acidité finale, sur le citron vert et la menthe, rehausse le tout. Millésime intéressant de toute façon, mais il n'est pas construit pour durer.
 
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Novembre 1998
CHÂTEAU D'YQUEM 1971 (****)
Couleur vieil or qui commence à devenir ambré. Nez d'eucalyptus et de menthe, très botrytisé, finesse et intensité. Très ample en bouche, grande structure serrée, un peu caramel avec un botrytis noble, extrêmement long. Un Yquem parfait. Certainement le plus beau de la décennie après le 1975. (10 bouteilles bues entre 1982 et 1999)

Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1971 (*****)
Couleur or ambré. Les arômes s'expriment sans retenue car le temps a accompli son oeuvre: fruits confits, champignons, malt, épices, safran... Le vin est une pure délicatesse. Le sucre candi très fin est accompagné par des notes mentholées et un magnifique minéral "aromatique". Sa structure remarquable n'est pas imposante. Peut-être à son apogée: un pur plaisir d'épicurien!

Avril 2009

CHÂTEAU D'YQUEM 1971 (**???)
Couleur or un peu ambré. Au nez, ce sont les arômes tertiaires d'humus et de terre qui dominent. Le vin est concentré, vif et très long. On devine un grand Yquem mais la rusticité de ce vin dénonce évidemment une bouteille pas parfaite.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1970 (****)
L'Yquem 1970 est plus concentré et plus riche que le 1971, mais il n'a pas sa finesse. Il est assez expansif avec une teneur en sucre élevée. Il est superbe à boire maintenant et peut bien entendu attendre encore de nombreuses années. Son potentiel est plus grand que le 1971 (7 bouteilles bues entre 1984 et 1996)

Décembre 2007 et avril 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1970 (*****)
Pour moi, la plus belle bouteille d'Yquem 1970 que j'aie bu. C'est une grande nature avec un fruit très confit et beaucoup de rondeur. A la différence du fabuleux 1975, très serré et très pur, ce 1970 se présente de manière plus tendre et plus sensuelle. La structure est suffisante pour que la densité de bouche soit remarquable. Je le place bien plus haut que beaucoup de critiques.

Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1970
(***)
Couleur or ambré. Nez très complexe et ouvert: crème pâtissière, fruits confits, raisins secs, abricots... une touche empyreumatique s'y rajoute. Le vin est d'une rondeur sensuelle à l'attaque. Il est étonnamment riche et ample. La finale est déséquilibrée par l'alcool. Deux autres bouteilles bues quelques temps auparavant étaient vraiment fantastiques.

Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1970 (****)
Couleur or ambré. Arômes amples et élégants. On sent une récolte très confite (abricot sec) avec de la vanille et un peu de Cognac ou de Whisky. Le vin est riche, corsé et très doux. Il semble au sommet de ses moyens. La petite chaleur d'alcool ressentie à l'olfaction se confirme sur la finale un peu plus courte que sur les 1976 et 1975. C'est de toute façon un Yquem très beau niveau.

Juin 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1970 (**)
Couleur or au début de l'ambre. Nez étonnamment aromatique et un peu mentholé. Une petite touche "moisie" indique une bouteille certainement pas parfaite. Vin qui semble de structure moyenne avec un bon équilibre. La douceur est très fine. Une bouteille à coup sûr "diminuée".

Septembre 2011
CHÂTEAU D'YQUEM 1970 (*****)
Beaucoup de bouteilles d'Yquem 1970 ne sont pas aussi bonnes que celle-ci. Les arômes, mûrs mais restés jeunes, sont fins et complexes. Les fruits confits sont accompagnés de notes de Whisky ou de Cognac. Le vin est parfaitement équilibré et très long. Sa structure est grande.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1969 (**)
Les deux bouteilles bues en 1981 et 1983 présentaient un Yquem assez simple, de structure moyenne avec un potentiel de vieillissement faible.

Juin 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1969 (***)
Couleur étonnamment très ambrée pour son âge. Arômes un peu oxydatifs très agréables et complexes. On y retrouve de la cire de parquet, de l'écorce d'orange et un peu de fumée. Le vin est moyennement doux. L'acidité se révèle dès l'attaque de bouche, ce qui est rare. La finale est marquée par un fruit vif accompagné par du quinquina. Cette bouteille était très agréable, mais je pense que d'autres doivent être plus représentatives du style Yquem.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1968 (**)
La bouteille bue en 1988 offrait un Yquem agréable et fin, mais un peu léger. Il m'a semblé un peu plus intéressant que le 1969.

Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1968 (*)
Couleur or ambré. Les arômes annoncent un vin assez évolué sans grande densité. Notes boisées et fumées quelque peu rustiques. Le vin semble issu d'une récolte simplement surmaturée. Certainement une année peu favorable aux liquoreux.
 
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Mai 2005
CHÂTEAU D'YQUEM 1967 (*****)
Couleur or profond. Nez marqué par une densité extrême. La puissance des arômes frise la violence. La complexité s'exprime de manière baroque: raisins de Corinthe, Cointreau, sucre candi, abricots confits, thé noir. Le botrytis est marqué. On ressent une récolte très mûre, bien plus que la moyenne chez Yquem. Le vin est une étonnante liqueur riche et puissante. Dans la masse onctueuse et très sucrée qui remplit largement le palais, on retrouve de la crème fouettée, de la pâte de fruits (abricot, mirabelle), du caramel au lait, du zeste d'orange, du sucre brûlé... Par certains aspects, il fait penser à de grands Tokay hongrois. L'alcool est bien présent et donne une finale un peu lourde, mais l'acidité élevée et la structure compensent un peu. L'harmonie viendra avec le temps, c'est certain. C'est un Yquem exceptionnel, mais atypique de par sa grande richesse. Le sommet de son développement appartient à un lointain futur. (30 bouteilles bues entre 1981 et 2007, toutes parfaites)

Décembre 2007
CHÂTEAU D'YQUEM 1967 (*****)
Une bouteille vraiment excellente, mais juste en-dessous de l'extrême qualité habituelle de ce vin. Très mûr de récolte (plus que la moyenne chez Yquem). Le côté rôti du plus beau botrytis se ressent. Notes de raisins de Corinthe et de Cognac. Le vin est riche et onctueux. La finale est marquée par un beau minéral. Très long.

