CHÂTEAU PETRUS |
Pétrus est un vin profond et charnu, dont les vertus s'harmonisent suprêmement avec le temps. Charme et puissance y font bon ménage. C'est un vrai vin de plaisir, moins complexe que certains Médoc ou Graves, qui n'a pas besoin de rites de dégustation sophistiqués. Sa chair opulente n'appartient qu'au Merlot. Sa générosité ravit et envoûte l'amateur dès la première gorgée. Au 19ème siècle, ce vin était déjà reconnu pour ses qualités, mais c'est le négociant Jean-Pierre Moueix qui a façonné le Mythe Pétrus depuis 1947. Mes plus grands Pétrus sont 1947, 1961, 1890, 1964, 1975, 1950, 1949 |
********************************************* |
Juin 2009: CHÂTEAU PETRUS 2000 (**?) Vin étonnamment strict et dur dans les tannins. La finale est même sécharde. Très certainement une bouteille pas parfaite. |
********************************************* |
Août 2001: CHÂTEAU PETRUS 1990 (*****) Robe rouge-rubis d'une grande limpidité. Nez marqué par un fruit parfait, avec des notes iodées et fumées, dans l'élégance. Tout est en dentelle, sans manquer de volume: c'est déjà un vrai plaisir. En bouche, le fruit domine avec une fraîcheur exceptionnelle. La finale est très très longue, et reste fine et concentrée. C'est un très grand Pétrus fait pour durer, mais cependant différent de certains millésimes plus corpulents. |
********************************************* |
Décembre 2007: MAGNUM CHÂTEAU PETRUS 1989 (*****) Couleur très foncée. Au nez, c'est de l'essence de Pétrus. Développement extrême des arômes de fruits comme la cerise noire et la truffe. Cette générosité nous emplit littéralement de joie. Vin baroque et génialement extravagant.....tout en restant civilisé. Extraordinaire à tous les niveaux. Je ne pensais pas retrouver dans les vins modernes une si grande nature. Pour moi, il possède les fabuleuses qualité du 1964, mais son exubérance le rapproche du 1947. Mai 2010: CHÂTEAU PETRUS 1989 (*****) Dégusté à l'aveugle, on ressent automatiquement le vin de grande envergure. La puissance impressionne. C'est un monument à attendre, qui deviendra immense. Dégusté à l'aveugle à côté de Haut-Brion 1989, je n'ai pas pu préférer l'un à l'autre. |
********************************************* |
| CHÂTEAU PETRUS 1987 (***) La bouteille bue en 1996 était surprenante de concentration pour le millésime. Le vin était assez tendre et fruité. |
********************************************* |
CHÂTEAU PETRUS 1986 (***) La bouteille bue en 2005 présentait un Pétrus 1986 massif et puissant. Son fruit était très développé et ses forts tannins bien enrobés par le gras. Par contre, il manquait de race et de caractère, à mon avis. |
********************************************* |
| CHÂTEAU PETRUS 1985 (****) La bouteille bue en 1995 avait l'élégance habituelle du millésime, sans lourdeur. C'était un magnifique Pétrus dans la dentelle plutôt que dans la puissance. |
********************************************* |
CHÂTEAU PETRUS 1983 (****) |
********************************************* |
Mars 2002: CHÂTEAU PETRUS 1982 (*****) Couleur rouge-rubis profond. Au nez, c'est le Merlot dans toute sa splendeur quand il est mûr à souhait. Epicé, racé et complexe, avec un boisé noble. Le vin est gras et concentré, doté d'une finale ronde, intense et vive. La densité est extraordinaire du début à la fin. Les tanins sont forts mais enrobés par le fruit. Quand on parle du fameux terroir de Pétrus, ce n'est pas en vain sur ce millésime. Ces qualités énormes sont cependant encore en gestation, car on remarque que le vin ne se donne pas pleinement. (6 bouteilles bues de 1986 à 2003) Octobre 2006: CHÂTEAU PETRUS 1982 (*****) Couleur rouge légèrement "tuilé". Nez complexe et racé, avec des fruits très mûrs de récolte. Très élégant et noble. Les composantes se sont à l'heure actuelle superbement harmonisées. Le vin est voluptueux, avec une chair dense et une bonne fraîcheur finale. Les tannins sont fondus, mais ils ne sont de loin pas sur le déclin. Les notes d'humus et de truffe noires qui se dégagent avec bonheur lui octroient la complexité et la noblesse qui pouvaient lui manquer lorsqu'il était plus jeune. La finale est très longue. C'est le plus beau Pétrus 1982 que j'aie bu. |
