BOURGOGNE ROUGE |
J'ai pris beaucoup de temps pour m'habituer aux vins de Bourgogne. Au début des années 1980, je ne connaissais pas les bons producteurs et on était encore dans une période qualitativement très difficile pour cette région. Par la suite, j'ai eu le bonheur de côtoyer des amis clients chez Henri Jayer auquel j'ai rendu visite à plusieurs reprises. J'ai eu dès lors le plaisir de déguster quelques crus qui m'ont enthousiasmé, me révélant toute la splendeur que le Pinot Noir peut atteindre. Ce faisant, mon intérêt pour la Bourgogne n'a fait que de s'accroître. Je comprends parfaitement les amateurs qui ont de la peine à appréhender la subtilité des vins de Bourgogne et qui préfèrent automatiquement les Bordeaux. Cependant, il faut avouer que, dès qu'un Bourgogne nous a marqué, il a fait encore plus: il nous a envoûté et l'on n'a de cesse que de retrouver à nouveau ces merveilleuses sensations qu'il a provoquées en nous. J'aime à citer l'exemple de l'un des plus grands collectionneurs de vins au monde auquel on demandait: "Que préférez-vous, les Bordeaux ou les Bourgogne?". Il répondit: "Je suis marié à Bordeaux, mais mon coeur va à la Bourgogne". Depuis quelques années, un réveil extraordinaire s'est produit en Bourgogne au niveau qualitatif et bon nombre de producteurs élèvent des vins fantastiques. S'intéresser aux différents "climats" des différents millésimes des producteurs c'est se plonger dans un monde infini de fabuleuses sensations. Concernant les vieux vins, il est totalement faux de dire qu'ils tiennent moins bien que les Bordeaux. Dans ces deux régions, je crois que les problèmes qualitatifs dûs à de trop grandes productions ont eu les mêmes conséquences dans les années 1960 à 1980 (pour essayer de donner une fourchette). Mais les vins d'avant 1960, mieux 1950, avaient des potentiels de garde incroyablement longs. Quant aux années préphylloxériques, on sait qu'elles sont immortelles en Bourgogne comme à Bordeaux. Elles ont ceci de plus que les notions de millésime et de vieillissement sont totalement occultées par la qualité du vin (si la bouteille est parfaite). Pour moi, deux producteurs ont marqué l'univers magique bourguignon: Henri Jayer et le Domaine de la Romanée-Conti. Tous les professionnels reconnaissent le savoir-faire d'Henri Jayer et son talent pour mettre en avant la pureté du Pinot Noir et la qualité du terroir. La longue histoire de la Romanée-Conti est le plus grand moteur des vins de la Bourgogne depuis 1584, date à laquelle Claude Cousin planta le Pinot Noir qui fournira officiellement encore 608 bouteilles de Romanée-Conti en 1945. Ces deux producteurs ont chacun un chapitre qui leur est consacré. |
Par ordre alphabétique du cru |
16 décembre 2007: ALOXE-CORTON 1939 R. DE MALVAUX (****) |
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Juillet 1988: BEAUNE 1949 CAMILLE GIROUD (****) Ce vin d'appellation communale m'a marqué par sa tenue extraordinaire . Il était dense et fruité à souhait. Il était tellement bon que j'ai chaque fois sauté sur l'occasion d'acheter des bouteilles anciennes du même producteur. |
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BEAUNE 1ER CRU DOMAINE DES SEAUX 1959 MAISON POULET (***) C'est un excellent vin encore fruité et peu marqué par la rusticité que l'on aurait pu penser trouver dans un vin de cette époque. (3 bouteilles bues entre 2002 et 2004) Avril 2003: BEAUNE 1ER CRU DOMAINE DES SEAUX 1964 MAISON POULET (***) Couleur rouge-rubis limpide. Nez délicat de fruits rouges (fraise) avec une touche fumée très élégante. Le vin est équilibré et agréable, tout dans le fruit. L'acidité rehausse l'ensemble des composantes en finale. Un vin vraiment plaisant, plus basé sur l'harmonie que sur la structure. |
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Septembre 2008: BEAUNE CLOS DU ROY 1951 (**) DOUDET NAUDIN Vin resté debout grâce à une forte acidité et à des tannins solides. On aurait voulu y trouver plus de chair et de fruit. On y devine une récolte assez simple. |
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Février 2006 |
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Mars 2010: BEAUNE CLOS DES COUCHEREAUX L. JADOT 1946 (****) Une étonnante bouteille, surtout quand on connaît le peu de réputation du millésime 1946. Le fruit récolté semble n'avoir pas été des plus parfaits. Mais la densité de bouche indique malgré tout une concentration certaine. L'ensemble est assez monumental avec des tannins et une acidité à faire peur à certains palais délicats. Le fruit est toujours là. On pourrait lui reprocher une certaine rusticité (certainement non égrappé) et une dureté finale. C'est un vin de forte personnalité qui a gardé une belle vitalité. |
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| Mars 1990: BONNES MARES 1986 DOMAINE BERTHEAU (***) Septembre 1992: BONNES MARES 1990 DOMAINE BERTHEAU (****) Septembre 1996: BONNES MARES 1985 DOMAINE BERTHEAU (****) |
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| Octobre 2006: MAGNUM BONNES MARES 1978 CLAIR DAU (***) |
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Octobre 2007: BONNES MARES 1983 ROUMIER (***) Noblesse et caractère. Fruits rouges et touche de "fourrure". Vin velouté et fruité à l'attaque. La finale présente des tannins encore assez marqués et une acidité élevée. Sa richesse et son côté rustique lui font perdre du charme qu'il avait présenté au nez. Faut-il le carafer longtemps à l'avance? Octobre 2009: BONNES MARES 1998 ROUMIER (****) Couleur d'un rouge plus sombre que ce que l'on pourrait penser d'un Pinot Noir. Arômes racés et complexes: fruits rouges (cerise, framboise, fraise), bois doux, fourrure... Le vin est très structuré et ferme. Son caractère est bien marqué. On sent que toutes ses fameuses composantes n'ont pas encore pu se développer suffisamment. |
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Octobre 1997: CHAMBERTIN 1911 DOMAINE MOINGEON (*****) Ce vin fait partie des 4 plus grands Bourgogne que j'ai bus avec Corton 1947 de Camille Giroud, Romanée-Conti 1945 et La Tâche 1962. C'est certainement celui qui m'a le plus impressionné. Les hôtes discutaient de vin et d'autres choses. On avait fait honneur à un fabuleux Cheval Blanc 1959. C'était difficile de trouver mieux. Ce Chambertin 1911 fut servi à l'aveugle. A la première gorgée, un silence religieux s'imposa de soi. L'atmosphère se transforma. Le vin était si grand que chacun était entré dans un moment d'intense émotion. Durant un long moment, personne ne parla, mais les regards suffisaient à connaître les pensées de chacun sur ce produit merveilleux qui semblait pur jus de Pinot Noir dans ses plus hautes potentialités. La structure extraordinaire ne gênait en rien l'élégance et la noblesse de ce breuvage à nul autre pareil. |