Mai 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1967 (*****)
Couleur or magnifique. Le pur grain "rôri" saute au nez. Tout est fin et dense, avec une grande jeunesse. Le vin est concentré et vif. Le fruit exotique est très tonique et frais. La finale est une explosion d'arômes et de saveurs. La persistance indique le millésime d'exception. Cette bouteille est absolument parfaite. L'Yquem 1967 a évolué dans un sens très positif. Au début, la richesse de la récolte donnait un vin de style Tokay avec du raisin de Corinthe et un volume impressionnant. La douceur était vraiment marquée. A l'heure actuelle, il s'affine et harmonise ses composantes de manière magistrale. En tous les cas, il ressemble plus au fameux 1975 maintenant qu'auparavant.

Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1967 (*****)
Couleur or magnifiquement ambré. Arômes très amples et développés avec une délicatesse incroyable. Complexité fantastique: crème fouettée, fruits confits, mirabelle, caramel au lait, figue... La bouche est d'une harmonie parfaite avec une grande structure. Il est très long et concentré, sans lourdeur. Un Yquem de charme avec une douceur exquise. Il continue sa glorieuse et interminable carrière.

Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1967 (*****)
Couleur or magnifiquement ambré. Au nez: finesse, race, ampleur, pureté fantastique et complexité exceptionnelle. On ressent des fruits confits (abricot, mirabelle, coing), des épices fines (safran), du miel, du caramel, de la vanille bourbon,... Le vin est simplement parfait. Il est très dense mais sans lourdeur, et doté d'un équilibre exceptionnel. La finale est extrêmement longue et vive, sur le citron vert et la menthe fraîche.
Plus on avance, plus il monte en qualité et en perfection....et on est loin de l'apogée. On doit le considérer comme la pierre la plus importante de l'édifice Yquem de la deuxième moitié du 20ème siècle.
(même commentaire sur une bouteille bue en juin 2010 et encore sur une autre en novembre 2012)

Mai 2013
CHÂTEAU D'YQUEM 1967 (*****)
A chaque dégustation, je me renforce dans l'idée que 1967 est un millésime qui fera date chez Yquem pour de nombreuses décennies.
 
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Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1966 (****)
Couleur ambrée. Nez de fruits confits accompagnés par des arômes tertiaires très agréables. Le vin est racé avec une bonne densité. Il bénéficie d'un vieillissement "positif" et d'une douceur équilibrée. La finale est encore très fraîche avec des notes de menthe et d'orange amère. Le soutien alcoolique n'est pas discret. C'est un Yquem d'excellent niveau qui atteint tranquillement son summum.

Octobre 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1966 (****)
Arômes de fruits confits avec des notes orangées, tout en finesse. La complexité est remarquable. Les notes tertiaires sont présentes mais ne s'imposent pas. Le vin est très équilibré, avec une douceur discrète. La structure moyenne n'empêche pas une certaine densité. La finale est marquée par des notes d'agrumes et de zestes. Une remarquable minéralité due au terroir renforce sa personnalité.

Septembre 2013

CHÂTEAU D'YQUEM 1966 (*****)
Cette bouteille semble bien différente de celles que j'ai connues. Le vin est en effet bien plus corsé et riche que je ne le pensais. La douceur est bien là, mais elle est soutenue par une haute acidité. La densité est forte du début à la fin.
 
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Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1965 (***)
Couleur or avec une touche ambrée. Arômes de récolte très surmaturée, mais pas "rôtie". Notes de pomme verte et de pain d'épice. Le côté aromatique des grands Riesling allemands est présent du début à la fin. Le vin est rond, riche et velouté, avec une sucrosité flatteuse. La belle acidité lui octroie une fraîcheur bienvenue. Un Yquem peu habituel, très agréable.

Mai 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1965
(****)
Yquem s'en est bien sorti sur cette année. Les arômes indiquent une année peu botrytisée, mais on a de beaux confits avec des notes d'écorces et d'épices fines. Le vin est équilibré et plutôt délicat. Son acidité lui donne du tonus. La finale est pourvue d'une superbe minéralité.
 
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Avril 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 1963 (**)
Couleur très ambrée. Le nez indique une évolution étonnante pour un Yquem de cet âge. Mais la complexité est là: caramel, nougat, raisin de Corinthe, thé froid... En bouche, il n'y a pas de douceur, mais on sent un gras qui enrobe les composantes. Le fruit tire sur les écorces (orange) et le quinquina (amertume). Il est assez court.
 
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Décembre 2001
CHÂTEAU D'YQUEM 1962 (****)
Yquem 1962 est vraiment intéressant. Ses magnifiques composantes ont une structure et une richesse qui sont suffisantes pour donner un vin de grande consistance mais sans lourdeur. Le sucre est magnifique et s'allie bien avec la fraîcheur de l'acidité. C'est un splendide Yquem racé qui pourra encore tenir le coup longtemps.

Juin 2010

CHÂTEAU D'YQUEM 1962 (*****)
Couleur or sombre. La densité d'arômes est assez impressionnante. Notes de caramel, d'orange et de malt. Tout se développe encore plus largement à l'ouverture. Le vin, bien que puissant, corsé et fort, reste très "civilisé". Sa base lui donne encore une très longue espérance de vie.

Juin 2011
CHÂTEAU D'YQUEM 1962 (*****)
Une bouteille parfaite. C'est un Yquem d'équilibre et de finesse. Toutes les composantes forment une symphonie empreinte de joie de d'exotisme. Sa complexité est digne des meilleurs millésimes.
 
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Juin 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1960 (***)
Couleur or foncé mais pas ambré. Arômes un peu discrets de fleurs d'orange et fruits légèrement confits. Bouche équilibrée de densité moyenne. La sucrosité n'est pas envahissante; elle est accompagnée en finale par une agréable amertume d'écorce d'orange.
 