********************************************* |
| CHÂTEAU PETRUS 1981 (**) 3 bouteilles bues en 1992 et en 1993 présentaient un vin assez souple et facile pour un Pétrus. |
********************************************* |
| Août 1998: CHÂTEAU PETRUS 1980 (**) Bon Pétrus de structure assez moyenne. |
********************************************* |
| CHÂTEAU PETRUS 1979 (***) Pétrus 1979 est fruité, vif et fin. Il n'a pas une grande structure mais il joue sur l'élégance et la qualité de son terroir. (3 bouteilles bues entre 1987 et 1997) |
********************************************* |
Avril 2008: CHÂTEAU PETRUS 1978 (***) Nez tout en dentelle, avec un fruit très mûr mais pas compoté. Un peu de nougat et de cuir. Le vin est rond et élégant, très délicat. Certainement au maximum de ce qu'il peut donner à l'heure actuelle. (même commentaire sur une autre bouteille bue en juillet 2008) |
********************************************* |
Mars 2003: CHÂTEAU PETRUS 1976 (***) Vin au sommet de ce qu'il peut donner en ce moment, tout dans la dentelle et le plaisir. Le fruit est très développé et onctueux. Sa structure moyenne le rend facile à boire. (6 bouteilles bues entre 1981 et 2003) |
********************************************* |
Mai 2003: CHÂTEAU PETRUS 1975 (*****) Couleur rouge un peu "tuilé". Nez de fruits rouges vifs et frais. Touche exotique (mandarine), avec de la truffe noire et de l'humus. On sent bien le style de l'époque, ainsi que le millésime concentré et tannique. Le vin est très dense, avec une trame serrée et une acidité soutenue. Sa structure est robuste. Ses tannins, et son acidité citronnée en finale, lui procurent une jeunesse remarquable. L'ensemble donne l'impression d'une force contenue. Un tout grand millésime, très concentré, sans être volumineux, doté d'une haute personnalité. Son potentiel est encore grand. (4 bouteilles bues entre 1984 et 2003) |
********************************************* |
Octobre 2002: CHÂTEAU PETRUS 1973 (***) C'est un Pétrus tout à fait intéressant car il présente une certaine race malgré la qualité du millésime. Sa tenue est aussi remarquable. Juin 2009: CHÂTEAU PETRUS 1973 (**) Nez de Bordeaux classique un peu évolué. Notes végétales de lierre. Vin agréable, de structure moyenne. |
********************************************* |
Décembre 2007: CHÂTEAU PETRUS 1972 (***) Vin étonnant, car encore fruité, équilibré et très plaisant à boire. La densité est moyenne, mais les composantes sont bien équilibrées. Vu la qualité avérée du millésime, je ne m'attendais pas à cette bonne surprise. J'ai dégusté très peu de Bordeaux de 1972: ce Pétrus est celui que je retiendrais. |
********************************************* |
Février 2005: CHÂTEAU PETRUS 1971 (****) Nez typé Merlot, très agréable. Notes de vanille, d'humus, de champignons avec un magnifique fruit. Le vin est velouté et délicat, tout en finesse. La finale est encore marquée par une belle acidité et reste sur le fruit. C'est un vin de plaisir au sommet en ce moment. Un Pétrus plutôt délicat que puissant. (5 bouteilles bues entre 1987 et 2005, toutes du même style parfaitement agréable) Novembre 2010: CHÂTEAU PETRUS 1971 (*****) La dégustation de ce grandiose Pétrus 1971 donne une leçon. Dégusté à l'aveugle, il a