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Janvier 1998: CHAMBERTIN 1934 DOMAINE MARION (****) Tout était là: concentration, équilibre et personnalité. Un vin qui fait le bonheur de ceux qui ne s'accommodent pas de la standardisation actuelle. |
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Janvier 1998: CHAMBERTIN 1929 JORROT (*) Sa couleur manquait d'intensité. Une acidité volatile marquée gênait fortement la dégustation et nous n'eûmes point de plaisir à le boire. Le bouchon fut remis. Le lendemain, son acidité volatile avait fortement baissé, et le gras était revenu: ce fut un agréable moment de pouvoir le consommer dans ces conditions. |
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Janvier 1998: CHAMBERTIN 1916 BOUCHARD AINE & FILS (*****) La couleur profonde laissait déjà augurer d'un vin solide: ce fut le cas. Et ce fut encore un rêve. Le Pinot Noir dans tout ce qu'il peut donner lorsqu'il est issu d'un grand terroir: puissance et caractère. Là aussi, la noblesse du cépage semblait dominée par l'énorme personnalité du vin. Mais quand il s'agit d'une telle personnalité, on pardonne tout le reste. Grandissime! |
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Octobre 2007: CHAMBERTIN 2005 BOUCHARD PERE & FILS (****) |
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Août 2000: CHAMBERTIN 1959 H. REBOURSEAU (***) |
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Décembre 2006: CHAMBERTIN 1999 ARMAND ROUSSEAU (****) Juillet 2007: CHAMBERTIN 1991 ARMAND ROUSSEAU (****) Vin volumineux au fruit bien développé avec une belle race en finale. Octobre 2010: CHAMBERTIN ARMAND ROUSSEAU 1998 (****) C'est un superbe vin, agréable à boire maintenant. Il lui manque un peu de tonus et de classe pour recevoir la plus haute note. Août 2011: CHAMBERTIN ARMAND ROUSSEAU 2003 (*****) Le style droit et pur avec une grande fraîcheur de fruit n'indique en aucune manière un 2003. On sent un fruit parfait de récolte, sans excès de maturité. La race est là, ainsi que la complexité: bois doux, cuir, minéralité du terroir.... tout est en finesse. Le vin est "bourré" de qualité dès sa naissance, mais il encore marqué par une petite "austérité aristocratique" qui laissera place dans les décennies à venir à plus de luxuriance et de charme. Octobre 2011: CHAMBERTIN ARMAND ROUSSEAU 1971 (****) Nez sur les petits fruits rouges (fraise, cerise) avec une certaine race et de l'élégance. Touche minérale agréable. Vin droit et strict de par des tannins assez forts et une acidité mordante. Un grand classique de l'époque. |
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Août 2006: CHAMBERTIN 1999 JACQUES PRIEUR (****) Superbe millésime équilibré et fruité. Le vin donne ce que l'on attend d'un Pinot Noir de haut vol: fruit mûr sur la fraise, tout en finesse sans manquer de structure ni de personnalité. Il est déjà extrêmement agréable à boire, mais le potentiel de garde est là. Un moment de plaisir pur. Juin 2010: CHAMBERTIN JACQUES PRIEUR 1999 (****) Vin de haute qualité à tous les niveaux. Mais il est encore étonnamment fermé: on devine absolument un grand avenir. |
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Décembre 2007: CHAMBERTIN 1938 LEON VIOLLAND (****) Superbe couleur rouge légèrement tuilé. Nez ample avec des fruits bien mûrs et purs. La race et l'élégance du Pinot Noir. Le vin est bien construit et l'équilibre entre le velours du fruit et les tannins est excellent. Un beau moment! |
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4 Octobre 2009: CHAMBERTIN DOMAINE TRAPET 1976 (***) Vin bien tenu, encore assez fruité. L'ensemble est un peu rustique mais agréable. La structure est très bonne. 16 octobre 2009: CHAMBERTIN DOMAINE TRAPET 1978 (***) Les arômes, largement développés, sont agréables malgré une certaine rusticité. On ressent bien un Bourgogne de style classique qui a pris un petit cheveu gris sans rien perdre de son charme. Le vin est suave à l'attaque et un peu serré par les tannins en finale. |
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Mai 2010: CHAMBERTIN TRES VIEILLES VIGNES ROTY 1999 (****) Grand Pinot Noir fortement constitué mais pas lourd. On sent des fruits noirs et le terroir d'un grand cru. A attendre. |
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Octobre 2010: CHAMBERTIN EDUARD MAHLER 1962 (****) Quelle jeunesse encore! Vin riche et onctueux avec une finale rehaussée par une magnifique acidité. (mis en bouteilles par un négociant de Zürich) |
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Janvier 2000: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 1989 DOMAINE BART (***) |
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Mars 2002: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 1978 ZIBETTI (****) Le producteur m'est totalement inconnu. Le vin était fruité et équilibré plutôt que structuré. Vin de plaisir pur au sommet de sa gloire. |
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Avril 2003: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 1985 FAIVELEY (***) |
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CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 1999 JEAN RAPHET (*****) Ce vin est tout simplement saisissant. Il possède déjà tous les atouts d'un millésime comme le fameux 1947: fruit extrêmement mûr et développé, grande pureté de toutes les composantes, structure énorme sans que l'on s'en rende compte car la chair est si volupteuse qu'elle enrobe les tannins de manière sensuelle. C'est un Pinot Noir comme en rêve ses partisans. Espérons qu'il a un potentiel de garde voisin de son lointain ancêtre. Très grand moment. (4 bouteilles bues entre 2003 et 2005) Septembre 2007: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 1999 JEAN RAPHET (****) Couleur rouge-rubis éclatante. Nez d'une grande pureté, fruit mûr et ample. Vin charnu et velouté avec une belle fraîcheur finale. Grand Bourgogne de plaisir sur la finesse et le fruit. Bon potentiel. Octobre 2007 CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 1999 JEAN RAPHET (****) Pinot parfait de récolte. Fruit rouge sur la fraise et la cerise noire. Vin harmonieux avec beaucoup de gras à l'attaque et une belle vigueur en finale. Volume et longueur. CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 1998 JEAN RAPHET (****) Magnifique cru fruité et onctueux. La structure est peut-être légèrement inférieure au 1999, mais l'équilibre est le même. Le style élégant et fin aussi. Très agréable. Juin 2010: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE JEAN RAPHET 1999 (*****) Couleur rouge très sombre. Les arômes sont denses et complexes. On ressent des fruits noirs très mûrs et concentrés (cerise noire principalement). Beaucoup de race. Le vin est volumineux et gras. Le fruit, bien qu'onctueux, reste très frais. Longueur énorme. Pour certains, c'est un vin un peu trop influencé par le style moderne qui désire du volume et de la puissance. Il tiendra longtemps. |
