CHÂTEAU D'YQUEM |
Yquem est resté de 1593 à 1997 aux mains d'une seule et même famille. |
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Octobre 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1999 (****) Un Yquem équilibré tout en étant assez riche. L'élevage n'est pas du tout marqué. Les fruits confits dominent au nez et en bouche. La finale est bien vive et fraîche. Le vin est agréable en ce moment, mais on devine bien qu'il ne développe qu'une petite partie des ses capacités pour l'instant. Juin 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1999 (****) Couleur jaune dense. Nez très confit qui dénote une haute maturité de récolte. On y retrouve de la confiture de reine-claude et d'abricot. Une petite touche d'acétone et d'acidité volatile se ressent, mais cela est dû à la trop grande jeunesse du sujet. Le vin est gras, rond et riche. L'alcool est bien présent. C'est certainement un grand Yquem, mais ses composantes ont besoin de quelques décennies pour se développer harmonieusement. |
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Juillet 2008: MAGNUM CHÂTEAU D'YQUEM 1997 (****) |
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| Septembre 2008: CHÂTEAU D'YQUEM 1996 (****) On devine un grand millésime d'Yquem. Mais à cet âge, que peut offrir un Yquem sinon des promesses! Il m'a paru un peu plus velouté et rond que le 1997 dégusté il y a peu de temps. |
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Juillet 2008: MAGNUM CHÂTEAU D'YQUEM 1991 (**) Je ne crois pas que 1991 est un millésime de grande tenue chez Yquem. Ce vin est bien typé et droit, mais il ne marque pas les esprits. |
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Novembre 2001: CHÂTEAU D'YQUEM 1990 (*****) Nez de fruits confits (abricot), rôti noble, racé comme peut l'être ce cru. La bouche confirme la densité du fruit, avec du miel. La douceur est fine, sans lourdeur. Vin de grande classe dans une phase de jeunesse. Le potentiel se ressent sans s'exprimer encore. (10 bouteilles bues entre 1997 et 2007) Décembre 2008: CHÂTEAU D'YQUEM 1990 (?) Couleur or dense. Arômes très confits, sur l'abricot. L'élevage se ressent avec des notes fumées. On perçoit aussi une touche d'acétone. Le vin est une grande liqueur riche et concentrée. C'est un Yquem en puissance, encore beaucoup trop jeune. Dès l'olfaction et jusqu'en finale, une certaine rusticité gênante occulte très légèrement ses énormes qualités: cette bouteille n'est pas vraiment parfaite. On devine quand même le grand millésime. Novembre 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1990 (****) ------>(*****) Couleur or dense. Le nez est très pur et indique une récolte parfaitement passerillée. Notes de crème fouettée, de confits d'abricots et de zeste d'orange. Vin d'équilibre avec une douceur bien présente mais compensée par la concentration du fruit et par son acidité. Grand Yquem encore beaucoup trop jeune. Mars 2011: CHÂTEAU D'YQUEM 1990 (*****) Arômes extrêmement complexes: malt, "rôti" du botrytis, zeste d'orange, massepain... La noblesse est là. Le vin est d'une harmonie parfaite. La finale est encore très fraîche avec un boisé pas encore totalement fondu. C'est un très grand vin du futur, juste un peu ouvert à l'heure actuelle. |
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Mai 2002: CHÂTEAU D'YQUEM 1989 (*****) Yquem 1989 est pour moi aussi fantastique que le 1990. Il est un peu moins volumineux mais plus fin. Son équilibre est exceptionnel, ainsi que son avenir. (5 bouteilles bues entre 1995 et 2002) Décembre 2008: CHÂTEAU D'YQUEM 1989 (*****) Couleur or qui tire très légèrement sur l'ambre. Nez délicat, tout en finesse. Beaucoup de complexité: fleurs jaunes, vanille, crème brûlée. On pense aussi à du Cognac. Le vin est concentré mais pas lourd, avec beaucoup de tonus et de fraîcheur. L'harmonie des composantes acides et sucrées est parfait. C'est un Yquem d'élégance promu à un brillant avenir. Juin 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1989 (*****) Couleur or-jaune dense. Nez très pur et fin. La noblesse est vraiment là. On y retrouve des notes de sucre brûlé, de raisin de Corinthe (comme dans les Tokay), et de marasquin. Le vin est d'une très grande densité, mais sans lourdeur. Le fruit rond est accompagné par une splendide acidité. Un très grand Yquem fin en même temps que concentré. Beaucoup trop jeune. Octobre 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1989 (*****) Bouteille parfaite. L'équilibre du millésime est parfait. Il commence à donner du plaisir, mais son summum appartient au futur. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1988 (*****) Premier d'une fantastique trilogie, l'Yquem 1988 est très dense et riche. On ne peut s'empêcher de comparer les 1988, 1989 et 1990. Ils sont tous extraordinairement bons, mais beaucoup trop jeunes pour que l'on puisse avancer une suprématie de l'un sur l'autre. 1988 est certainement le plus riche et le plus concentré. 