CHÂTEAU MARGAUX |
Margaux est l'archétype d'un cru où rien n'est laissé au hasard. La vigne est suivie sans faille et les raisins sont pris en charge dès leur arrivée au tri. La vinification et l'élevage ont pour but de produire un vin corsé et harmonieux, empreint de son extraordinaire terroir. La régularité est époustouflante depuis 1978, grâce à l'arrivée des Mentzolopoulos à Margaux. Les vins de la commune de Margaux sont considérés comme féminins par rapport aux autres appellations médocaines. D'après moi Château Margaux ne confirme pas cette règle, produisant plutôt des vins fermes et solides. Je pense aussi que le professionnalisme de l'équipe dirigée par Paul Pontallier est poussé si loin qu'il risque parfois de dominer la vraie nature des récoltes. |
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Novembre 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1999 (***) Vin pur et droit. On sent un suivi de a à z pour donner un vin sans défaut. Mais il est bien trop jeune à l'heure actuelle. |
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Aôut 2001: CHÂTEAU MARGAUX 1990 (***) Nez très intense de fruits de grande maturité. On y trouve le pruneau ou la cerise noire. Le vin est très opulent, et étonnamment riche en alcool, avec une finale assez astringente. On voudrait que ce soit une bouteille dont la qualité n'est pas à 100%. Mais il se peut que Margaux n'ait pas réussi au mieux à équilibrer la qualité de la récolte (comment était-elle?) avec le choix de la vinification. 1990 est beaucoup mieux considéré en général. Les 4 autres bouteilles que j'ai bues entre 1993 et 2003 me paraissaient facilement valoir ****. Août 2009: CHÂTEAU MARGAUX 1990 (*****) Heureuse surprise! Je retrouve dans ce 1990 ce qui semblait manquer au 1985 (dégusté en parallèle). C'est en effet un vin de grande structure et de grand équilibre. Fruit parfait, tannins somptueux et belle chair. La longueur est vraiment remarquable. Encore bien jeune. Octobre 2009: CHÂTEAU MARGAUX 1990 (****) C'est reconnu, Margaux a produit un 1990 exceptionnel. Ce vin est parfait à tous les niveaux. Il est puissant et équilibré. Je ne peux m'empêcher cependant de lui reprocher un style un peu trop "léché" ou trop "dirigé". Novembre et décembre 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1990 (*****) Margaux 1990 est une réussite à chaque fois confirmée lorsqu'on le déguste. Il possède toutes les meilleures qualités de ce cru. Et il n'est pas prêt de décliner. Août 2011: CHÂTEAU MARGAUX 1990 (*****) Ce Margaux 1990 est vraiment somptueux! Il possède cette perfection de finesse et d'équilibre qui enchante le palais. Tout "coule de source", aucune déviance pour gêner la ligne idéale. Il est grandiose à boire maintenant, mais son maximum n'est pas encore atteint. |
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CHÂTEAU MARGAUX 1989 (***) |
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| CHÂTEAU MARGAUX 1988 (****) Ce 1988 est un Margaux de forte personnalité. Il semble solidement constitué à tous les niveaux. ( 3 bouteilles bues en 1997, 2001 et 2003) Juin 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1988 (****) Novembre 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1988 (****) Margaux a produit un excellent 1988. Sa structure n'est pas imposante, mais elle est bien là. |
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| CHÂTEAU MARGAUX 1987 (***) Margaux, comme tous les grands terroirs, s'en est sorti superbement sur ce millésime assez moyen. (4 bouteilles bues entre 2001 et 2003) |
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Avril 2004: CHÂTEAU MARGAUX 1986 (****) Couleur rouge-rubis sombre, très jeune. Nez corsé et racé. Une perfection des composantes, avec des fruits noirs un peu réglissés, d'une pureté exceptionnelle. Vin riche et concentré. Tout est parfaitement mis en place, comme dans une symphonie... C'est du haut vol. La vinification est dirigée au point que le vin plaira plus aux puristes ou dégustateurs professionnels qu'aux amateurs de Bordeaux "classique". Ce 1986 me fait penser au Mouton du même millésime: on peut se demander si la puissance qu'ils présentaient dans leur prime jeunesse peut donner un vin harmonieux et vraiment agréable avec le vieillissement. (10 bouteilles bues entre 1997 