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Mai 2005
CHÂTEAU D'YQUEM 1959 (*****)
Couleur vieil or. Le nez est une délicatesse. La maturité est idéale. Les composantes sont fines et complexes: fruits confits, caramel, un peu "vieille chambre aristocratique au parquet bien ciré". Une grande pureté! Le vin a un sucre parfaitement intégré, accompagné par un remarquable glycérol et du confit de mirabelle. Il reste frais grâce à son acidité citronnée. La finale, sans être puissante, est très longue. On y ressent une petite amertume boisée, de la menthe fraîche et de l'écorce d'orange. Un grand Yquem tout en dentelle, aux antipodes du 1967.
(4 bouteilles bues entre 1997 et 2005, quelques différences d'une à l'autre)
 
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Mars 2011
CHÂTEAU D'YQUEM 1956 (****)
Arômes d'écorce d'orange et de pamplemousse. C'est délicat mais dense. La douceur est là, mais elle n'est pas intempestive. La bouche est un pur jus d'orange sanguine avec une belle amertume de quinquina. Un Yquem raffiné, équilibré et sensuel plutôt que puissant. Son style est en-dehors de la ligne habituel du cru avec ses notes joyeuses et ensoleillées qui rappellent la Toscane.

Décembre 2012
CHÂTEAU D'YQUEM 1956 (*****)
Donné comme "léger" dans le livre de Richard Olney sur Yquem, ce 1956 prouve à nouveau combien ce cru gagne à "vieillir". Cette bouteille m'a parue encore plus grande que celle bue en 2011. Arômes d'écorce d'orange et de pamplemousse. La douceur est là, mais elle n'est pas intempestive. La bouche est un pur jus d'orange sanguine avec une belle amertume de quinquina. Un Yquem raffiné, équilibré et sensuel, pas puissant mais très dense cependant.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1955 (****)
1955 a donné un Yquem moins en dentelle que le 1959. Mais il est voluptueux et ample en bouche. Son sucre est parfaitement intégré et sa rondeur le rend vraiment flatteur. Il n'est pas du tout atteint par l'âge et sa force lui donne la possibilité de tenir encore longtemps. (5 bouteilles bues entre 1987 et 2002)

Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1955 (*****)
Couleur ambrée. Nez élégant et ample, très pur. La complexité s'exprime, entre autres, par des notes de fruits très mûrs, de raisins secs, de noix, de coing... Le vin est doté d'un grand équilibre. La magnifique douceur de sucre candi est balancée par une acidité "affolante" de bonbon acidulé. La très très longue finale est marquée par une superbe minéralité et par une jeunesse exceptionnelle. Ma plus belle bouteille d'Yquem 1955.

Septembre 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1955 (*****)
Couleur or très dense tirant un peu sur l'ambre. La complexité et la finesse marquent ce millésime. La densité du vin montre bien qu'il ne sera pas diminué par l'âge avant longtemps. Un grand millésime d'Yquem.
 
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Juin 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1954 (***)
Couleur assez ambrée. Arômes complexes: fleur d'orange, caramel brûlé, thé noir, raisins secs, quinquina,... Le vin est très équilibré. La fine et délicate douceur est vivifiée par une haute acidité. S'y rajoute une petite note oxydative qui nous rappelle les Tokay. La structure n'est pas imposante.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1953 (****)
1953 a donné un Yquem très riche et velouté. Sa nature est assez expansive et il développe ses composantes très mûres sans aucune retenue. Il est cependant moins concentré que certains grands Yquem comme 1949,...
(1 bouteille dégustée en 1987)
 
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Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1950 (****)
Couleur ambrée. Nez "classique" et ample, marqué par des fruits très mûrs de récolte et un caractère bien présent. Notes de nougat, de caramel et de raisins secs. Le vin est riche et corsé, même puissant. La finale, fortement soutenue par l'alcool, semble un peu plus courte que sur les autres grands millésimes. Par contre, malgré son âge, ce vin a une tenue exceptionnelle.
 
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Mai 2005
CHÂTEAU D'YQUEM 1949 (*****)
Robe acajou brillant, magnifique. Au nez, c'est la droiture même. Fabuleuse ouverture d'arômes. Mandarine, bois oriental, sucre candi... Le vin est dense, sans lourdeur, marqué par une acidité de citron confit. Le sucre est d'une finesse exquise. Le palais ne faiblit jamais. L'acidité et le gras soutenus se mêlent très longtemps sans que l'un ou l'autre ne domine. La longueur est extrême. La persistance révèle du thé noir, de la quinine, du coing confit... L'ouverture le rend de plus en plus expressif. Un Yquem époustouflant, d'une jeunesse infaillible. (6 bouteilles bues entre 1993 et 2007, 5 fantastiques dont une aussi bonne qu'un 1945, et une seule un peu inférieure)

Mars 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1949 (*****)
Quelle splendeur, quelle majesté! La structure de ce vin est fantastique, mais il n'est pas épais ou lourd. Sa grande et fine sucrosité est équilibrée par la trame serrée et par une acidité merveilleuse de citron vert et de feuille de menthe. S'y rajoute de l'écorce de mandarine. La longueur est extrême. Il faudra attendre des décennies avant de le voir décliner.

Décembre 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1949
(*****)
1949 est exceptionnel chez Yquem. J'ai eu les mêmes sensations sur cette bouteille que sur la dernière bue en 2010. Le sujet est toujours un sommet.
 
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Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1948 (*****)
Couleur bien ambrée. Nez très élégant et noble avec de la vanille fine, du nougat et du caramel au lait. Le vin est parfaitement équilibré sur toute la longueur de bouche et en persistance. La très jeune finale est marquée par de splendides notes d'orange, d'écorce, de citron confit et de menthe. Grandiose. Tout comme à Pomerol, 1948 a engendré un millésime exceptionnel chez Yquem.
 