1989 est le plus équilibré et le plus fin fin. (6 bouteilles bues entre 1994 et 2001) Août et décembre 2007: CHÂTEAU D'YQUEM 1988 (*****) Ces deux bouteilles ont confirmé les qualités devinées lors des premières dégustations. Il devient plus équilibré. Toutes ses composantes sont concentrées, mais le vin reste agréable à boire. La sucrosité est parfaite. Mai 2009: MAGNUM CHÂTEAU D'YQUEM 1988 (****) Nez très pur et dense avec des fruits très confits sur l'abricot. Notes de fruit de passion, d'orange et de crème brûlée. Le vin est puissant: c'est une grande liqueur dans laquelle on ressent de la confiture de mirabelle. Mais cet Yquem (de plus en magnum) n'a que 21 ans. Pour ce cru et pour la grandeur du millésime, c'est bien entendu beaucoup trop jeune. C'est donc immanquablement un futur 5 étoiles. Mars 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1988 (****) Un grand Yquem, à coup sûr. La trame est très serrée. Cette bouteille présentait un vin un peu moins gras et riche que d'habitude. Il évolue donc positivement. Son futur est grand et il obtiendra la note maximale. Octobre 2011: CHÂTEAU D'YQUEM 1988 (*****) Cet Yquem fantastique fait partie de la trilogie 1988-1989-1990 dont on sait les qualités et le potentiel. Cette bouteille était parfaite. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1987 (***) Une seule bouteille bue en 2001. C'était un Yquem équilibré et agréable. Sa structure ne lui permet pas de se comparer à ses trois poursuivants. Sa période maximale sera aussi plus restreinte. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1986 (*****) C'est un millésime bien charnu et riche. Il possède une grande structure et une forte sucrosité. La récolte semble avoir été fortement botrytisée. L'ensemble est d'un niveau grandiose. Il est évident qu'il est dans une phase d'extrême jeunesse même s'il tire très légèrement sur le style oxydatif. (3 bouteilles en 1992, 1999 et 2000) Décembre 2008: CHÂTEAU D'YQUEM 1986 (*****) Couleur or qui tire très légèrement sur l'ambre. Les arômes sont très amples et ouverts. On y trouve le fameux "rôti" du botrytis avec des raisins de Corinthe et un peu de Whisky. En bouche, on sent un vin équilibré qui commence à déployer ses qualités et sa complexité. Il est très doux et volumineux, mais une splendide acidité mentholée lui octroie une fraîcheur peu commune lors de la très longue persistance. Un grand Yquem fait pour durer. Avril 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1986 (*****) 1986 est un grand millésime d'Yquem. Il est marqué par le botrytis. Il fait partie d'une fameuse série avec 1983, 1988, 1989 et 1990. Vouloir préférer l'un d'eux est possible. Vouloir à l'heure actuelle annoncer que l'un d'eux est résolument plus grand que les autres me paraît présomptueux. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1985 (****) L'excellent Yquem 1985 est moins corsé que le 1986. Pour le moment, il s'exprime plus en délicatesse et semble aussi moins complexe. Là encore, il faut attendre pour voir. (1 bouteille bue en 1993) Octobre 2007: CHÂTEAU D'YQUEM 1985 (***) Un Yquem équilibré et élégant. La densité est moyenne pour ce cru. |
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Novembre 2006: CHÂTEAU D'YQUEM 1983 (*****) Voici un Yquem qui ne cesse de s'améliorer au fil des années, surtout au niveau de l'équilibre. Il entre dans la catégorie des Yquem riches de récolte. Il est donc volumineux et très rond. Il n'est cependant pas, et de loin, au sommet de ce qu'il peut donner. C'est à l'heure actuelle, le plus impressionnant Yquem des années 1980 de par sa force et sa complexité. (19 bouteilles bues entre 1987 et 2006) Décembre 2008: CHÂTEAU D'YQUEM 1983 (*****) Splendide couleur or ambré. Le nez, très ouvert et explosif, est un déferlement de vagues fruitées. On y sent des fruits exotiques comme l'ananas et de l'écorce d'orange. Le vin est d'une densité extrême. La merveilleuse douceur est compensée par une acidité "affolante" sur le citron vert et la menthe. La longueur est infinie. La perfection en ce moment et pour longtemps. Juin 2011: CHÂTEAU D'YQUEM 1983 (*****) Une première bouteille bouchonnée a laissé place à une seconde absolument parfaite. Cet Yquem est exceptionnel de finesse, de noblesse et de complexité. Sa grande structure ne l'empêche pas de se montrer d'une extrême délicatesse. Il entre à l'heure actuelle dans une phase de développement extraordinaire de ses composantes. Mais chacun sait que sa carrière s'étalera encore sur de nombreuses décennies. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1982 (***) Le Sauternais n'a pas eu la même réussite que l'ensemble du vignoble bordelais cette année-là. 1982 est un excellent Yquem en finesse, mais de structure moyenne. (2 bouteilles bues en 1996 et en 2002) |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1981 (***) Les deux Yquem 1981, bus en 1988 et en 1995, m'ont beaucoup plu. Il s'agit d'un millésime extrêmement subtil, équilibré et élégant. Il n'est pas dense mais sa dentelle est un plaisir pour le palais. Il était déjà bien prêt quand je l'ai dégusté et je ne pense donc pas qu'il s'améliore encore beaucoup et que son potentiel soit grand. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1980 (***) Les premiers Yquem 1980 que j'ai bus étaient vraiment superbes et prouvaient bien que le Sauternais avait produit des vins nettement supérieurs aux autres régions bordelaises cette anné-là. Ils paraissaient en tous les cas supérieurs aux 1981. Mais je ne crois cependant pas que l'Yquem 1980 ait l'étoffe pour tenir le coup et s'améliorer encore de nombreuses années. (5 bouteilles bues entre 1985 et 1998) |