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Septembre 2007: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 1990 ARMAND ROUSSEAU (*****) Couleur rouge un peu tuilé. Nez complexe et racé avec un fruit un peu "compoté". Touche de fourrure. Un peu de "terre juste remuée". Vin de fort caractère très structuré. Très longue finale fruitée et vive. Pour amateurs de vins de "haute expression". Octobre et décembre 2007: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 1990 ARMAND ROUSSEAU (*****) Quelle classe au nez! La nature fabuleuse de la récolte et du terroir ressortent parfaitement. Le Pinot Noir dans toute sa noblesse. Vin de haute expression concentré sans lourdeur, doté d'un équilibre exceptionnel. Une anthologie. Février 2008: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 2003 ARMAND ROUSSEAU (*****) C'est certainement un crime que de boire ce vin à l'heure actuelle.....mais je n'ai pas pu résister: l'occasion se présentait. Il est pourvu d'une structure énorme. Tout est taillé pour durer dans ce vin. On ressent une récolte concentrée et parfaitement mûrie. Le fruit est d'une densité exceptionnelle et les tannins d'une grande noblesse. Le terroir au plus haut niveau sur un millésime d'anthologie chez les rares qui l'ont réussi à 100%. Septembre 2008: deuxième bouteille bue avec un peu moins d'enthousiasme (****) |
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Novembre 2008: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE 1964 FRANCOIS PROTHEAUX (****) Vin vraiment remarquable avec le caractère assez rustique de l'époque, mais doté d'une certaine élégance (cépage et terroir). Belle structure, beaux tannins, acidité élevée, grande personnalité. |
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Février 2010: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE CLAIR-DAHÜ 1962 (****) Bu après un La Tâche 1962, il ne déméritait pas! Ce vin est encore très fruité. Les arômes s'expriment avec beaucoup d'ampleur. Le caractère de l'époque est là. Le vin est concentré jusqu'à la puissance. La tenue est vraiment remarquable. Juin 2010: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE CLAIR-DAÜ 1962 (*****) Certainement le vin de la soirée. La race et la noblesse du Pinot Noir dans les grands millésimes. Le velours du fruit enrobe bien des tannins athlétiques. Très long. Un vin assez impressionnant. |
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Mai 2011: CHAMBERTIN CLOS DE BEZE JACQUES PRIEUR 1999 (*****) La couleur est absolument magnifique et resplendissante. Les arômes expriment la noblesse du terroir et la race du cépage. On y ressent de la cerise rouge (griotte) accompagnée par des notes minérales et de la fourrure. Le vin joue avec nous: il ne dévoile que par étapes ses énormes qualités. C'est à l'amateur patient de recomposer le puzzle pour s'en faire une idée globale. Grand vin aristocratique un peu mystérieux. Il est encore sur la pente ascendante. |
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| Novembre 2007: CHAPELLE-CHAMBERTIN 2002 JADOT (***) Nez délicat, très fruité avec une touche fumée. Belle race aussi. Vin jeune et harmonieux. Beaux fruits rouges. Boisé déjà fondu. Equilibré sans puissance. |
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Octobre 2007: CHARMES-CHAMBERTIN 1959 MOMMESSIN (***) Racé et fruité. Vin équilibré et agréable à boire. Plus dans le dentelle que dans la structure. On devine la noblesse du terroir. Magnifique vieillard. |
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Juillet 2008: CHARMES-CHAMBERTIN 2003 PHILIPPE CHARLOPIN (*****) Une grande réussite dans ce millésime difficile. Le fruit n'est pas trop mûr ou compoté, mais tonique et jeune. Les tannins sont simplement somptueux. La race est vraiment là. L'avenir lui sera très favorable, mais il donne déjà un plaisir intense à l'heure actuelle. |
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Mars 2011: CHARMES-CHAMBERTIN J. LAPALUS 1959 (*****) Formidable tenue. C'est du grand style avec les caractéristiques de l'époque: tannins forts et acidité élevée. Un grand Bourgogne de grande personnalité avec une structure "naturelle". |
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Septembre 2010: CHAMBOLLE-MUSIGNY DOCTEUR BAROLET 1952 (****) Belle couleur rouge sans trop de vieillissement. Les arômes sont flatteurs, avec un fruit rouge très mûrs et le caractère légèrement "fourrure" des Bourgogne de cette époque. Le vin est pur plaisir. Son acidité finale est vivifiante. |
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Janvier 1998: CHASSAGNE-MONTRACHET CLOS ST-JEAN 1945 BOUCHARD AINE & FILS (***) D'un rouge profond, il nous a beaucoup plu par sa forte personnalité. Pinot Noir de caractère, il lui manquait cependant le volume de bouche. L'appellation y était certainement pour quelque chose, car le millésime ne laisse planer aucun doute sur sa grandeur. |
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Mai 1995: CLOS DE LA ROCHE 1988 DOMAINE DUJAC (****) |
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Mai 2000: CLOS DE LA ROCHE VIEILLES VIGNES 1985 DOMAINE PONSOT (***) |
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Septembre 2007: CLOS DE LA ROCHE ARMAND ROUSSEAU 1999 (****) Le vin est dominé par des fruits rouges mûrs qui restent très frais. On devine une superbe récolte. Harmonieux, équilibré et agréable. Facile à boire mais ne manque pas de noblesse. Il est beau maintenant, mais les prochaines dix années ne vont pas le faner. Mars 2009: CLOS DE LA ROCHE ARMAND ROUSSEAU 1999 (***) Arômes de petits fruits rouges (fraise) avec une certaine race. Le vin est pur et fin. Son équilibre est parfait. Ce serait un exemple pour présenter le cépage Pinot Noir. La densité de bouche est cependant moyenne. La persistance aussi. Novembre 2010: CLOS DE LA ROCHE ARMAND ROUSSEAU 1990 (****) Vin très concentré, mais aussi un peu strict encore. Sa base ose nous faire espérer qu'il s'épanouira plus dans le futur. Mai 2011: CLOS DE LA ROCHE ARMAND ROUSSEAU 2006 (*****) Splendide sujet, même s'il n'a que 5 ans. Tout est agréable du début à la fin. Le fruit pur est velouté et rond, mais pas lourd. La fraîcheur finale est remarquable. L'équilibre est son grand atout. On le boit sans s'en apercevoir: n'est-ce pas là une qualité que l'on puisse demander à un grand vin? |
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Octobre 2007: CLOS DE LA ROCHE 2005 DOMAINE MICHEL MAGNIEN (****) |
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Janvier 2009: CLOS DE LA ROCHE 1959 GENTNER (***) Vin assez rustique et fort. Le caractère l'emporte sur l'élégance. Il est resté vaillant grâce à sa bonne structure de base. |
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Avril 2010: CLOS DE LA ROCHE LOUIS JADOT 1964 (****) Arômes développés et amples, avec de l'élégance et du fruit confituré. Vin volumineux avec une douceur agréable et une haute acidité finale. La structure est excellente. La tenue est remarquable. L'équilibre est là malgré la richesse. |