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Mai 2005
CHÂTEAU D'YQUEM 1947 (*****)
Robe acajou clair, mais dense. Nez marqué par le soleil de l'année. Le fruit est bien mûr et développé. Touche minérale et aromatique très agréable. Caramel mou, nougat... Forte personnalité. Vin puissant, riche, concentré, au caractère iodé. La vivacité impressionnante est due à une acidité volatile positive. Le rôti des grands millésimes botrytisés est très présent. La puissance est un peu celle du 1967, mais avec la faveur de l'âge. La bouche est marquée par le sucre, la crème brûlée, et la menthe fraîche en finale. La jeunesse de ce vin est incroyable. Paradoxalement, on se demande si les difficultés dues à la chaleur de l'année n'ont pas eu des retombées positives sur la qualité ce vin d'anthologie. (4 bouteilles bues entre 2000 et 2005, deux de niveau inférieur)

Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1947 (****)
Couleur ambrée. Nez complexe marqué par de l'acétone. Notes de caramel, de nougat, de cire de parquet... Le vin présente une magnifique douceur de sucre candi avec une acidité mentholée très élevée. Gande longueur. Cette bouteille est absolument excellente, mais j'en ai dégusté d'autres plus extraordinaires.

Juin 2013
CHÂTEAU D'YQUEM 1947 (*****)
Cette bouteille était parfaite. Donc on est en présence d'un Yquem marquant du 20ème siècle. Il est puissant mais aussi fin et élégant. Sa jeunesse est infaillible. Grandiose!

Décembre 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1947
(*****)
Arômes complexes et amples de fruits confits avec des notes d'écorces. Le vin est impressionnant de densité et d'équilibre. 1947 reste un monument du 20ème siècle chez Yquem.
 
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Mai 2005
CHÂTEAU D'YQUEM 1945 (*****)
Robe acajou sombre. Le nez des grands millésimes intemporels. Finesse et concentration au rendez-vous avec la complexité: gelée de coing et d'abricot, châtaigne, raisins secs,... L'âge n'intervient absolument pas, il est occulté! Le vin est fort et racé. Le gras est d'une compacité à la hauteur de l'acidité et du fruit incroyablement dense. Le botrytis dans ce qu'il donne de plus beau. Au vu de la force des composantes, l'équilibre est miraculeux. Le fruit est encore en pleine adolescence. Ce vin est impressionnant du début à la fin. La persistance, incroyablement longue, fait penser à la finesse et à la fraîcheur des grands rieslings allemands. L'Yquem 1945 est à considérer comme un millésime charnière du 20ème siècle. Il réunit toutes les qualités du vin parfait. Son règne s'étalera encore sur de très nombreuses décennies. Un vin qui nous laisse littéralement sans voix. En buvant une telle merveille, notre palais devient réellement l'hôte d'un grand roi.
(10 bouteilles bues entre 1987 et août 2007, toutes parfaites, d'une régularité impressionnante)

Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1945 (*****)
Couleur très ambrée, vraiment sombre. Dès l'olfaction, il semble que l'on entre dans un autre monde: fabuleuses complexité, finesse, noblesse, densité et pureté... Le vin est simplement parfait à tous les niveaux. La magie est opérée par le fait que cette phénoménale concentration de saveurs ne pèse absolument pas en bouche. Il est hors norme, non pas de par sa puissance (ce que l'on trouve facilement dans beaucoup de vins modernes), mais de par sa persistance de bouche: on dirait que le vin désire se fixer dans nos papilles gustatives. C'est l'exceptionnel parmi l'exceptionnel!
Je continue à considérer 1945 comme le millésime-phare du 20ème siècle chez Yquem. Il n'y a pas une qualité en lui qui ne soit pure perfection.

Novembre 2013
CHÂTEAU D'YQUEM 1945
(*****)
Une immensité qui ne se contente pas de défier les décennies, mais plutôt les siècles! Le plus grand Yquem du 20ème siècle pour moi.
 
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Juillet 2007
CHÂTEAU D'YQUEM 1944 (****)
Cet Yquem de structure moyenne est vraiment plaisant. Il n'est aucunement diminué par l'âge. Son équilibre le rend facile à boire. Le sucre n'est pas intempestif et l'acidité finale procure une grande fraîcheur. Notes orangées. Superbe.
(même commentaire sur une autre bouteille bue en décembre 2007)

Juin 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1944 (****)
Couleur or orangé. C'est une pure délicatesse au nez. La complexité s'exprime sur les fruits exotiques, la fumée, les champignons et la minéralité des grands Riesling allemands. La bouche est très équilibrée. Le jus est fruité au possible, sur l'orange sanguine et le zeste d'orange. La grande vivacité de l'ensemble procure beaucoup de dynamisme. La longueur de bouche est absolument remarquable. Ne faiblira pas avant longtemps.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1940 (**)
Un Yquem assez peu structuré mais tout à fait agréable. (1 bouteilles bue en 1988)

Avril 2013
CHÂTEAU D'YQUEM 1940 (*****)
Nez de citron vert confit avec un acidulé qui fait penser aux Riesling allemands. On y ressent aussi de la menthe fraîche et du fruit de la passion. Ces arômes sont marqués par une grande délicatesse. On ne retrouve pas immédiatement le style Yquem. Le vin est d'une fraîcheur extraordinaire avec une acidité "affolante". La douceur pure et fine octroie l'équilibre parfait. Une touche minérale rehausse magistralement l'ensemble. Tout est dense mais tout reste délicat, sans aucune lourdeur. Cet Yquem fait partie des rares (parmi ceux que j'ai bus) à présenter une aussi noble minéralité de Riesling allemand.
 
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Décembre 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1939 (*****) (bouchon d'origine)
Couleur ambre foncé. Nez complexe et très plaisant: massepain, chocolat, café froid, mandarine,... Le vin est d'un grand équilibre et d'une finesse extrême. La douceur est tout simplement délicieuse. On ressent aussi un magnifique boisé noble et fin. Sa distinction est plus marquante que sa structure. La finale est soutenue par une acidité de citron vert et par l'acidulé des Riesling allemands. Aucun vieillissement négatif. Il a vraiment tout pour plaire. Il démontre qu'une structure imposante n'est pas une condition obligatoire pour obtenir de grands liquoreux de garde.
 