et mai 2007) Décembre 2007: CHÂTEAU MARGAUX 1986 (****) Couleur très dense. Nez élégant, racé et fort. Fruits noirs. Vin de plaisir avec une matière concentrée très développée. Il est en même temps corsé et fin. Il semble être au sommet de la gloire à l'heure actuelle, mais il ne va pas s'éteindre avant longtemps. Octobre 2009: MAGNUM CHÂTEAU MARGAUX 1986 (*****) Les arômes sont vraiment dans la noblesse, avec de l'ampleur. L'élégance est là malgré une touche "cuir-animal". Le vin est concentré, avec un fruit dense et serré. L'acidité donne un tonus remarquable à l'ensemble. Cette bouteille n'a quasi pas encore développé d'arômes ou de goûts tertiaires. C'est le plus beau Margaux 1986 que j'aie dégusté. Février 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1986 (***) !!!! Une bouteille très bonne mais qui n'atteint de loin pas la qualité de le dernière dégustée. Le vin a une finale étonnamment sèche et stricte. Novembre 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1986 (*****) Margaux 1986 continue sa grande carrière. Il est puissant et racé. Son fruit concentré équilibre bien son acidité et ses tannins fortement constitués. Il est taillé pour durer. |
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CHÂTEAU MARGAUX 1985 (*****) J'aime le Margaux 1985 parce qu'il est fin en même temps que racé. S'il est moins concentré que le 1986, il ne manque pas de densité. Toutes ses composantes se déploient dans la plus belle harmonie. C'est un des Margaux qui représente au mieux ce que peut produire son terroir. (14 bouteilles bues entre 1989 et 2006) Août 2009: CHÂTEAU MARGAUX 1985 (****) Une véritable dentelle. Les composantes sont maintenant développées au maximum. L'équilibre est remarquable. C'est un vin de plaisir. En allant au fond des choses, j'y ai ressenti quand même un fruit qui perd un peu de sa tonicité et une touche végétale. Je pense que la récolte de base, comme dans beaucoup de 1985, n'était pas des plus concentrées (à la vigne s'entend). Novembre 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1985 (****) Margaux 1985 est resplendissant à l'heure actuelle. Il joue sur un autre registre que le 1986: il est équilibré et délicat. Mars 2011: CHÂTEAU MARGAUX 1985 (****) Margaux 1985 est d'une parfaite élégance. Il donne le plaisir maximum à l'heure actuelle de par le développement optimum de ses composantes. On sent qu'il n'a pas la puissance du 1986: il joue sur de la dentelle fine et pure. |
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| CHÂTEAU MARGAUX 1984 (***) Margaux 1984 est au-dessus du lot en ce qui concerne ce millésime. (1 bouteille bue en 2001) |
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Juin 2003: CHÂTEAU MARGAUX 1983 (*****) Nez racé et noble, le terroir au plus haut niveau, le fruit est très pur, l'équilibre est exceptionnel, peut-être pas encore à sa plus grande plénitude. Le vin est parfait dans sa construction, toutes ses composantes sont soutenues et forment un ensemble imposant, mais trop jeune en ce moment. Tout grand vin. Je pense qu'il s'agit certainement du plus grand Bordeaux du millésime. (10 bouteilles bues de 1988 à 2006) Novembre 2008: CHÂTEAU MARGAUX 1983 (*****) Couleur rouge-noir sombre. Nez racé et fort, sur les fruits rouges denses avec des notes empyreumatiques. Le vin est corsé mais assez fin. Son fruit est vraiment concentré et charnu. La longueur est extrême. Une très grand vin "dynamique" avec beaucoup de potentiel. |
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Mars 2002: CHÂTEAU MARGAUX 1982 (****) Couleur rouge-rubis profond. Nez de grande harmonie sur le fruit jeune et le terroir, avec une touche iodée. On y ressent un suivi à tous les niveaux. Le vin est très corsé et riche, le fruit est concentré, les tanins et l'alcool raffermissent la finale de manière encore un peu stricte à l'heure actuelle. C'est un magnifique Margaux assuré d'un bel avenir, mais deviendra-t-il vraiment resplendissant ? (10 bouteilles bues de 1985 à 2002) Novembre 2009: CHÂTEAU MARGAUX 1982 (****) Les arômes sont amples et élégants, même si le caractère est bien marqué. Les notes de bois doux et de cuir qu'on ressent sont peu habituelles de ce cru. Le vin est riche et fort. Les tannins sont encore très fermes. La finale présente un aspect fumé et réglissé avec une touche iodée. Il semble que ce vin est entré dans une phase de repli. Novembre 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1982 (****) Grand vin puissant et corsé, avec du caractère. Mais il souffre, cette fois-ci en tous les cas, de la comparaison directe avec le 1986 dégusté lors de la même manifestation. |