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Février 2004: CLOS DE TART 1999 MOMMESSIN (***) |
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Décembre 1996: CLOS DE VOUGEOT 1915 JORROT (****) Sa suavité a enchanté notre palais. En effet, ce Bourgogne possédait toutes les caractéristiques des grands Pinot Noir: finesse, classe, richesse et onctuosité. Ce vin aux arômes de cacao nous a aussi surpris par sa tenue après 81 ans d'attente. |
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Mars 2003: CLOS DE VOUGEOT 1996 DOMAINE MEO-CAMUZET (***) Nez encore assez strict, en même temps sur le fruit et le boisé. Notes de réglisse, de caramel, de fumée... A l'ouverture, il prend du volume, mais reste austère. On peut imaginer que le temps sera son meilleur allié. Le vin est massif, fort, avec un fruit dense et riche en alcool. La finale est soutenue par une acidité citronnée. Son caractère ne peut laisser indifférent. Juillet 2008: CLOS DE VOUGEOT 2004 MEO-CAMUZET (***) Vin très bien fait à tous les niveaux, mais dans un millésime difficile. |
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Février 2006: CLOS DE VOUGEOT 1999 BOUCHARD PERE & FILS (***) Grande structure, beaucoup de gras avec des tannins encore un peu trop "féroces". Excellent vin à attendre impérativement. Méritera certainement une meilleure note dans le futur. |
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Décembre 2007: CLOS DE VOUGEOT 1954 ERNEST GENTNER (**) Vin un peu fatigué mais encore agréable. Le millésime est faible qualitativement. |
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Juin 2010: CLOS DE VOUGEOT CHARLES NOËLLAT 1966 (****) Bourgogne assez somptueux de grand style qui met assez longtemps à s'ouvrir. On est plutôt dans le côté rustique de caractère.....que l'on oublie grâce à la grande structure de base. |
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Octobre 2010: CLOS VOUGEOT PAUL TRIBOURG 1923 (****) Quel plaisir il nous a procuré! Le vin a encore une magnifique couleur. Les fruits rouges sont là, l'élégance aussi. Le vin est riche et onctueux à l'attaque. La finale est bien évidemment marquée par l'énorme acidité habituelle de cette époque. Beau caractère aussi. |
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Décembre 2010: MAGNUM CLOS DE VOUGEOT GERARD RAPHET 2002 (****) Magnifique et resplendissant vin sur le fruit. Très bel équilibre. |
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Octobre 2010: CLOS VOUGEOT LIGER BELAIR MISE NICOLAS 1923 (*****) Couleur troublée mais d'un beau rouge. Nez exubérant et sensuel de fruits sur mûrs. Notes de bois noble et de nougat. Finesse et pureté exceptionnelles. Le vin est doux à l'attaque: c'est une rondeur charnelle des plus agréables. Le fruit est si dense qu'on pourrait le mâcher. L'évolution et la finale sont rehaussées par une acidité fantastique. Un vin extraordinaire qui apporte un maximum de plaisir. |
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Avril 2009: CLOS DES LAMBRAYS, DOMAINE DES LAMBRAYS 1999 (****) Nez pur et droit, très net. Vin racé et très bien structuré, encore en phase ascendante. Avril 2010: CLOS DES LAMBRAYS, DOMAINE DES LAMBRAYS 1937 (**) Racé et noble durant les quelques secondes qui ont suivi le service. Malheureusement, il se "désagrège" rapidement. Il perd sa force et son caractère pour devenir assez simple..... |
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Ocobre 1994: CLOS SAINT-DENIS 1983 DOMAINE DUJAC (***) |
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Janvier 1992: CORTON 1949 CAMILLE GIROUD (****) Octobre 1995: CORTON 1955 CAMILLE GIROUD (****) CORTON 1947 CAMILLE GIROUD (*****) J'ai eu l'extrême bonheur de boire 14 fois ce vin merveilleux entre 1994 et 2000. Une seule bouteille était déficiente. C'est l'un des plus grands vins qui puisse exister. Il fut dégusté une fois juste à côté d'un Cheval Blanc 1947 sans se montrer en aucune manière inférieur. Du reste, le style est exactement le même: onctuosité jusqu'à donner une impression quasi sucrée, volume de bouche énorme, fruit mûr à souhait avec des notes de kirsch comme du Porto. L'élégance va de pair avec la structure. Une perfection absolue pour procurer le plaisir absolu. |
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Décembre 1997: CORTON 1906 DOMAINE MOINGEON (****) |
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Janvier 1998: CORTON 1937 LOUIS JADOT (****) Ce vin de haute expression avait beaucoup de volume. Grand moment dominé par la personnalité du vin plus que par sa noblesse. |
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Février 2006: CORTON 1961 BOUCHARD PERE & FILS (****) Nez de griotte, de confiture de fraise avec une magnifique vanille... Belle structure. Le gras voisine le sucre,... c'est sensuel... Finale très vive cependant. Vin encore très jeune, plus sur l'élégance que sur la strucure. |
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Décembre 2007: CORTON 1934 HENRI BOILLOT (****) Superbe type du Pinot mûr et fruité avec des tannins arrondis par l'âge. Grand équilibre. Un plaisir encore à l'heure actuelle. Etonnamment fin pour un vin de cette époque. |
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Juillet 2008: CORTON CUVEE DR PESTE 1953 (***) Vin assez rustique très bien tenu. Beaucoup de personnalité. |
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Décembre 1994: CORTON-BRESSANDES 1947 CAMILLE GIROUD (*****). C'était un vin extraordaine et il m'est difficile de dire s'il y avait une différence avec le Corton 1947 du même producteur. Septembre 2008: CORTON BRESSANDES 1947 CAMILLE GIROUD (*****) Dès le départ, des arômes de fruits mûrs à souhait vous caressent les fosses nasales avec une sensualité extraordinaire. Une finesse aussi exquise alliée à une telle puissance et à une telle race, c'est assez peu croyable. L'énorme complexité s'exprime sur des notes de fraises écrasées, de vanille bourbon, de bois noble oriental, de caramel mou, de kirsch et de terre fine. Le vin est une incessante vague fruitée, onctueuse au possible. La puissance ne dévie jamais sur la lourdeur. La sensation gustative est si persistante que l'on peut jouir des arômes qui jaillissent du verre bien longtemps entre deux gorgées. Après une heure d'ouverture, il a semblé se refermer et durcir ses composantes comme pour dire: "attendez encore, je n'ai que 61 ans!". Quoi qu'il en soit, je crois fermement que si l'on veut retrouver un tel bonheur gustatif, il est inutile de vouloir le chercher dans un vin plus jeune, mais plutôt dans des crus de 1928, 1865 ou 1811. Il est cependant possible que quelques crus plus jeunes donneront dans des décennies le même plaisir. |
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Novembre 2009: CORTON-BRESSANDES LALEURE-PIOT 1978 (***) Nez ample et élégant, dans la sensualité. Vin charnu et rond avec une bonne acidité en finale. |