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Mai 2005
CHÂTEAU D'YQUEM 1937 (*****)
Robe acajou très clair. Nez de finesse en premier lieu. Arômes frais et denses de raisins de Corinthe et de thé noir. La sucrosité exceptionnelle est alliée à une acidité mordante qui fait penser au bonbon anglais: que c'est agréable et fin! Aspect d'agrumes confits. Ce n'est pas la puissance qui caractérise ce vin, mais l'équilibre général de ses composantes. Il est parfait maintenant, c'est une merveille! Il joue une symphonie délicate et magique. Basé sur un autre registre que le 1945, ce 1937 est le plus représentatif des Yquem équilibrés et fins du 20ème siècle.
(8 bouteilles bues entre 1987 et 2006, toutes parfaites, mais présentant parfois des différences de l'une à l'autre)
 
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Juin 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1936 (?)
Belle couleur or profond et dense. Les arômes partent sur les écorces d'oranges et les fruits très confits. La bouche est très bien équilibrée. La structure, sans être celle d'un 1937 est au-dessus de la moyenne. Malheureusement, ses capacités n'ont pu qu'être approchées car un petit goût de bouchon diminuait la qualité générale du vin.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1934 (****)
L'Yquem 1934 est dans le style du 1937, mais avec un peu moins de précision et de structure. Il est aussi un peu plus tendre. (1 bouteille bue en 1987)

Juillet 2016
CHATEAU D'YQUEM 1934
(*****)
Bu à Fargues en compagnie du Comte Alexandre de Lur-Saluces (né en 1934).
Splendide couleur ambrée. Arômes très complexes et fins. On est sur les fruits confits (abricot), le caramel et le nougat. Le vin est d'une harmonie parfaite. La sucrosité se ressent, mais elle reste discrète et n'a rien de collant. L'acidité n'est pas très élevée, mais elle relève l'ensemble avec bonheur. La longueur est remarquable. Un plaisir extrême.
 
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Mai 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1933 (***)
Un Yquem différent du style habituel. Il semble être issu d'une récolte "surmaturée" plutôt que "botrytisée". Les arômes d'écorce d'orange et d'épices sont dominants. Le vin est assez fort en alcool. Il est très bien tenu, mais il ne s'améliorera certainement pas.

 
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Avril 2004
CHÂTEAU D'YQUEM 1929 (*****)
Couleur ambrée. Arômes d'une finesse extraordinaire, sur le cacao et les fruits confits. En bouche, vin équilibré, suave, onctueux, très présent, grande jeunesse de fruit sur l'ananas et le citron. Ce 1929 fait partie des grands millésimes du siècle avec encore une possibilité de long vieillissement. Il peut aussi faire penser au 1937, mais il est encore plus dense et plus confit.
(4 bouteilles bues entre 1997 et 2004, trois parfaites et une légèrement bouchonnée)

Mai 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1929 (*****)
Dégusté à l'aveugle quelques jours après les 1921 et 1945, cet Yquem 1929 n'a pratiquement rien à envier à ces deux-là! La couleur est aussi très ambrée, presque noire. Les arômes très amples partent sur le caramel et les raisins confits, tout en élégance. La bouche est très concentrée avec une superbe sucrosité et une acidité élevée. L'ensemble est toujours hors d'atteinte du temps. Un fabuleux millésime d'Yquem.

Juin 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1929 (*****)
Couleur très ambrée, quasi noire. Le nez est d'une incroyable complexité: café, chocolat noir, thé, confits de toutes sortes de fruits...et une touche positive d'acidité volatile pour renforcer les arômes. La finesse est exceptionnelle. L'énorme sucrosité de sucre candi est compensée par une acidité merveilleuse de grand Riesling allemand. La longueur est infinie. Une bouteille parfaite sur un des très grands millésimes du siècle. Beaucoup mourront avant ce vin.
 
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Septembre 2000
CHÂTEAU D'YQUEM 1928 (****)
Couleur vieil or. Arômes très botrytisés et très fins. Fruit confit sur la mirabelle. On ressent une certaine dose d'acidité volatile. Le vin est tout en dentelle avec une grande vivacité et une superbe minéralité. Etonnamment, il est assez peu liquoreux par rapport à ce que l'on attendait au nez. Il est encore d'une grande jeunesse.
Je n'avais malheureusement pas pris de notes écrites sur la bouteille dégustée en 1987, mais je me souviens qu'elle était excellente et qu'elle devait certainement rivaliser de qualité avec le 1929. (3 bouteilles entre 1987 et 2000)

Avril 2008
CHÂTEAU D'YQUEM 1928 (*****)
1928 fait partie indéniablement des très grands millésimes d'Yquem. Cette bouteille parfaite présentait un vin équilibré et structuré, d'une jeunesse infaillible. La douceur, le fruit confit et l'acidité (plus fraîche que sur les jeunes millésimes) se complètent parfaitement. Je le crois juste un peu moins concentré que le 1929.

Janvier 2014
CHÂTEAU D'YQUEM 1928 (*****)
Couleur très ambrée. Les arômes sont racés et très complexes avec des notes de raisin de Corinthe, de nougat et de parquet de chambre aristocratique juste ciré. Le palais est marqué par beaucoup de pureté et de finesse, même si tout est très dense. La douceur est moins marquée (et donc moins pesante) que sur les millésimes "récents". La finale est rehaussée par une très haute acidité. La personnalité est renforcée par des notes d'herbes fraîches (menthe), de quinquina et d'écorce d'agrumes. Il est grand mais il ne me marque pas autant que le 1929.
 
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Décembre 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1927
(****)
Les arômes indiquent une récolte plus sur maturée que botrytisée. Notes de pâte de fruit, de cire, de raisin sec, de thé... C'est assez délicat, sans manquer de caractère. La bouche est très pure et fine. Il y a peu de sucrosité, mais elle est perceptible. L'acidité donne une belle tension durant toute la longueur de bouche. La finale est marquée par une fraîcheur mentholée.
 