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| CHÂTEAU D'YQUEM 1979 (**) Château d'Yquem 1979 est assez simple bien qu'agréable. Sa structure est vraiment moyenne. (4 bouteilles bues entre 1983 et 1995) |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1976 (****) Château d'Yquem 1976 a semblé très proche qualitativement du 1975 durant plusieurs années. Il impressionnait par sa masse onctueuse et veloutée. Le 1975 restait assez fermé tout en donnant des signes de grandeur. Par la suite, 1975 s'est ouvert et le 1976 a continué une carrière remarquable. Le 1976 que j'ai dégusté en décembre 2006 était d'une grande sucrosité avec de superbes fruits confits. Il était extrêmement élégant et complexe mais il semblait étonnamment tendre: son acidité (s'il en a) est peut-être masquée par le gras et la rondeur du vin. Dégusté à l'aveugle, il ne m'a pas fait penser à de l'Yquem. Pour moi, ce 1976 n'aura évidemment pas la même tenue que le 1975. (17 bouteilles bues entre 1983 et 2008, beaucoup de différences qualitatives, les deux dernières bouchonnées) Avril 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1976 (*****) Couleur or dense un peu ambré. Nez très ample et élégant. On ressent des fruits très confits de récolte (abricot principalement), des raisins de Corinthe et une touche de Cognac. Le vin est concentré et équilibré avec une parfaite sucrosité de sucre candi. On trouve aussi de la noix, de la menthe et un peu d'humus en finale. L'acidité est bien présente, mais le vin est rond et velouté du début à la fin. |
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Avril 1997: CHÂTEAU D'YQUEM 1975 (*****) |
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| CHÂTEAU D'YQUEM 1973 (**) La bouteille dégustée en 1982 montrait un Yquem assez simple, mais très agréable. |
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Novembre 1998: CHÂTEAU D'YQUEM 1971 (****) Couleur vieil or qui commence à devenir ambré. Nez d'eucalyptus et de menthe, très botrytisé, finesse et intensité. Très ample en bouche, grande structure serrée, un peu caramel avec un botrytis noble, extrêmement long. Un Yquem parfait. Certainement le plus beau de la décennie après le 1975. (10 bouteilles bues entre 1982 et 1999) Décembre 2008: CHÂTEAU D'YQUEM 1971 (*****) Couleur or ambré. Les arômes s'expriment sans retenue car le temps a accompli son oeuvre: fruits confits, champignons, malt, épices, safran... Le vin est une pure délicatesse. Le sucre candi très fin est accompagné par des notes mentholées et un magnifique minéral "aromatique". Sa structure remarquable n'est pas imposante. Peut-être à son apogée: un pur plaisir d'épicurien! Avril 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1971 (**???) Couleur or un peu ambré. Au nez, ce sont les arômes tertiaires d'humus et de terre qui dominent. Le vin est concentré, vif et très long. On devine un grand Yquem mais la rusticité de ce vin dénonce évidemment une bouteille pas parfaite. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1970 (****) |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1969 (**) |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1968 (**) |
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Mai 2005: CHÂTEAU D'YQUEM 1967 (*****) |
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Avril 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1966 (****) |
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Décembre 2008: CHÂTEAU D'YQUEM 1965 (***) |
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Décembre 2001: CHÂTEAU D'YQUEM 1962 (****) Yquem 1962 est vraiment intéressant. Ses magnifiques composantes ont une structure et une richesse qui sont suffisantes pour donner un vin de grande consistance mais sans lourdeur. Le sucre est magnifique et s'allie bien avec la fraîcheur de l'acidité. C'est un splendide Yquem racé qui pourra encore tenir le coup longtemps. Juin 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1962 (*****) Couleur or sombre. La densité d'arômes est assez impressionnante. Notes de caramel, d'orange et de malt. Tout se développe encore plus largement à l'ouverture. Le vin, bien que puissant, corsé et fort, reste très "civilisé". Sa base lui donne encore une très longue espérance de vie. Juin 2011: CHÂTEAU D'YQUEM 1962 (*****) Une bouteille parfaite. C'est un Yquem d'équilibre et de finesse. Toutes les composantes forment une symphonie empreinte de joie de d'exotisme. Sa complexité est digne des meilleurs millésimes. |