impressionné par sa force et sa jeunesse, alors que chacun voit dans ce millésime un vin beaucoup plus velouté et tendre. Son onctuosité est, au contraire, accompagnée par des tannins forts et athlétiques. La plus belle bouteille de Pétrus 1971 que j'aie bu. On se demande comment un vin qui a toujours paru tendre et "facile" peut devenir aussi costaud 30 après. Octobre 2011: CHÂTEAU PETRUS 1971 (*****) Une bouteille absolument enthousiasmante et étonnante. D'habitude, Petrus 1971 est assez enjôleur avec un fruit rond, tout en délicatesse. Celui-ci est marqué par des arômes d'une jeunesse confondante sur des fruits noirs (mûre et cerise) accompagnés par des notes de truffe et de cuir. Le vin est concentré et fort avec des tannins somptueux et une acidité qui donne une grande vitalité à l'ensemble. Grandiose. |
********************************************* |
Mai 2003: CHÂTEAU PETRUS 1970 (*****) Couleur rouge dense un peu "tuilé". Nez fondu, extrêmement élégant, subtil et harmonieux, racé cependant. Etonnamment fin pour le millésime. Le vin est charnu, riche, crémeux, et velouté jusqu'en finale. Le glycérol est si marqué qu'on voisine le sucre. Il est très long et procure un intense plaisir. Une splendeur en ce moment. Malgré sa belle structure, il paraît plus tendre et prêt que prévu pour un 1970. Un autre Pétrus 1970 fut bu un mois après. Il avait les mêmes qualités mais il semblait un peu plus frais: c'était un magnum. (11 bouteilles et 1 magnum bus entre 1982 et 2003) Septembre 2011: CHÂTEAU PETRUS 1970 (*****) Une bouteille parfaite. Les senteurs de fruits rouges et noirs bien mûrs jaillissent sans retenue du verre. Les arômes de maturité, sur le cacao, la vanille et le cuir apparaissent tranquillement. Le vin est particulièrement onctueux et riche. Il dévoile ses charmes sans compter et c'est plaisir infini que de le laisser amadouer notre palais. |
********************************************* |
CHÂTEAU PETRUS 1969 (*) Une bouteille bue en 1985 ne pouvait convaincre personne. Septembre 2008: CHÂTEAU PETRUS 1969 (**) Vin dont le fruit est toujours présent. L'ensemble est plaisant, mais de structure moyenne. |
********************************************* |
Septembre 2004: CHÂTEAU PETRUS 1967 (***) |
********************************************* |
Mai 2003: CHÂTEAU PETRUS 1964 (*****) Couleur rouge sombre et profond. Nez plein et sensuel, marqué par une grande complexité: fruit très mûr de récolte, moka, café, bois doux, chocolat au lait, humus, pruneau d'Agen... Le vin est moelleux, sans aucune aspérité. Quel velours! Les tannins sont extraordinairement fins tout en étant puissants. Si puissants qu'on les ressent malgré la volumineuse et onctueuse chair qui les enrobe. La finale est très très longue, avec un fruit charnu qui s'accroche longtemps au palais. C'est un vin baroque et exubérant, fait pour enthousiasmer les épicuriens. Un tout grand millésime chez Pétrus, et qui a encore de la réserve. Une bouteille bue en 2005 était semble-t-il encore plus grandiose! Pétrus 1961 possède peut-être des qualités supérieures, mais je peux dire que le 1964 me donne autant de plaisir. (3 bouteilles bues entre 1993 et 2005) |
********************************************* |
| Décembre 1993: MAGNUM CHÂTEAU PETRUS 1962 (****) Au nez, la truffe se ressent fortement avec des notes élégantes de sous-bois et un fruit bien développé. La puissance est là mais rien n'alourdit le palais. Grand vin de caractère. |