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Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1925 (**???)
Couleur très ambrée. Nez d'écorce, d'humus, de quinquina, de terre noire... Le style du vin fait plus penser à une récolte surmaturée qu'à une récolte botrytisée. Cet Yquem a moins de sucrosité que les autres. Il est pourvu d'une acidité très élevée. La bouche est marquée par des notes d'agrumes sur le pamplemousse. La finale a beaucoup de caractère. C'est un très bon vin, mais représente-t-il ce qu'est réellement l'Yquem 1925?
 
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Novembre 1998
CHÂTEAU D'YQUEM 1924 (**)
(bouchon d'origine) Magnifique couleur dorée à reflet orangé sans vieillesse. Nez très complexe et délicat, bois aromatique, fruits fins, (si on ferme les yeux, on croirait entrer dans la chambre d'une vieille demeure aristocratique). Vin tendre et délicat, la mandarine avec une belle amertume, boisé très fin, long sans être imposant, encore très frais en bouche, un Yquem original avec de la personnalité. L'ouverture ne lui est pas du tout défavorable: il reste tel qu'il était au début. La densité est moyenne.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1923 (**)
Je me souviens bien de cette bouteille bue en 1991 en compagnie du Comte Alexandre de Lur Saluces au Château. Il présentait délibérément un millésime pratiquement inconnu. Le vin était assez gras et doux. On sentait bien que l'on n'était pas en présence d'un grand Yquem, mais il était toujours bien vaillant.
 
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Mai 2005
CHÂTEAU D'YQUEM 1921 (*****)
Robe acajou sombre. Nez d'une beauté resplendissante. Une nature majestueuse qui nous laisse pantois. Crème fraîche, vanille, thé oriental très fin, raisins secs. La récolte parfaite a donné un vin parfait. La chair du fruit est grasse et sucrée à souhait, mais l'acidité indispensable à l'équilibre soutient le tout. Il est très dense sans être impressionnant de puissance. Il est d'une longueur infinie: sa nature sacrée, qui le rend intemporel, en est la cause. Ce 1921 mérite parfaitement l'aura mythique qui l'entoure. Monument de plaisir, il possède des qualités qui sont l'apanage et du 1945 et du 1937.
(8 bouteilles bues de 1987 à 2006, six parfaites, mais il y a des différences d'une bouteille à l'autre)

Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1921 (*****)
Couleur très ambrée, presque noire. Quel bonheur olfactif! Les arômes de fruits confits sont accompagnés par des notes d'amande, de chocolat noir, de vanille bourbon et de raisins de Corinthe. Le vin est absolument parfait de finesse, d'élégance et de densité. Il est incroyablement concentré, au point qu'il prend littéralement possession de notre palais. Un phénomène sans âge.
 
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Avril 2009
CHÂTEAU D'YQUEM 1920 (**???)
Couleur or bien ambré. Le nez indique malheureusement un vin déshonoré par un goût de bouchon. Le dégât causé n'est pas suffisamment marqué pour occulter certaines indéniables qualités: il est très équilibré et concentré, avec une superbe acidité et une finale mentholée. La récolte de base semble être de haute tenue. Certainement un grand millésime d'Yquem.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1919 (**)
La seule bouteille bue en 1987 était bonne, mais on sentait un vin que l'âge commençait à rendre bien fragile.

Décembre 2013
CHÂTEAU D'YQUEM 1919 (***)
Couleur or pâle. Le nez est discret. On devine une récolte plus "surmaturée" que liquoreuse ou botrytisée. Les arômes tendent vers le Madeira. L'âge se ressent. Le vin est moyennement dense avec une légère douceur. L'acidité est moins élevée que celle que l'on ressent habituellement sur les Yquem de cette époque. L'ensemble est cependant fort agréable et pourvu d'une belle harmonie.
 
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Avril 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1916 (****)
Couleur or un peu ambré. Au nez, on ressent de l'écorce d'orange, des raisins secs, de la cire de parquet....C'est très complexe et dense. Vin de sucrosité moyenne avec une petite amertume d'écorce d'orange séchée ou de quinquina. La finale est marquée par une acidité très élevée, ce qui est habituel pour les vins de cette époque. L'ouverture augmente encore sa complexité: chaque gorgée apporte de nouvelles sensations aromatiques et gustatives. Un Yquem inconnu mais superbe.
 
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Décembre 2003
CHÂTEAU D'YQUEM 1914 (***)
Couleur brun ambré. Au nez: très fin, grande fraîcheur. Café, caramel au lait, cire de parquet. Les fruits sont bien mûrs sans être confits. Le vin est d'une sucrosité moyenne mais très fine. L'acidité élevée mais agréable soutient le fruit. La longueur est moyenne. La finale est subtile et délicate. Un Yquem plus moelleux que liquoreux, tout en finesse. L'âge n'a pas encore altéré ses remarquables qualités.

Septembre 2010
CHÂTEAU D'YQUEM 1914 (***)
Couleur or dense. Nez complexe et fin. Notes d'abricots confits, de petits fruits secs, de menthe et de crème fouettée. On sent une légère acidité volatile positive. Vin dense encore bien jeune (grâce à l'acidité volatile). Le vin est plutôt moelleux que liquoreux. La finale est marquée par de l'eau-de-vie de mirabelle. Le soutien alcoolique est bien présent.
 
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Décembre 2011
CHÂTEAU D'YQUEM 1911 (***)
Je dois dire que de finir l'année 2011 avec un Yquem de 1911 est assez excitant! Les arômes partent sur le noyau d'abricot et la cire avec une touche camphrée. Le vin est assez corsé avec une douceur moindre que celle à laquelle on est habitué sur ce cru. L'alcool est présent.
 