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Juin 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1960 (***) Couleur or foncé mais pas ambré. Arômes un peu discrets de fleurs d'orange et fruits légèrement confits. Bouche équilibrée de densité moyenne. La sucrosité n'est pas envahissante; elle est accompagnée en finale par une agréable amertume d'écorce d'orange. |
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Mai 2005: CHÂTEAU D'YQUEM 1959 (*****)
Couleur vieil or. Le nez est une délicatesse. La maturité est idéale. Les composantes sont fines et complexes: fruits confits, caramel, un peu "vieille chambre aristocratique au parquet bien ciré". Une grande pureté! Le vin a un sucre parfaitement intégré, accompagné par un remarquable glycérol et du confit de mirabelle. Il reste frais grâce à son acidité citronnée. La finale, sans être puissante, est très longue. On y ressent une petite amertume boisée, de la menthe fraîche et de l'écorce d'orange. Un grand Yquem tout en dentelle, aux antipodes du 1967. (4 bouteilles bues entre 1997 et 2005, quelques différences d'une à l'autre) |
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Mars 2011: CHÂTEAU D'YQUEM 1956 (****) Arômes d'écorce d'orange et de pamplemousse. C'est délicat mais dense. La douceur est là, mais elle n'est pas intempestive. La bouche est un pur jus d'orange sanguine avec une belle amertume de quinquina. Un Yquem raffiné, équilibré et sensuel plutôt que puissant. Son style est en-dehors de la ligne habituel du cru avec ses notes joyeuses et ensoleillées qui rappellent la Toscane. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1955 (****) 1955 a donné un Yquem moins en dentelle que le 1959. Mais il est voluptueux et ample en bouche. Son sucre est parfaitement intégré et sa rondeur le rend vraiment flatteur. Il n'est pas du tout atteint par l'âge et sa force lui donne la possibilité de tenir encore longtemps. (5 bouteilles bues entre 1987 et 2002) Avril 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1955 (*****) Couleur ambrée. Nez élégant et ample, très pur. La complexité s'exprime, entre autres, par des notes de fruits très mûrs, de raisins secs, de noix, de coing... Le vin est doté d'un grand équilibre. La magnifique douceur de sucre candi est balancée par une acidité "affolante" de bonbon acidulé. La très très longue finale est marquée par une superbe minéralité et par une jeunesse exceptionnelle. Ma plus belle bouteille d'Yquem 1955. Septembre 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1955 (*****) Couleur or très dense tirant un peu sur l'ambre. La complexité et la finesse marquent ce millésime. La densité du vin montre bien qu'il ne sera pas diminué par l'âge avant longtemps. Un grand millésime d'Yquem. |
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Juin 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1954 (***) Couleur assez ambrée. Arômes complexes: fleur d'orange, caramel brûlé, thé noir, raisins secs, quinquina,... Le vin est très équilibré. La fine et délicate douceur est vivifiée par une haute acidité. S'y rajoute une petite note oxydative qui nous rappelle les Tokay. La structure n'est pas imposante. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1953 (****) 1953 a donné un Yquem très riche et velouté. Sa nature est assez expansive et il développe ses composantes très mûres sans aucune retenue. Il est cependant moins concentré que certains grands Yquem comme 1949,... (1 bouteille dégustée en 1987) |
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Avril 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1950 (****) |
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Mai 2005: CHÂTEAU D'YQUEM 1949 (*****) Robe acajou brillant, magnifique. Au nez, c'est la droiture même. Fabuleuse ouverture d'arômes. Mandarine, bois oriental, sucre candi... Le vin est dense, sans lourdeur, marqué par une acidité de citron confit. Le sucre est d'une finesse exquise. Le palais ne faiblit jamais. L'acidité et le gras soutenus se mêlent très longtemps sans que l'un ou l'autre ne domine. La longueur est extrême. La persistance révèle du thé noir, de la quinine, du coing confit... L'ouverture le rend de plus en plus expressif. Un Yquem époustouflant, d'une jeunesse infaillible. (6 bouteilles bues entre 1993 et 2007, 5 fantastiques dont une aussi bonne qu'un 1945, et une seule un peu inférieure) Mars 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1949 (*****) Quelle splendeur, quelle majesté! La structure de ce vin est fantastique, mais il n'est pas épais ou lourd. Sa grande et fine sucrosité est équilibrée par la trame serrée et par une acidité merveilleuse de citron vert et de feuille de menthe. S'y rajoute de l'écorce de mandarine. La longueur est extrême. Il faudra attendre des décennies avant de le voir décliner. |
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Avril 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1948 (*****) |