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Décembre 2000: CORTON LES CHAUMES 1934 LOUIS LATOUR (****) Ce Corton est un vin charnu et puissant avec un fruité de cerise noire. Aucune vieillesse. Avril 2009: CORTON-CHAUMES 1962 LOUIS LATOUR (**) Vin aux arômes un peu vieillissant, mais avec du style. La bouche est un peu décharnée. La finale est heureusement ronde et veloutée. Agréable aux amateurs de vins vieux. |
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Octobre 1980: CORTON GRANCEY 1971 LOUIS LATOUR (***) Juin 1993: CORTON GRANCEY 1953 LOUIS LATOUR (***) |
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Janvier 2001: CORTON HAUTES-MOUROTTES 1985 RAVAUT (***) |
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Septembre 2009: CORTON CLOS DES MEIX 2003 COMTE SENARD (*****) Au nez, c'est une grande nature généreuse qui déploie ses charmes. Le fruit est très mûr sans être compoté. Le vin est vivant et charnu au possible. Le cépage se présente ici plutôt sous son aspect aguicheur et sensuel. Il semble qu'il n'ait pas (ou pas encore) les défauts assez fréquents provoqués par les fortes chaleurs du millésime. La structure est absolument remarquable. Il procure, en tous les cas en ce moment, un plaisir extrême. |
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Octobre 1991: CORTON CLOS ROGNET 1989 DOMAINE MEO-CAMUZET (****) Décembre 2000: CORTON CLOS ROGNET 1995 DOMAINE MEO-CAMUZET (***) Mars 2003: CORTON CLOS ROGNET 1996 DOMAINE MEO-CAMUZET (*****) Nez dense et élégant de Pinot Noir bien mûr et très sain, avec une large palette de fruits rouges et noirs. L'équilibre des composantes dégage une perfection peu commune. La structure et la noblesse, qui entrent souvent en conflit, s'accordent ici... Le vin est très ample, jusqu'à être monumental, toujours sur les fruits concentrés, avec une finale rehaussée par une acidité fraîche, extrêmement longue. L'ensemble est puissant aussi en bouche, mais l'harmonie générale en fait un vin exceptionnel. On peut le boire maintenant pour se faire plaisir, mais il est taillé pour durer. (une bouteille bue en 2006 était parfaite et méritait la même note) Décembre 2005: CORTON CLOS ROGNET 1999 DOMAINE MEO-CAMUZET (****) Vin de haute expression, fruité et racé. Belle structure. Juillet 2007: CORTON CLOS ROGNET 1999 DOMAINE MEO-CAMUZET (****) Toutes les qualités du Pinot Noir sont réunies dans ce vin encore assez jeune. Avril 2010: CORTON CLOS ROGNET 1999 DOMAINE MEO-CAMUZET (****) Très belle couleur rouge vif. Elégance et ampleur au nez. On devine un fruit bien mûr de récolte avec de la cerise noire accompagnée d'une touche caramélisée. Le vin est velouté à l'attaque. Le fruit est très charnu. La superbe acidité et les tannins somptueux resserrent la finale, même si le glycérol dû à l'alcool est bien présent. Magnifique à l'heure actuelle mais tiendra encore longtemps. |
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Novembre 2001: CORTON CLOS DU ROY 1971 DUBREUIL-FONTAINE (***) Vin délicat, même fragile, tout en finesse et en fruit. On sent qu'il lui fallait d'excellentes conditions de stockage pour tenir le coup jusqu'à cet âge, mais il procura un plaisir non dissimulé à la consommation. |
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Avril 2009: CORTON LE ROGNET 1983 CHEVALIER & FILS (***) Couleur et nez de Bourgogne classique. Le fruit est bien mûr. Des notes de bois doux et de fourrure ressortent. La structure de base est moyenne mais le vin est très équilibré. L'acidité du cépage est heureusement bien présente. Un vin tout simplement agréable jusqu'au bout. Il ne s'améliorera plus. |
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Septembre 2009: CORTON ROGNET 2007 DOMAINE CHEVALIER (***) Nez racé avec une ampleur étonnante pour un vin si jeune. On sent un fruit bien mûr de récolte. La bouche est très charnue, même durant la persistance. Il lui manque une certaine vivacité en finale. |
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Novembre 2001: CORTON CLOS DU ROY 1971 DUBREUIL-FONTAINE (***) Vin délicat, même fragile, tout en finesse et en fruit. On sent qu'il lui fallait d'excellentes conditions de stockage pour tenir le coup jusqu'à cet âge, mais il procura un plaisir non dissimulé à la consommation. Septembre 2009: CORTON CLOS DU ROY 2006 DUBREUIL FONTAINE (**) Nez exubérant avec un fruit bien mûr. Une très légère touche d'acétone et d'acidité volatile renforce les arômes et les goûts: on est à la limite de l'acceptable. Mais, en bouche, le vin est expansif et charnu, avec une bonne acidité finale. Il est agréable, mais peu apte à subir l'épreuve d'un concours. |
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Septembre 2009: CORTON CLOS VERGENNES 2007 CACHAT-OCQUIDANT (****) Nez "classique": on sent une récolte très mûre, voire légèrement compotée avec le boisé de l'élevage tirant sur la vanille. Le vin est assez strict au début. L'ouverture le rend plus élégant et plus ample. Sa structure et sa droiture lui assurent un bel avenir. |
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Décembre 2008: CORTON CHARLEMAGNE ROUGE (!?!?!?!) 1955 EUGENE LANGERON (***) Beau terroir et très bonne tenue. Le fruit du Pinot Noir est toujours élégant et rond. |
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Juin 2008: FLEURIE 1949 PIERRE NESME (***)
Couleur rouge rubis très jeune. Arômes de fruits rouges purs avec une touche fumée. La bouche est dotée d'un fruit jeune et vif. Les tannins ne manquent pas. Juin 2010: FLEURIE CHÂTEAU DE PONCIE 1929 (*****) Superbe couleur rouge dense, quasi sans altération. Le nez a tout simplement la classe et la race d'un grand Bourgogne! Le fruit est ample, élégant et très pur. La complexité s'exprime sur des notes de fruits noirs, d'épices et de bois noble. Une touche minérale complète le tableau. Le vin est charnu et charmant, avec une structure digne du grand millésime dont il est issu. Malgré le volume, aucune lourdeur ne vient gêner le plaisir gustatif. Une légère acidité volatile renforce favorablement arômes et goûts. La personnalité de ce vin est si belle que l'on essaie instinctivement de trouver le nom du grand cru de la Côte d'Or auquel il nous fait penser. C'est le type de vin dont on boit de larges gorgées rien que pour donner fête en notre palais. Sa tenue est exceptionnelle. |
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Décembre 2006: GEVREY-CHAMBERTIN 1947 DOMAINE ECHANSON (****) Vin encore sur le fruit avec une magnifique structure. Le style de l'époque ne gêne pas car ce Pinot Noir est issu en l'occurence d'une récolte extraordinaire. |
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Nov. 1995: GEVREY-CHAMBERTIN 1ER CRU AUX COMBOTTES 1990 DOMAINE DUJAC (****) Juillet 2000: GEVREY-CHAMBERTIN 1ER CRU AUX COMBOTTES 1996 DOMAINE DUJAC (***) |