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Novembre 2000
CHÂTEAU D'YQUEM 1906 (*****)
Sa couleur était acajou très sombre. Ce millésime fait partie des Yquem riches et puissants. Les arômes sont très amples, sur les confits de raisins de Corinthe, de caramel, et de Cognac. Le vin est étonnamment dense, avec un gras peu commun., et une sucrosité marquée. L'acidité fraîche habituelle aux Yquem de cette période est donc surpassée par le volume et le glycérol. Malgré cela, ce vin ne présente aucune signe de vieillissement marqué. C'est un millésime peu connu, à considérer comme très grand chez Yquem. Curieusement, il n'est pas mentionné dans le livre sur Yquem de Olney. Cette bouteille a été rebouchée en 1989 au Château-même.
(3 bouteilles bues entre 1997 et 2002, toutes du même niveau)
 
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Janvier 2015
CHÂTEAU D'YQUEM 1901
(*****)
Le nez est d'une finesse et d'une complexité exceptionnelles: nougat, écorce d'orange, caramel, figue. Une note minérale de type Riesling allemand lui procure une grande noblesse. Le vin est fin, dense et pur avec une extrême jeunesse. La longueur est impressionnante malgré la délicatesse de l'ensemble. Il n'a pas un gras marqué, mais plutôt une douceur "angélique" soutenue par une grandiose acidité, faisant ainsi penser à un Tokaji ancien. A nouveau le côté minéral "acidulé" nous rappelle le Riesling. C'est un Yquem marquant pour moi, car il est grandiose et bien différent des autres.
 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1900 (****)
Les quatre bouteilles bues entre 1987 et 2006 étaient toutes bien différentes.
La première, en 1987, semblait la meilleure, mais je n'avais pas pris de notes écrites. Je sais qu'il s'agissait d'un très grand Yquem avec une acidité finale qui procurait une magnifique fraîcheur. Il méritait une très haute note.
La deuxième bouteille bue en 2000 avait une couleur jaune ambré. Le nez présentait une finesse extraordinaire avec des notes de fruits confits, sur l'orange. Le vin était très,voire trop riche en alcool et terminait avec une amertume d'écorce d'orange.
La troisième, bue en 2005, était un peu déséquilibrée, surtout au niveau de l'alcool.
La quatrième, bue en 2006, était une mise De Luze. Pour la troisième fois, un déséquilibre d'alcool gênait la dégustation.

Septembre 2016
CHATEAU D'YQUEM 1900
(*****)
La cinquième bouteille est enfin parfaite!
Magnifique couleur or foncé qui tire légèrement sur l'ambre. Arômes purs, fins et subtils. Les confits de framboise ou de reine-claude sont accompagnés par des écorces d'agrumes (orange) et de carambole. Une belle minéralité lui procure de la noblesse. La bouche est une vraie dentelle. Rien n'est lourd. La densité est moyenne, mais la persistance est remarquable. L'âge ne lui a rien enlevé de son panache. C'est un grand Yquem, plutôt harmonieux et délicat que riche et concentré.
 
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Novembre 1998
CHÂTEAU D'YQUEM 1899 (*)
Elle présentait un déséquilibre d'alcool gênant. Elle m'a fait penser aux 1900 qui avaient connu le même problème. Comme je sais qu'il s'agit de deux millésimes grandioses, je pense qu'à un moment donné de leurs évolutions, quelques flacons ont dû refaire une petite fermentation en bouteille, augmentant ainsi le degré alcoolique.

Décembre 2003

CHÂTEAU D'YQUEM 1899 (****) (bouchon d'origine)
Couleur ambrée. Nez de raisin de Corinthe, aspect fumé, cire de parquet, bois humide, sucre candi le plus délicat, un peu de térébenthine (malheureusement)... Tout est dense mais fin. Vin très concentré avec une acidité élevée qui se termine sur la menthe fraîche. La sucrosité est moyenne, mais elle accompagne le fruit durant toute l'interminable finale. L'âge n'est pas un facteur qui semble intervenir sur ce vin. Un grand millésime d'Yquem, dans le style moelleux, vif et frais.

Juin 2016
CHATEAU D'YQUEM 1899
(*****)
Couleur ambré clair. Arômes d'une finesse et d'une complexité énormes. On y sent des fruits confits qu'accompagnent des notes de crème fouettée, de nougat, de raisin de Corinthe (Tokaji), de jus de poire, de thé froid... Tout est dense mais tout est aussi pur et délicat comme une fine dentelle. Le vin est très doux, mais il est ferme et dynamique grâce à son acidité exceptionnelle et à sa minéralité de Riesling allemand. Le fruité part sur l'orange et son écorce. La vivacité finale excite de plaisir les papilles gustatives. La longueur et la "buvabilité" sont exceptionnelles.
 
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Novembre 1998
CHÂTEAU D'YQUEM 1893 (*****)
(rebouché en 1987) Couleur vieil or profond. Puissant et délicat à la fois, finesse extrême, fruits confits, jeune. Le vin est très équilibré et concentré mais pas puissant. Il est intemporel car sa perfection occulte son âge. Le fruit est encore jeune avec une acidité d'une fabuleuse fraîcheur tout en étant enrobée par un fruit confit de mirabelle. On sent aussi que l'on entre dans une autre époque.

Septembre 2000
CHATEAU D'YQUEM 1893
(
*****)
Magnifique couleur ambrée limpide. Nez aristocratique de vieux cuir avec des notes de citron vert et de menthe. L'ensemble est d'une jeunesse étonnante. Le vin a une trame extrêmement serrée mais il n'est pas puissant. La grande sucrosité est parfaitement compensée par une acidité hors norme. Une merveille. Je pense que de telles acidités ne se retrouvent plus dans les millésimes du 20ème siècle.