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Mai 2005: CHÂTEAU D'YQUEM 1947 (*****) Robe acajou clair, mais dense. Nez marqué par le soleil de l'année. Le fruit est bien mûr et développé. Touche minérale et aromatique très agréable. Caramel mou, nougat... Forte personnalité. Vin puissant, riche, concentré, au caractère iodé. La vivacité impressionnante est due à une acidité volatile positive. Le rôti des grands millésimes botrytisés est très présent. La puissance est un peu celle du 1967, mais avec la faveur de l'âge. La bouche est marquée par le sucre, la crème brûlée, et la menthe fraîche en finale. La jeunesse de ce vin est incroyable. Paradoxalement, on se demande si les difficultés dues à la chaleur de l'année n'ont pas eu des retombées positives sur la qualité ce vin d'anthologie. (4 bouteilles bues entre 2000 et 2005, deux de niveau inférieur) Décembre 2008: CHÂTEAU D'YQUEM 1947 (****) Couleur ambrée. Nez complexe marqué par de l'acétone. Notes de caramel, de nougat, de cire de parquet... Le vin présente une magnifique douceur de sucre candi avec une acidité mentholée très élevée. Gande longueur. Cette bouteille est absolument excellente, mais j'en ai dégusté d'autres plus extraordinaires. |
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Mai 2005: CHÂTEAU D'YQUEM 1945 (*****) |
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Juillet 2007: CHÂTEAU D'YQUEM 1944 (****) Cet Yquem de structure moyenne est vraiment plaisant. Il n'est aucunement diminué par l'âge. Son équilibre le rend facile à boire. Le sucre n'est pas intempestif et l'acidité finale procure une grande fraîcheur. Notes orangées. Superbe. (même commentaire sur une autre bouteille bue en décembre 2007) Juin 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1944 (****) Couleur or orangé. C'est une pure délicatesse au nez. La complexité s'exprime sur les fruits exotiques, la fumée, les champignons et la minéralité des grands Riesling allemands. La bouche est très équilibrée. Le jus est fruité au possible, sur l'orange sanguine et le zeste d'orange. La grande vivacité de l'ensemble procure beaucoup de dynamisme. La longueur de bouche est absolument remarquable. Ne faiblira pas avant longtemps. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1940 (**) |
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Décembre 2008: CHÂTEAU D'YQUEM 1939 (*****) (bouchon d'origine) |
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Mai 2005: CHÂTEAU D'YQUEM 1937 (*****)
Robe acajou très clair. Nez de finesse en premier lieu. Arômes frais et denses de raisins de Corinthe et de thé noir. La sucrosité exceptionnelle est alliée à une acidité mordante qui fait penser au bonbon anglais: que c'est agréable et fin! Aspect d'agrumes confits. Ce n'est pas la puissance qui caractérise ce vin, mais l'équilibre général de ses composantes. Il est parfait maintenant, c'est une merveille! Il joue une symphonie délicate et magique. Basé sur un autre registre que le 1945, ce 1937 est le plus représentatif des Yquem équilibrés et fins du 20ème siècle. (8 bouteilles bues entre 1987 et 2006, toutes parfaites, mais présentant parfois des différences d'une à l'autre) |
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Juin 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1936 (?) Belle couleur or profond et dense. Les arômes partent sur les écorces d'oranges et les fruits très confits. La bouche est très bien équilibrée. La structure, sans être celle d'un 1937 est au-dessus de la moyenne. Malheureusement, ses capacités n'ont pu qu'être approchées car un petit goût de bouchon diminuait la qualité générale du vin. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1934 (****) L'Yquem 1934 est dans le style du 1937, mais avec un peu moins de précision et de structure. Il est aussi un peu plus tendre. (1 bouteille bue en 1987) |
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Mai 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1933 (***) Un Yquem différent du style habituel. Il semble être issu d'une récolte "surmaturée" plutôt que "botrytisée". Les arômes d'écorce d'orange et d'épices sont dominants. Le vin est assez fort en alcool. Il est très bien tenu, mais il ne s'améliorera certainement pas. |
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Avril 2004: CHÂTEAU D'YQUEM 1929 (*****) Couleur ambrée. Arômes d'une finesse extraordinaire, sur le cacao et les fruits confits. En bouche, vin équilibré, suave, onctueux, très présent, grande jeunesse de fruit sur l'ananas et le citron. Ce 1929 fait partie des grands millésimes du siècle avec encore une possibilité de long vieillissement. Il peut aussi faire penser au 1937, mais il est encore plus dense et plus confit. (4 bouteilles bues entre 1997 et 2004, trois parfaites et une légèrement bouchonnée) Mai 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1929 (*****) Dégusté à l'aveugle quelques jours après les 1921 et 1945, cet Yquem 1929 n'a pratiquement rien à envier à ces deux-là! La couleur est aussi très ambrée, presque noire. Les arômes très amples partent sur le caramel et les raisins confits, tout en élégance. La bouche est très concentrée avec une superbe sucrosité et une acidité élevée. L'ensemble est toujours hors d'atteinte du temps. Un fabuleux millésime d'Yquem. Juin 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1929 (*****) Couleur très ambrée, quasi noire. Le nez est d'une incroyable complexité: café, chocolat noir, thé, confits de toutes sortes de fruits...et une touche positive d'acidité volatile pour renforcer les arômes. La finesse est exceptionnelle. L'énorme sucrosité de sucre candi est compensée par une acidité merveilleuse de grand Riesling allemand. La longueur est infinie. Une bouteille parfaite sur un des très grands millésimes du siècle. Beaucoup mourront avant ce vin. |