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Avril 2007: GEVREY-CHAMBERTIN CLOS ST-JACQUES 2000 ARMAND ROUSSEAU (***) |
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Août 2008: GEVREY-CHAMBERTIN TRES VIEILLES VIGNES 2003 DUGAT-PY (****) Vin de haute expression. La base est solide et mûre, mais absolument pas compotée. On sent que le temps donnera la complexité et l'harmonie voulues. |
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Octobre 2009: GEVREY-CHAMBERTIN MOINE-HUDELOT 1988 (***) Un vin de grande harmonie. Sa structure est moyenne, mais son équilibre et son fruit rond et pur lui permettent de donner bien du plaisir à un vrai épicurien. |
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Novembre 2008: GRANDS ECHEZEAUX 1952 DOMAINE POULET (***) Très belle tenue avec le caractère un peu rustique de l'époque. Encore sur des tannins forts. Notes de bois et de terre noire. |
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Octobre 2007: GRIOTTE-CHAMBERTIN 1962 FERNAND PERNOT (****) Couleur rouge très profond. Nez débordant d'arômes de fruits rouges mûrs à souhait. De la fine dentelle, mais avec une belle densité. Le vin est velouté et sensuel. On se surprend à en boire de larges gorgées simplement par plaisir hédoniste. 1962 est réellement un millésime exceptionnel en Bourgogne. |
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Juin 2010: LA ROMANEE BOUCHARD PERE & FILS 1978 (****) Vin racé avec un caractère assez marqué: on est plus dans le rustique que dans l'élégance. On sent une certaine évolution mais sa haute acidité lui procure une bonne fraîcheur en finale. Même s'il paraît de structure moyenne, il semble avoir encore de beaux jours devant lui. |
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Juin 2008: MERCUREY VIEUX 1928 ERNEST STRÜBIN (*****) Magnifique couleur rouge rubis. La noblesse du cépage saute au nez, sans aucun vieillissement négatif. Grande finesse avec des fruits rouges et une touche vanillée du plus bel effet. Vin riche mais équilibré et complexe. La longueur démontre l'extrême qualité de la récolte. Vin de haut vol qui réunit caractère et finesse. Juin 2010: MERCUREY PIERRE PONNELLE 1937 (*****) (très haut niveau et bouchon d'origine) Il faut reconnaître que nombre d'anciens Bourgogne d'appellation modeste n'enthousiasment pas. Cette fois-ci, ce fut la réussite totale. Le vin a une couleur rouge tirant sur le noir! Les arômes sont très denses, purs et fins. Le millésime a donné un fruit qui tire sur le Porto, mais que c'est agréable. La bouche est voluptueuse et sensuelle. La finale est rehaussée par une acidité très élevée qui titille le palais très longuement en finale. Un grand moment de plaisir. |
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Novembre 2005: MOREY-ST-DENIS 1ER CRU LA RIOTTE 2001 PERROT-MINOT (***) Superbe couleur rouge-grenat. Le nez est bien bourguigon! Quelle finesse et quel volume! Les petits fruits rouges sont au rendez-vous avec une note légèrement fumée. Le vin est gras et rond tout en restant sec et vif. Une sorte d'exemple de ce que doit être le Pinot Noir. Agréable maintenant, mais un grand futur. |
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Décembre 2010: MOREY ST-DENIS 1ER CRU CLOS DE LA BUSSIERE G. ROUMIER 1999 (*****) Un Pinot Noir parfait. Il est encore bien jeune. |
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Novembre 2005: MORGON 2003 MARCEL LAPIERRE (****) Jamais je n'aurais pensé être impressionné à ce point par un Gamay. Le vin est tout à fait digne d'un vrai grand cru. Les arômes sont très fruités et élégants. On pourrait penser à un Pinot noir à l'aveugle. Même chose en bouche: structure tannique et velours. Le vin est rond, agréable et racé. Un grand plaisir! A l'évidence et de loin le plus grand Beaujolais que j'aie bu! (à noter que le Beaujolais fait partie de l'aire viticole de la Bourgogne) |
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Février 2008: MORGON 1949 ROYE-LABAUME (***) Quelle heureuse surprise! Vin bien présent et de belle constitution. On pourrait facilement le confondre avec un Bourgogne à l'aveugle. On y ressent de beaux fruits rouges avec une certaine rondeur. Les tannins de l'époque sont bien là, mais l'ensemble est équilibré et vraiment agréable. C'est l'un des plus beaux Beaujolais que j'aie bu. |
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Juin et août 2008: MOULIN A VENT 1949 PIERRE NESME juin: (****) août: (***) Couleur rouge éclatant, jeune. Nez de fruits rouges mûrs de récolte. On y retrouve l'élégance qui fait penser au Pinot Noir. Touche de foin sec. La bouche est ronde et fruitée avec des tannins racés. Beau velours du début à la fin. A l'aveugle, on le prend évidemment pour un Bourgogne de Pinot Noir. |
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Juin 2009: MOULIN A VENT 1949 ERNEST STRÜBIN (**) Les arômes tertiaires de cuir, de bois sec, de champignon et d'humus, sont accompagnés par ceux de la fraise mûre écrasée. Le vin est riche et corsé avec beaucoup de volume et de gras à l'attaque. La finale est marquée par une acidité élevée et par des tannins assez rustiques. |
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Sept. 2003: MUSIGNY VIEILLES VIGNES COMTE DE VOGÜE 1961 (****) Juillet 2011: MUSIGNY VIEILLES VIGNES COMTE DE VOGÜE 1952 (*****) Arômes sensuels au possible. On ressent du coulis de framboise mais surtout de la violette. Vin parfaitement harmonieux, tout en volume et en rondeur. Une splendeur qui vous attire et vous envoûte. Ce côté floral sur la violette, au nez comme en bouche, est extraordinaire. Un rêve de Pinot Noir. |
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Septembre 2011: MUSIGNY JACQUES-FREDERIC MUGNIER 2002 (*****) Une merveille de finesse et d'élégance. Le fruit du Pinot Noir! Quelle classe! Bien qu'encore jeune, ce vin est déjà dans une période de magnificence. Les arômes de violettes sont absolument uniques. L'équilibre joue sur une dentelle des plus délicates. Tout est aérien, même si la structure est là. |
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| Mai 2005: MUSIGNY 1966 CLAIR DAÜ (***) |
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Décembre 2006: MUSIGNY 1911 J. SICART & CIE (***) Couleur rouge assez clair. Nez très typé de Pinot Noir de récolte bien mûre. Le fruit est ample et pur, avec beaucoup d'élégance et de vie. On perçoit sans conteste une base exceptionnelle. A l'attaque, le vin est remarquablement rond et charmeur. L'évolution révèle une certaine richesse alcoolique. La finale, sur les fruits rouges, est marquée par une acidité élevée et par des tannins un peu rudes. C'est un vin remarquable dans son ensemble, mais il est bien marqué par son époque. |
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Septembre 2009: MUSIGNY 2003 JACQUES PRIEUR (****) Un vin dont l'opulence et la rondeur charnue font penser aux 1947. Le nez exprime donc une récolte très mûre mais sans le "compoté" qui aurait rendu le vin "mou". L'ensemble est encore marqué par l'élevage, mais on lui devine une belle carrière. |