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CHÂTEAU MARGAUX 1981 (***) Margaux 1981 est une réussite. Il a mieux tenu que la plupart des autres vins du millésime. Il mériterait peut-être une meilleure note. (5 bouteilles bues de 1998 à 2001) |
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CHÂTEAU MARGAUX 1980 (***) Le seul Margaux 1980 que j'ai bu, c'était en 1984. C'était alors un vin bien jeune, mais il était superbement fruité et agréable. |
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CHÂTEAU MARGAUX 1979 (****) C'est vraiment un vin magnifique et resplendissant. Il est vif et frais. Il n'est pas volumineux, mais sa trame est serrée et son fruit vigoureux. C'est un Bordeaux classique d'un style fort différent du riche 1986. (3 bouteilles bues en 1986, en 1987 et en 1991) Octobre 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1979 (****) Un Margaux superbe en ce moment. Il n'a pas la force des 1986 ou 1990, mais il est élégant et fin, tout en dentelle. On le voit même un peu fragile, mais il donne un maximum de plaisir. |
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Avril 2003: CHÂTEAU MARGAUX 1978 (*****) Nez racé, marqué par le terroir au plus haut niveau. Le fruit parfait est encore d'une jeunesse étonnante. Le vin est concentré, fin et vif. La trame est très serrée, mais le vin n'est pas lourd. Il a encore le style d'une époque où l'on ne cherchait pas la puissance à tout prix. Un vin de haut vol, d'une grande pureté. On en boirait une bouteille tout seul! |
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CHÂTEAU MARGAUX 1976 (*) Les deux bouteilles bues en 1983 et 1984 m'ont laissé le souvenir d'un vin assez peu concentré avec un fruit de récolte trop mûr. |
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| CHÂTEAU MARGAUX 1975 (*) Les deux bouteilles bues en 1982 et en 1991 étaient de qualité faible. Le vin était strict et dur. |
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CHÂTEAU MARGAUX 1973 Ce millésime n'a pas grande réputation, mais quelques rares vins étaient très bons. Margaux est vraiment peu réussi.. (1 bouteille bue en 1985) |
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CHÂTEAU MARGAUX 1970 (*) La seule bouteille bue, c'était il y a longtemps, en 1980. Margaux 1970 était déjà bien faible par rapport à ce que l'on attendait de ce millésime très concentré. |
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Janvier 2011: CHÂTEAU MARGAUX 1966 (**) Vin simple et agréable, mais peu représentatif de ce que devrait être un Premier Cru classé en 1855. |
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Juin 2004: MAGNUM CHÂTEAU MARGAUX 1961 (****) |
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Mai 2006: CHÂTEAU MARGAUX 1953 (*****) Je ne l'ai bu qu'une fois en mai 2006. Il était magnifiquement bon. Ses composantes s'exprimaient sans retenue, mais on y ressentait une certaine fragilité. Ce 1953 m'a semblé exprimer ce que peut donner de plus beau le terroir de Margaux: finesse de fruit, tannins de velours, minéralité élégante, fermeté mais souplesse,... |
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Décembre 2008: CHÂTEAU MARGAUX 1947 (**) Couleur rouge-brun. Nez de densité moyenne, assez élégant et complexe: fruits noirs bien mûrs, pruneau d'Agen, truffe noire, herbes aromatiques... On devine une certaine fragilité. Le vin est rond et agréable à l'attaque, mais l'évolution démontre une certaine faiblesse de structure. La finale est courte. Vin bien plus agréable au nez qu'en bouche. |
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Septembre 1987: CHÂTEAU MARGAUX 1945 (*****) |
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Octgobre 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1936 (***) Millésime considéré comme faible. Le vin est surtout soutenu par la force de ses tannins et par une belle acidité. Un côté râfleux ajoute un peu de caractère. La matière semble quand même un peu légère et le fruit manque un peu de chair. Le style rustique de l'époque se ressent. |