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Septembre 2000: CHÂTEAU D'YQUEM 1928 (****) Couleur vieil or. Arômes très botrytisés et très fins. Fruit confit sur la mirabelle. On ressent une certaine dose d'acidité volatile. Le vin est tout en dentelle avec une grande vivacité et une superbe minéralité. Etonnamment, il est assez peu liquoreux par rapport à ce que l'on attendait au nez. Il est encore d'une grande jeunesse. Je n'avais malheureusement pas pris de notes écrites sur la bouteille dégustée en 1987, mais je me souviens qu'elle était excellente et qu'elle devait certainement rivaliser de qualité avec le 1929. (3 bouteilles entre 1987 et 2000) Avril 2008: CHÂTEAU D'YQUEM 1928 (*****) 1928 fait partie indéniablement des très grands millésimes d'Yquem. Cette bouteille parfaite présentait un vin équilibré et structuré, d'une jeunesse infaillible. La douceur, le fruit confit et l'acidité (plus fraîche que sur les jeunes millésimes) se complètent parfaitement. Je le crois juste un peu moins concentré que le 1929. |
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| Avril 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1925 (**???) |
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Novembre 1998: CHÂTEAU D'YQUEM 1924 (**) (bouchon d'origine) Magnifique couleur dorée à reflet orangé sans vieillesse. Nez très complexe et délicat, bois aromatique, fruits fins, (si on ferme les yeux, on croirait entrer dans la chambre d'une vieille demeure aristocratique). Vin tendre et délicat, la mandarine avec une belle amertume, boisé très fin, long sans être imposant, encore très frais en bouche, un Yquem original avec de la personnalité. L'ouverture ne lui est pas du tout défavorable: il reste tel qu'il était au début. La densité est moyenne. |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1923 (**) Je me souviens bien de cette bouteille bue en 1991 en compagnie du Comte Alexandre de Lur Saluces au Château. Il présentait délibérément un millésime pratiquement inconnu. Le vin était assez gras et doux. On sentait bien que l'on n'était pas en présence d'un grand Yquem, mais il était toujours bien vaillant. |
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Mai 2005: CHÂTEAU D'YQUEM 1921 (*****)
Robe acajou sombre. Nez d'une beauté resplendissante. Une nature majestueuse qui nous laisse pantois. Crème fraîche, vanille, thé oriental très fin, raisins secs. La récolte parfaite a donné un vin parfait. La chair du fruit est grasse et sucrée à souhait, mais l'acidité indispensable à l'équilibre soutient le tout. Il est très dense sans être impressionnant de puissance. Il est d'une longueur infinie: sa nature sacrée, qui le rend intemporel, en est la cause. Ce 1921 mérite parfaitement l'aura mythique qui l'entoure. Monument de plaisir, il possède des qualités qui sont l'apanage et du 1945 et du 1937. (8 bouteilles bues de 1987 à 2006, six parfaites, mais il y a des différences d'une bouteille à l'autre) Avril 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1921 (*****) Couleur très ambrée, presque noire. Quel bonheur olfactif! Les arômes de fruits confits sont accompagnés par des notes d'amande, de chocolat noir, de vanille bourbon et de raisins de Corinthe. Le vin est absolument parfait de finesse, d'élégance et de densité. Il est incroyablement concentré, au point qu'il prend littéralement possession de notre palais. Un phénomène sans âge. |
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Avril 2009: CHÂTEAU D'YQUEM 1920 (**???) |
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| CHÂTEAU D'YQUEM 1919 (**) La seule bouteille bue en 1987 était bonne, mais on sentait un vin que l'âge commençait à rendre bien fragile. |
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Avril 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1916 (****) Couleur or un peu ambré. Au nez, on ressent de l'écorce d'orange, des raisins secs, de la cire de parquet....C'est très complexe et dense. Vin de sucrosité moyenne avec une petite amertume d'écorce d'orange séchée ou de quinquina. La finale est marquée par une acidité très élevée, ce qui est habituel pour les vins de cette époque. L'ouverture augmente encore sa complexité: chaque gorgée apporte de nouvelles sensations aromatiques et gustatives. Un Yquem inconnu mais superbe. |