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Octobre 2011: MAGNUM MUSIGNY JOSEPH DROUHIN 1971 (*****) Nez racé et fin: c'est une pure dentelle. On y ressent des fruits rouges (framboise). Le vin est dense et pur. Il a une droiture exceptionnelle. La chair du fruit est soutenue par une acidité remarquable. Ses tannins somptueux lui octroient un caractère noble. |
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Mars 2003: NUITS-ST-GEORGES 1ER CRU AUX BOUDOTS 1996 MEO-CAMUZET (**) Nez mûr et racé, avec un aspect animal tirant sur la fourrure. Encore peu développé. Le vin est concentré, avec des tannins fermes mais enrobés par le volume du fruit. Sa richesse lui donne un aspect un peu lourd. On voudrait un vin plus noble et plus fin. On ose espérer que cela viendra avec le temps. |
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Mars 2003: NUITS-ST-GEORGES 1ER CRU AUX MURGERS 1996 MEO-CAMUZET (***) Nez de Pinot Noir ample et mûr, sur la cerise ou la fraise, comme si on ressentait le jus de la récolte. Grandes élégance, race et noblesse. Déjà ouvert, tout en dentelle. Le vin est charnu, suave, rond et agréable, avec un beau fruit rouge doté d'une superbe acidité en finale. Le vrai Bourgogne de plaisir, dans l'équilibre plutôt que dans la puissance. |
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Avril 2002: POMMARD 1911 DOMAINE MOINGEON (*****) La couleur était rouge-rubis lumineux. C'était déjà une réjouissance visuelle. Le nez était incessamment envahi, pour son plus grand plaisir, par un fruit pur, fin, ample, velouté, enivrant et envoûtant. Le cépage dans tout ce qu'il a de plus fruité, riche et élégant. Aucun aspect rustique. La bouche suivait de plus belle, toujours dans le fruit mûr, avec un volume inouï, une chair voluptueuse à souhait, et une longueur extrême... qu'on aurait voulu voir continuer des minutes encore. (dégusté à 3 reprises, toujours avec la même réussite) |
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Mai 2003: POMMARD 1959 DOMAINE POULET (***) |
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Juin 2004: POMMARD 1952 CAMILLE GIROUD (****) Un grand vin structuré qui reste harmonieux et frais car il est soutenu par une superbe acidité. Le fruit est magnifique. Le vieillissement se ressent uniquement de manière positive. Avril 2008: POMMARD 1937 CAMILLE GIROUD (***) Vin sur le fruit (fraise bien mûre) du Pinot Noir avec une touche giboyeuse très agréable. |
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Avril 2007: POMMARD TROIS FOLLOTS 2000 LEROY (***) Vin de race et de grand caractère. Son fruit semble parfait de récolte. |
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Janvier 2008: POMMARD 1961 SEGUIN MANUEL (**) Vin simplement agréable en ce moment, bien qu'un peu fatigué. On devine une superbe récolte. |
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Janvier 2009: POMMARD 1959 THOMAS BASSOT (***) Excellent vin fruité et élégant. Le vieillissement est peu marqué. |
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Juin 2009: POMMARD 1949 ERNEST STRÜBIN (***) Arômes puissants et amples. On ressent du pruneau, de l'humus et un fruit un peu compoté. Le vin est suave à l'attaque. Il donne même l'impression d'un léger sucre résiduel. L'acidité finale est bienvenue. Le fruit charnu est celui de la cerise noire. |
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Avril 2011: POMMARD ARTHUR BAROLET 1955 (****) Superbe Bourgogne fruité et racé qui a bien tenu. Acidité finale vivifiante. |
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Novembre 1991 |
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Novembre 1994: RICHEBOURG 1989, MEO CAMUZET (***) Nez un peu réduit au départ, cuir; l'aération permet au fruit de ressortir. Vin très fruité avec une acidité finale vivifiante. Récolte de base très de grande qualité, et remarquable maîtrise du bois. Très grand Bourgogne qui peut attendre. Novembre 1996: RICHEBOURG 1991 MEO-CAMUZET (***) Mai 1997: RICHEBOURG 1990 MEO-CAMUZET (*****) Juillet 1997: RICHEBOURG 1992 MEO-CAMUZET (***) Octobre 1997: RICHEBOURG 1988 MEO-CAMUZET (***) Avril 1999: RICHEBOURG 1989 MEO-CAMUZET (****) Nez un peu réduit au départ, cuir; l'aération permet au fruit de ressortir. Vin très fruité avec une acidité finale vivifiante. Récolte de base de très grande qualité, et remarquable maîtrise du bois. Très grand Bourgogne qui peut attendre. Novembre 1999: RICHEBOURG 1993 MEO-CAMUZET (****) Mars 2001: RICHEBOURG 1995 MEO-CAMUZET (**) Octobre 2002: RICHEBOURG 1994 MEO-CAMUZET (***) Mars 2003: RICHEBOURG 1996 MEO-CAMUZET (****) Nez complexe et ample. Le fruit est très mûr, avec de la griotte, une touche mentholée, un aspect "garrigue", et un peu de cuir. Le vin montre d'emblée une grande structure. Il est onctueux, volumineux, avec un fruit très charnu et concentré, et une finale longue à l'extrême. L'ensemble est un peu "nature", mais on imagine que cette rusticité est due à la trop grande jeunesse de ce cru issu d'un terroir mythique. Avril 2010: RICHEBOURG MEO-CAMUZET 2003 (*****) Arômes très développés de fruits très mûrs mais pas compotés. Elégance et noblesse. Vin tout simplement somptueux. Le gras enrobe sensuellement fruit, acidité et tannins. La densité ne dévie pas sur la lourdeur. La finale est magistrale. Très grand vin avec beaucoup de potentiel. Juillet 2011 RICHEBOURG MEO-CAMUZET 2004 (****) Arômes très ouverts, dans la dentelle et l'élégance. Le vin est équilibré avec une texture soyeuse, sans être pesant. A boire sans modération, rien que pour le plaisir. RICHEBOURG MEO-CAMUZET 2005 (*****) Du Vin! Impressionnant à plusieurs niveaux à l'heure actuelle, mais son heure n'est pas encore arrivée. |
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Décembre 1996: RICHEBOURG 1964 CHARLES VIENOT (***) Vin très gras et mûr. Août 2000: RICHEBOURG 1959 CHARLES VIENOT (****) Avril 2002: RICHEBOURG 1934 CHARLES VIENOT (****) Le niveau de la bouteille aurait pu faire soucis, mais il n'en fut rien. La couleur était rouge-rubis intense et limpide. Les arômes étaient denses et complexes. Le fruit était très mûr, sur le pruneau ou la cerise noire. La noblesse du terroir ressortait admirablement, et laissait présager d'un grand moment gustatif. Ce fut le cas. La forte constitution de base était équilibrée par la rondeur du fruit et par le glycérol. Le volume était impressionnant et le vin un monument dans son ensemble. Juin 2004: RICHEBOURG 1985 CHARLES VIENOT (****) Fantastique vin qui confirme l'énorme qualité du millésime 1985. Toute la finesse du Pinot Noir et la race du grand terroir. Structure remarquable. Vin énorme maintenant, mais peut garder ce haut niveau encore plus de dix ans. Septembre 2008: RICHEBOURG CHARLES VIENOT 1949 (****) Le nez est marqué par un caractère fort. Le Pinot Noir s'exprime sur les fruits rouges et noirs, mais aussi sur des notes de tabacs et de cuir. On devine une forte constitution de départ. Le vin est corsé et riche. La rondeur et la concentration du fruit ont de la peine à "enrober" les tannins pour le moins virils. L'ensemble est assez monumental. Vin de haute expression, difficile pour les palais habitués aux vins simplement "fins". |