********************************************* |
Octobre 2006: MAGNUM CHÂTEAU PETRUS 1961 (*****) Magnifique couleur rouge rubis. Le nez envoûtant et sensuel du Pétrus parfait. Aucun arôme tertiaire n'apparaît encore: on reste sur des fruits rouges denses et frais. Le Merlot se donne dans toute sa splendeur. Le vin est étonnant de jeunesse et de perfection avec un fruit charnu et des tannins superbes. La concentration du millésime en fait de l'essence de Pétrus. Les composantes remarquablement équilibrées donnent un vin agréable actuellement, mais le temps doit encore accomplir son oeuvre pour les magnifier. (1 bouteille bue en 2003, 2 magnums bus en 2004 et en 2006) |
********************************************* |
Mai 2003: CHATEAU CHÂTEAU PETRUS 1959 (****) Couleur rouge-rubis. Nez fort et racé de l'époque, très nature, un peu fumé et rustique, sur la réglisse. A l'ouverture, il s'affine sur des notes de nougat, et prend beaucoup d'ampleur. C'est une personnalité aristocratique. Le vin est pourvu d'une grande concentration, avec un glycérol suave jusqu'à la douceur. Les tannins virils surgissent de cette masse au moment de la rétro-olfaction. En finale, un aspect "rafleux" renforce son caractère déjà bien trempé. A nouveau un grand millésime, marqué par une forte nature qui l'éloigne du style Pomerol. Encore du potentiel. |
********************************************* |
Juillet 2008: CHÂTEAU PETRUS 1955 (****) Un magnifique Pétrus en dentelle. Le Merlot au fruit bien mûr et développé, avec un grand équilibre de toutes les composantes. Il semble délicat, mais il n'est absolument pas faible. |
********************************************* |
Octobre 2004: MAGNUM CHÂTEAU PETRUS 1950 (*****) Au nez, on ressent le style parfait du Pétrus tout dans les fruits rouges et la dentelle. Le boisé est d'une grande finesse. Les fruits encore jeunes donnent une sensation de plaisir désinvolte et joyeux. Le vin est tonique et vif, accompagné d'un superbe fruit dense sans lourdeur. Les tannins sont fondus et se noyent dans la chair avec volupté. C'est le vin parfait dans le "bien-être" immédiat qu'il procure. On n'a pas besoin de réfléchir: ça plaît naturellement. La jeunesse de son fruit nous laisse imaginer qu'il va durer encore longtemps même s'il est au sommet de ses capacités à l'heure actuelle. (3 bouteilles bues entre 2000 et 2003, et 1 magnum bu en 2004, tous parfaits) |
********************************************* |
Mai 2003: CHÂTEAU PETRUS 1949 (*****) Couleur rouge sombre. Nez de vrai seigneur, très racé. On y décèle des notes terreuses et minérales, des fruits noirs (cerise), du pruneau, de l'iode... Le vin est concentré, avec le glycérol qui enrobe des tannins impressionnants. Le fruit est rond, mais très serré. Le vin déploie une grande harmonie finale, avec une incroyable rétro-olfaction dense et virile. Un vin géant. Mai 2007: CHÂTEAU PETRUS 1949 (*****) |
********************************************* |
Mai 2003: CHÂTEAU PETRUS 1948 (****) |
********************************************* |
Mai 2003: CHÂTEAU PETRUS 1947 (*****) Couleur rouge-rubis dense sur laquelle il est impossible d'avancer un âge. Au nez, c'est le miracle olfactif. On y ressent du Porto sans l'alcool, avec un fruit d'une densité extraordinaire et d'une pureté incomparable. Notes de nougat, de crème fouettée, de pruneau et de myrtille. C'est un vin hors norme, car il réussit l'impossible gageure de réunir la concentration et la puissance sans qu'il n'y ait de lourdeur. Le fruit est à croquer, les tannins tapissent le palais car ils y sont collés par le glycérol. Le plaisir du début à la fin. Un rêve que l'on se doit de comparer à une autre immensité: le Cheval Blanc 1947. Les deux vins sont à compter parmi les géants du siècle. Procurant les mêmes sensations, le Pétrus est un peu plus civilisé que le Cheval Blanc affichant une folie baroque extravagante. Un magnum bu en septembre de la même année était tout autant sensationnel, mais il semblait un peu plus "jeune". Novembre 2008: CHÂTEAU PETRUS 1947 (**) MISE SANDERS Couleur rouge sombre. Nez fruité très expansif et exubérant. L'acidité volatile est presque intempestive. Le vin est puissant, concentré et riche en alcool, avec une longue persistance. On ressent un boisé d'élevage pour le moins "rustique". Le vin se boit bien, mais on doit reconnaître qu'il manque quelque peu de raffinement. De loin pas, du moins pour cette bouteille, au niveau de la mise d'origine. Avril 2011: CHÂTEAU PETRUS 1947 (**) MISE VAN DER MEULEN La bouteille, d'un très bon niveau, semblait vraie. Le vin est très corpulent et riche. Il a bien tenu, mais il a une petite acidité volatile qui le déséquilibre. L'ouverture ne l'a pas amélioré. Dommage, car la mise Van Der Meulen s'est parfois comportée aussi bien que la mise d'origine lors de comparaisons directes. |
********************************************* |
Mai 2003: CHÂTEAU PETRUS 1945 Couleur rouge sombre. Le nez est malheureusement très légèrement bouchonné. On devine quand même la race et le style du millésime. Des notes cuir-animal renforcent sa forte personnalité. On découvre aussi des fruits noirs comme le cassis. Une grande jeunesse se dégage de l'ensemble. Le vin est concentré à l'extrême, comme le 1961. Le fruit est dense, et la trame tannique est très serrée, avec une haute acidité citronnée en finale. Je pense que ce vin n'a pas terminé son évolution positive, et que sa structure phénoménale lui assure un potentiel de plusieurs décennies encore. Il durera peut-être même plus longtemps que le 1947. Le petit problème de bouchon ressenti n'empêche pas de deviner qu'à l'évidence ce vin vaut (*****). |
********************************************* |
Avril 2010: CHÂTEAU PETRUS 1943 (***) Robe un peu brunie, mais belle et dense. Arômes de grande ampleur, très élégants. On y retrouve du caramel mou et du nougat mélangés à des fruits noirs surmûrs (confiture de myrtille). Vin rond, quasi sucré, doté d'une belle acidité finale. Il est plus délicat que structuré. Absolument délicieux du début à la fin. |
********************************************* |
Décembre 2003: CHÂTEAU PETRUS 1934 (mise belge) (****) Couleur rouge peu dense mais superbe. Au nez: grand volume de fruit et élégance. Le vin est onctueux et plein. Les fruits rouges sont accompagnés d'une superbe acidité en finale. La truffe noire est aussi présente. Le vin agréable par excellence. Structure remarquable. Un grand Pétrus charnu ressemblant fortement au 1964. |
********************************************* |
Décembre 2003: CHÂTEAU PETRUS 1926 (*) Couleur rouge peu dense. Au nez: arômes tertiaires marqués. Le vin est un peu décharné par le vieillissement. L'acidité domine les autres composantes légèrement affadies. Bouteille malheureusement pas au sommet, mais parfaitement buvable. |
********************************************* |
Décembre 2003: CHÂTEAU PETRUS 1890 (*****) Un événement en soit puisqu'il s'agissait de la plus vieille bouteille de Pétrus recensée au monde. Le niveau, bien visible, laissait raisonnablement présager des problèmes qualitatifs: les doutes furent rapidement écartés. La couleur était incroyablement belle, jeune, limpide et éclatante, différente de celle de tous les autres Pétrus: rouge très foncé tirant sur le noir. Au nez: race et noblesse, énorme caractère. Fruits noirs, nougat, chocolat noir, café, réglisse, sureau bien mûr. Phénoménal car sans âge. Vin d'une concentration grandiose et d'un équilibre exceptionnel. Fruit parfait, comme à la récolte. Aucune lourdeur malgré le grand volume et la matière première très concentrée. Personnalité marquante. Un moment d'émotion. Un Pétrus fantastique totalement en-dehors du type habituel. La récolte issue de vignes pré-phylloxériques explique certainement ce fait. |