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Décembre 2003: CHÂTEAU D'YQUEM 1914 (***) Couleur brun ambré. Au nez: très fin, grande fraîcheur. Café, caramel au lait, cire de parquet. Les fruits sont bien mûrs sans être confits. Le vin est d'une sucrosité moyenne mais très fine. L'acidité élevée mais agréable soutient le fruit. La longueur est moyenne. La finale est subtile et délicate. Un Yquem plus moelleux que liquoreux, tout en finesse. L'âge n'a pas encore altéré ses remarquables qualités. Septembre 2010: CHÂTEAU D'YQUEM 1914 (***) Couleur or dense. Nez complexe et fin. Notes d'abricots confits, de petits fruits secs, de menthe et de crème fouettée. On sent une légère acidité volatile positive. Vin dense encore bien jeune (grâce à l'acidité volatile). Le vin est plutôt moelleux que liquoreux. La finale est marquée par de l'eau-de-vie de mirabelle. Le soutien alcoolique est bien présent. |
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Novembre 2000: CHÂTEAU D'YQUEM 1906 (*****) |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1900 (****) |
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Novembre 1998: CHÂTEAU D'YQUEM 1899 (*) Elle présentait un déséquilibre d'alcool gênant. Elle m'a fait penser aux 1900 qui avaient connu le même problème. Comme je sais qu'il s'agit de deux millésimes grandioses, je pense qu'à un moment donné de leurs évolutions, quelques flacons ont dû refaire une petite fermentation en bouteille, augmentant ainsi le degré alcoolique. Décembre 2003: CHÂTEAU D'YQUEM 1899 (****) (bouchon d'origine) Couleur ambrée. Nez de raisin de Corinthe, aspect fumé, cire de parquet, bois humide, sucre candi le plus délicat, un peu de térébenthine... Tout est dense mais fin. Vin très concentré avec une acidité élevée qui se termine sur la menthe fraîche. La sucrosité est moyenne, mais elle accompagne le fruit durant toute l'interminable finale. L'âge n'est pas un facteur qui semble intervenir sur ce vin. Un grand millésime d'Yquem, dans le style moelleux, vif et frais, alors que le 1900 est plutôt liquoreux et riche. |
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Novembre 1998: CHÂTEAU D'YQUEM 1893 (*****) (rebouché en 1987) Couleur vieil or profond. Puissant et délicat à la fois, finesse extrême, fruits confits, jeune. Le vin est très équilibré et concentré mais pas puissant. Il est intemporel car sa perfection occulte son âge. Le fruit est encore jeune avec une acidité d'une fabuleuse fraîcheur tout en étant enrobée par un fruit confit de mirabelle. On sent aussi que l'on entre dans une autre époque. (4 bouteilles entre 1993 et 2005, une seule n'était pas parfaite) |
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CHÂTEAU D'YQUEM 1869 (*****) (consensus de deux bouteilles bues en 2002 et 2003) (bouchon d'origine) Couleur ambre-noir très foncé mais limpide; c'est déjà un spectacle en soi. Le nez allie la puissance à la délicatesse. La complexité est exceptionnelle: raisin sec, chocolat au lait, nougat, confit d'abricot, caramel, figue, banane sèche, raisins confits, touche orangée... L'âge est totalement occulté. Vin gigantesque de par sa structure et sa personnalité, mais hautement civilisé. Il est fabuleusement concentré et équilibré. Tout est dense sans être lourd: c'est le miracle des grands vins. La douceur de sucre candi s'allie à une acidité fraîche et fine. Longueur sans fin, avec une densité quasi inégalée. Aucun signe de fatigue. Incroyable. Un nectar envoûtant. Cet Yquem 1869 constitue un événement inoubliable dans la vie d'un amateur de vin. Je ne le considère en rien inférieur au célèbre 1861. (4 bouteilles bues entre 1993 et 2003, toutes du même fabuleux niveau) |
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Mai 2005: CHÂTEAU D'YQUEM 1861 (*****) (Certainement bouchon d'origine) Robe rouge tirant sur le noir. Un rêve olfactif. Figue, pruneau d'Agen, crème de cassis, moka, sucre caramélisé, banane... Une densité et une complexité hors de tout ce que l'on peut imaginer. Le vin est si fort qu'on pourrait le mâcher. Le sucre est concentré au point de faire penser à un "Cream" de Jerez. L'âge est réellement un facteur inconnu pour ce nectar. L'impression olfactive et gustative est si marquante que l'on doit considérer cet Yquem comme une exception n'ayant rien à voir avec n'importe quel millésime du 20ème siècle. A ma connaissance, seul le 1869, tout aussi grandiose, s'en rapproche dans le style. C'est un vénement important dans la vie d'un oenophile. Je l'ai dégusté une fois en compagnie du 1869. La différence était très peu marquée dans le style riche et puissant et de trouver l'un meilleur que l'autre était impossible. (3 bouteilles bues en 1993, 2000 et 2005, toutes parfaites) |
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Décembre 1997: CHÂTEAU D'YQUEM 1825 (***) |