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Avril 2001 |
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Mai 2001: MAGNUM ROMANEE SAINT-VIVANT 1959 CHARLES VIENOT (*****) Vin d'anthologie avec une grande structure. Ce Pinot Noir était parfait dans son type. Il flairait le fruit rouge et le boisé noble. L'acidité élevée soulignait son caractère marqué. Si le fruit était charnu, le vin était parfaitement sec. Je l'ai même trouvé durant un moment un peu austère. C'est étonnant, car, souvent dans ces grands millésimes bourguignons, la richesse flirte avec un gras marqué jusqu'à une légère douceur. L'ouverture lui donna cependant du volume. Ce magnum avait son bouchon d'origine, et le vin semble avoir encore un grand potentiel d'avenir. |
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Juillet 2004: ROMANEE-SAINT-VIVANT 1938 FAIVELEY (***) Belle couleur rouge rubis un peu tuilé. Arômes très complexes et changeants au fur et à mesure que le vin s'ouvre. Fruits rouges sur la fraise bien mûre écrasée. Tabac, cuir, fougère... Vin issu d'un millésime moyen qui a très bien tenu. Le volume vient d'un glycérol si marqué que l'on confine au sucre. C'est heureux, car l'acidité et l'aspect végétal dû à une récolte non égrapée donnent une finale stricte. Une forte personnalité qui ne plaira qu'aux habitués des vins vieux. |
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Juin 2009: SANTENAY 1949 D. THORIN (****) Superbe couleur rouge rubis très peu tuilé. Nez racé avec beaucoup de caractère. On devine une récolte très mûre et très saine. Notes de fourrure. Vin concentré et fort avec le fruit rouge typique du Pinot Noir. Les tannins sont impressionnants. Très longue persistance avec une belle acidité. |
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Juin 2009: SANTENAY 1929 ERNEST STRÜBIN (**) Le nez part sur des fruits quasi compotés. L'âge se ressent. Le vin est marqué par les arômes et goûts tertiaires: humus, champignons, terre noire... La finale, très vive, est assez rustique. |
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Octobre 2007: VOLNAY SANTENOTS 1952 EDOUARD MAHLER (****) Un grand moment assurément! Le Pinot Noir fruité et onctueux comme on aime. Aucun vieillissement négatif. Le gras confine la sensation sucrée. Le fruit tire sur la contiture de fraise. Vin d'une sensualité extraordinaire. On en boirait des gorgées pleines sans se lasser. Une structure supérieure lui aurait permis d'atteindre un sommet. |
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Octobre 1997: VOLNAY 1911 DOMAINE MOINGEON (*****) Les quelques bouteilles anciennes du Domaine Moingeon étaient toutes parfaites au niveau de la tenue. Je sais aussi qu'elles avaient toujours bénéficié d'un stockage idéal. L'année 1911 est exceptionnelle et ce Volnay était encore parfait. |
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Juin 2009: VOLNAY 1928 ERNEST STRÜBIN (***) Le Pinot Noir typé, racé et noble ressort au nez. Le fruit pur est accompagné par un boisé fin. Le vin est encore jeune, sur les fruits avec une acidité remarquable. A l'évolution, il se referme et semble un peu strict en finale. |
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Novembre 2009: VOLNAY BITOUZET 1962 (***) Grande puissance au nez, avec une acidité volatile bien sensible. Le vin est puissant et baroque. Le fruit part sur la cerise noire. La récolte semble avoir été surmaturée. Techniciens pointilleux s'abstenir. |
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Mai 2001: VOSNE ROMANEE 1961 C. TOLLOT (***) Belle couleur rouge-rubis. Nez un peu violent au départ à cause du volatil. A l'ouverture, les petits fruits rouges se sont imposés. En bouche, le vin est soutenu par une acidité tonifiante. Le fruit, sur la fraise, est frais et remarquablement jeune. Avec plus d'ouverture, il est devenu un peu plus "charnu". Vin magnifique de par son fruit frais et de par la noblesse du cépage. On aurait voulu un peu plus de structure. |
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Octobre 2008: VOSNE ROMANEE VIEUX 1928 ERNEST STRÜBIN (****) Couleur rouge d'une grande jeunesse. Le vin est superbement fruité et équilibré. La structure et la qualité du millésime exceptionnel se ressentent. Juin 2009: VOSNE ROMANEE VIEUX 1928 ERNEST STRÜBIN (****) Le nez, très ample, exprime une récolte très mûre, mais la finesse est là. Agréable touche terreuse. Le vin est corsé, riche et concentré. L'énorme gras a de la peine à compenser l'acidité élevée. On sent l'alcool. Etonnamment, ce vin compense son manque d'équilibre par un côté baroque et vivant des plus agréables. |
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Juin 2004: VOSNE ROMANEE 1ER CRU CROS PARANTOUX 1996 EMMANUEL ROUGET (****) Splendide couleur rouge rubis profond et dense. Vin déjà très ouvert, mais avec une belle aptitude au vieillissement. Très fruité et dens, concentré sans lourdeur. Bien vinifié mais garde du caractère. Splendide. |
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Octobre 2008: VOSNE ROMANEE 1ER CRU BEAUX MONTS 1990 DOMAINE LEROY (****) Coureur rouge rubis dense et brillant. Le vin est d'une jeunesse extraordinaire. Les fruits rouges très denses et vifs se mêlent à des tannins encore juvéniles. Grande concentration. A attendre. |
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Avril 2010: VOSNE-ROMANEE 1ER CRU AUX BRULEES MEO-CAMUZET 2005 (*****) Arômes d'une finesse exceptionnelle. Le Pinot Noir le plus pur qui soit, avec ses fruits rouges parfaits de récolte. Vin fruité et soyeux. Grand équilibre du début à la fin. Aucune lourdeur. Juin 2010: VOSNE ROMANEE 1ER CRU AUX BRÛLEES MEO-CAMUZET 2001 (***) Un classique du genre. Les arômes expriment bien le Pinot Noir bien mûr et ample. Le vin est tendre et velouté. La chair du fruit enrobe bien les tannins et l'acidité. Tout est bien équilibré, mais on aurait voulu un peu plus de dynamisme. Jjuillet 2011:VOSNE-ROMANEE 1ER CRU CROS PARANTOUX MEO-CAMUZET 2005 (****--->*****) Grand vin de caractère, très structuré, encore serré. Ses énormes qualités s'épanouiront dans le futur. |
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Mars 2011 VOSNE-ROMANEE LES BEAUX MONTS, DOMAINE LEROY 2000 (****) Vin impressionnant de par son énorme matière. On sent le style du travail de la maison (bio dynamie). On retrouve bien le Pinot Noir avec ses fruits rouges. La race est là. Le côté un peu "non protégé" par le SO2 peut gêner certains professionnels pointus. |