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Décembre 2007: CHÂTEAU MARGAUX 1929 (****) Vin assez impressionnant par la densité de son fruit et par son acidité. Les tannins semblent être totalement fondu et le fruit si rond avec une telle élégance qu'il m'a fait penser à un Bourgogne. Le tout est assez monumental. Un grand millésime de Margaux qui ne semble pas pour moi atteindre le fabuleux 1928. Février 2008: CHÂTEAU MARGAUX 1929 (***) Vin de forte constitution assez baroque. Les fruits sont extrêmement mûrs et l'énorme gras a de la peine à équilibrer des tannins forts et une acidité élevée. Mais l'ensemble est assez monumental. Cette bouteille n'était pas aussi grandiose qu'une autre bue quelques semaines auparavant. Celle-là valait (****) mais n'atteignait pas la grandeur du 1928, à mon sens. Juin 2010: CHÂTEAU MARGAUX 1929 (*) Margaux 1929 est une grande réussite à mon avis. Deux bouteilles bues précédemment étaient absolument remarquables. La bouteille de cette soirée souffre malheureusement d'un niveau un peu faible. Le vin a une acidité volatile assez prenante. On sent une fameuse structure mais l'ensemble est bien entendu assez fatigué. Le plat d'accompagnement l'a beaucoup secouru. |
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Décembre 2003: CHATEAU MARGAUX 1928 (*****) Couleur rouge rubis dense, extraordinaire, sans âge. Au nez: beaucoup d'ampleur et d'élégance. Fruits noirs, humus, truffe noire. Vin charnu et concentré. La matière première est énorme. La suavité enrobe le fruit et les tannins dans une très longue finale. Beaucoup de délicatesse malgré la forte constitution. Très grand vin. |
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Octobre 2004: MAGNUM CHÂTEAU MARGAUX 1900 (*****) Un flacon qui nous a rappelé combien la dégustation doit rester une leçon d'humilité. Le vin fut carafé peu avant de le goûter. Il présentait des arômes assez vieillissants et marqués par une bonne dose d'acidité volatile. En bouche, sa concentration exceptionnelle laissait deviner des qualités énormes, mais elles semblaient altérées par l'âge. On y ressentait la nature de l'époque et une récolte certainement pas éraflée. Le caractère fort des grands millésimes anciens apparaissait comme affadi. La déception dura une demi-heure, lorsque j'eus l'idée de vider le fond un peu trouble du magnum dans mon verre. Le miracle avait eu lieu: la merveille déployait ses charmes sans aucune retenue. Le vieillissement avait fait place au fruit ample et velouté. D'interminables vagues onctueuses et fruitées caraissaient le palais. La classe du terroir et le millésime exceptionnel dominaient la notion d'âge. Le vin parvenait au sommet que l'on attendait. Une anthologie! Je pense à l'évidence qu'il s'agit du plus fabuleux Château Margaux que l'on puisse goûter. |
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Février 2005: CHÂTEAU MARGAUX 1899 (***) |
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Juillet 2011: CHÂTEAU MARGAUX 1884 (***) Tous les grands vins pré-phylloxériques (avant 1900) que j'ai dégustés semblaient vraiment "intemporels" et avaient beaucoup de finesse. Sur ce Margaux 1884, par contre, on ressent une "époque très ancienne" et des aspects plus rustiques et surtout inhabituels à notre nez et à notre palais. On ne peut pas dire qu'il manque de complexité si l'on décrit les sensations parfois bizarres retrouvées: terre juste remuée, asperge en terre, racines de montagne, violette, alcool fort sur l'absinthe, "charogne", plantes macérées, goudron,... En bouche, le vin est une force de la nature: il est vraiment impressionnant au niveau de la puissance et de la concentration. Ceci est étonnant car, dans la littérature, on parle de 1884 comme d'un petit millésime. |
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Décembre 2006: CHÂTEAU MARGAUX 1877 (*) Couleur rouge foncé assez bruni. Belles espérances olfactives au départ. On y trouve des fruits rouges et des notes tertiaires d'humus et de champignons. Bien vite, sa fragilité le rend assez neutre et peu dense. Le vin est agréable mais il est court. L'ouverture confirme les craintes sur sa tenue et il se décharne rapidement. On en attendait plus. |