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Décembre 2005 CHÂTEAU YQUEM 1847 (*****) (bouchon d'origine ou alors très très âgé) Niveau impeccable. La couleur, nettement moins foncée que des 1861 ou 1921, tire sur le brun-or, un peu comme du Cognac. Extrêmement limpide. Au nez, le type Yquem est bien présent: caramel au lait, nougat, crème fraîche, fruits confits, touche de cire de parquet. Ses arômes s'expriment avec beaucoup de noblesse, d'élégance et de force, sans violence. On resterait des heures le nez sur le verre: fruits, fleurs, épices, essences nobles... Le vin est très intense. Il bénéficie d'une légère acidité volatile qui renforce les sensations de manière subtile. On y ressent toutes sortes de fruits confits. Une touche d'écorce d'orange s'y mêle. Selon la légende, la récolte était totalement botrytisée. Ce point-là se confirme: à l'évidence, il y a passablement de sucre. Mais le vieillissement et le millésime exceptionnel accomplissent le miracle de l'harmonie: la sensation sucrée se confond véritablement avec un gras charnu si dense qu'il accompagne sans fléchir un instant l'acidité et les fruits confits (dont la mirabelle) durant l'interminable finale. La persistance révèle aussi une note mentholée fort agréable. Ce vin stupéfiant mérite tous les éloges qu'a pu lui faire en son temps le Grand Duc Constantin. Il a traversé les âges sans en subir le moindre outrage. 1847 est à coup sûr l'une des plus fabuleuses réussites d'Yquem. Une deuxième bouteille dégustée en décembre 2006 était fantastique, sans toutefois égaler cette merveille. |
CHÂTEAU YQUEM 1811 (*****) (bouchon d'origine ou alors très très âgé) Niveau parfait. Couleur brun-or, sensiblement la même que celle du 1847, mais très légèrement plus claire. Le nez se caractérise par une finesse exceptionnelle: c'est un rêve sur ce point. Dans le style, on se rapproche de la classe inimitable des plus grands Riesling allemands. Notes de fruits exotiques, de quinine, d'agrumes (mandarine). Là encore, rester le nez sur le verre: quel bonheur! La panoplie des senteurs est infinie et changeante d'un instant à l'autre. Le vin est tout simplement impérial. Jamais son extrême densité ne dévie sur la lourdeur. Encore plus que pour le 1847 la notion d'âge est un phénomène totalement inconnu pour lui. Il est un peu moins doux que le 1847, mais on ressent bien le sucre candi le plus fin. Les fruits confits emplissent la bouche du début à la fin. L'acidité affole littéralement les papilles, mais de manière sensuelle, car elle est enrobée par un gras très dense. La finale est caractérisée par une minéralité fabuleuse jamais ressentie dans un Yquem à mon sens. Si cela provient du terroir, alors c'est l'Everest des terroirs. Parler de longueur pour indiquer la persistance gustative de ce vin est un bien faible mot. Millésime mythique, Vin mythique. La perfection existe, oui! |
Conclusions sur les Yquem 1847 et 1811
Ces bouteilles étaient de provenance sûre. Les conditions de stockage furent toujours parfaites. Il me paraît impossible d'en trouver de meilleures que celles que nous avons eu le bonheur de goûter. J'espère simplement qu'il en existe d'autres aussi bonnes. Les Yquem 1847 et 1811 bénéficient d'une aura particulière, car ils sont liés à des événements historiques marquants et parce qu'ils ont été considérés dès le départ comme exceptionnels. Il me semblait utopique de retrouver des sensations aussi fabuleuses que celles ressenties avec les 1869 et 1861. Je pensais que cette densité ne pouvait se retrouver que sur ces deux années extrêmement riches, puissantes et liquoreuses. J'étais loin du compte: 1847 et 1811, forts différents car moins doux et moins puissants, sont peut-être encore plus extraordinaires, à divers titres. Ils dégagent une sensation de perfection absolue et intemporelle jamais perçue à ce point dans d'autres millésimes. Ils jouissent d'une finesse et d'une acidité au-dessus de n'importe quel millésime du 20ème siècle par exemple. Le 1847 est un Yquem concentré, racé et équilibré. Ses prodigieuses qualités sont suffisantes pour en faire une vedette parmi les vedettes, apte à défier encore des décennies. Si j'osais tenter de le rapprocher de millésimes plus connus, je penserais à 1921 et 1949. L'immortel 1811 est un Yquem d'une finesse et d'une classe incomparables. Moins puissant que beaucoup d'autres millésimes, il reçoit la palme de la perfection et de la persistance aromatique et gustative. Son côté "minéral" est divin. J'ai de la peine à trouver d'autres Yquem qui s'en rapprochent. Je me force maladroitement à citer 1937 et 1975. Oser dire que l'un est meilleur que l'autre serait une marque absolue d'irrespect. Mais j'ose dire que ce sont les deux Yquem que j'ai préférés. |
Décembre 2009: CHÂTEAU YQUEM 1811 (*****) (rebouché en 1987)
Couleur bien ambrée et orangée, très limpide. Le nez se révèle d'une finesse incomparable et d'une infinie complexité. On ressent du caramel au lait, de la crème brûlée, de la cire de parquet, du pain d'épice, du thé froid....les notes minérales se développent plus tardivement, pour couronner l'édifice impérial. L'énorme concentration du vin va de pair avec son équilibre. Mais il n'y a aucune lourdeur. L'acidité est celle des Riesling allemands avec une merveilleuse minéralité accompagnée par de la feuille de menthe et du quinquina. La douceur de sucre candi est bien présente, mais n'atteint de loin pas celle d'un Yquem 1967 par exemple. Un vin de génie qui mérite de rester au panthéon. |