(4 bouteilles entre 1993 et 2005, une seule n'était pas parfaite)

 
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CHÂTEAU D'YQUEM 1869 (*****) (consensus de deux bouteilles bues en 2002 et 2003)
(bouchon d'origine) Couleur ambre-noir très foncé mais limpide; c'est déjà un spectacle en soi. Le nez allie la puissance à la délicatesse. La complexité est exceptionnelle: raisin sec, chocolat au lait, nougat, confit d'abricot, caramel, figue, banane sèche, raisins confits, touche orangée... L'âge est totalement occulté. Vin gigantesque de par sa structure et sa personnalité, mais hautement civilisé. Il est fabuleusement concentré et équilibré. Tout est dense sans être lourd: c'est le miracle des grands vins. La douceur de sucre candi s'allie à une acidité fraîche et fine. Longueur sans fin, avec une densité quasi inégalée. Aucun signe de fatigue. Incroyable. Un nectar envoûtant. Cet Yquem 1869 constitue un événement inoubliable dans la vie d'un amateur de vin. Je ne le considère en rien inférieur au célèbre 1861. (4 bouteilles bues entre 1993 et 2003, toutes du même fabuleux niveau)
 
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Mai 2005
CHÂTEAU D'YQUEM 1861 (*****)
(Certainement bouchon d'origine) Robe rouge tirant sur le noir. Un rêve olfactif. Figue, pruneau d'Agen, crème de cassis, moka, sucre caramélisé, banane... Une densité et une complexité hors de tout ce que l'on peut imaginer. Le vin est si fort qu'on pourrait le mâcher. Le sucre est concentré au point de faire penser à un "Cream" de Jerez. L'âge est réellement un facteur inconnu pour ce nectar. L'impression olfactive et gustative est si marquante que l'on doit considérer cet Yquem comme une exception n'ayant rien à voir avec n'importe quel millésime du 20ème siècle. A ma connaissance, seul le 1869, tout aussi grandiose, s'en rapproche dans le style. C'est un vénement important dans la vie d'un oenophile.
Je l'ai dégusté une fois en compagnie du 1869. La différence était très peu marquée dans le style riche et puissant et de trouver l'un meilleur que l'autre était impossible. (3 bouteilles bues en 1993, 2000 et 2005, toutes parfaites)
 
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Décembre 1997
CHÂTEAU D'YQUEM 1825 (***)
Couleur très différente des autres Yquem: jaune dense (pas ambré) avec des reflets vert olive. Le nez indique une récolte plus ou moins surmaturée. La densité est moyenne. Les arômes sont complexes: fruits légèrement confits, épices, gingembre, safran,... Le vin est aussi de densité moyenne mais équilibré et agréable. Il a peu de douceur. On ressent plutôt du glycérol qui enrobe les composantes sur toute la longueur de bouche. Il aurait été impossible de lui donner un âge.
 
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Décembre 2005
CHÂTEAU YQUEM 1847
(*****) (bouchon d'origine ou alors très très âgé)
Niveau impeccable. La couleur, nettement moins foncée que des 1861 ou 1921, tire sur le brun-or, un peu comme du Cognac. Extrêmement limpide. Au nez, le type Yquem est bien présent: caramel au lait, nougat, crème fraîche, fruits confits, touche de cire de parquet. Ses arômes s'expriment avec beaucoup de noblesse, d'élégance et de force, sans violence. On resterait des heures le nez sur le verre: fruits, fleurs, épices, essences nobles... Le vin est très intense. Il bénéficie d'une légère acidité volatile qui renforce les sensations de manière subtile. On y ressent toutes sortes de fruits confits. Une touche d'écorce d'orange s'y mêle. Selon la légende, la récolte était totalement botrytisée. Ce point-là se confirme: à l'évidence, il y a passablement de sucre. Mais le vieillissement et le millésime exceptionnel accomplissent le miracle de l'harmonie: la sensation sucrée se confond véritablement avec un gras charnu si dense qu'il accompagne sans fléchir un instant l'acidité et les fruits confits (dont la mirabelle) durant l'interminable finale. La persistance révèle aussi une note mentholée fort agréable. Ce vin stupéfiant mérite tous les éloges qu'a pu lui faire en son temps le Grand Duc Constantin. Il a traversé les âges sans en subir le moindre outrage. 1847 est à coup sûr l'une des plus fabuleuses réussites d'Yquem.

Décembre 2006
CHÂTEAU YQUEM 1847
(*****)
Bouteille fantastique. Elle est cependant un poil en-dessous de celle bue en 2005..... mais je chipote.
 
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Décembre 2005
CHÂTEAU YQUEM 1811
(*****) (bouchon d'origine ou alors très très âgé)
Niveau parfait. Couleur brun-or, sensiblement la même que celle du 1847, mais très légèrement plus claire. Le nez se caractérise par une finesse exceptionnelle: c'est un rêve sur ce point. Dans le style, on se rapproche de la classe inimitable des plus grands Riesling allemands. Notes de fruits exotiques, de quinine, d'agrumes (mandarine). Là encore, rester le nez sur le verre: quel bonheur! La panoplie des senteurs est infinie et changeante d'un instant à l'autre. Le vin est tout simplement impérial. Jamais son extrême densité ne dévie sur la lourdeur. Encore plus que pour le 1847 la notion d'âge est un phénomène totalement inconnu pour lui. Il est un peu moins doux que le 1847, mais on ressent bien le sucre candi le plus fin. Les fruits confits emplissent la bouche du début à la fin. L'acidité affole littéralement les papilles, mais de manière sensuelle, car elle est enrobée par un gras très dense. La finale est caractérisée par une minéralité fabuleuse jamais ressentie dans un Yquem à mon sens. Si cela provient du terroir, alors c'est l'Everest des terroirs. Parler de longueur pour indiquer la persistance gustative de ce vin est un bien faible mot. Millésime mythique, Vin mythique. La perfection existe, oui!


Décembre 2009
CHÂTEAU YQUEM 1811 (*****) (rebouché en 1987)
Couleur bien ambrée et orangée, très limpide. Le nez se révèle d'une finesse incomparable et d'une infinie complexité. On ressent du caramel au lait, de la crème brûlée, de la cire de parquet, du pain d'épice, du thé froid....les notes minérales se développent plus tardivement, pour couronner l'édifice impérial.
L'énorme concentration du vin va de pair avec son équilibre. Mais il n'y a aucune lourdeur. L'acidité est celle des Riesling allemands avec une merveilleuse minéralité accompagnée par de la feuille de menthe et du quinquina. La douceur de sucre candi est bien présente, mais n'atteint de loin pas celle d'un Yquem 1967 par exemple.
Un vin de génie qui mérite de rester au panthéon.