BORDEAUX SAINT-JULIEN
 
Dernière mise à jour: juin 2016
 
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CHÂTEAU BEYCHEVELLE
 
Décembre 2004
CHÂTEAU BEYCHEVELLE 1982 (***)
Nez assez fermé. Beaucoup de caractère. Tabac frais, bois doux, fruits noirs. Vin fort et corsé. L'attaque s'avère veloutée, mais l'évolution révèle des tannins massifs et stricts. Touche "terreuse". La finale est austère. Un Beychevelle dont la forte personnalité domine le type expansif du millésime.

Un CHÂTEAU BEYCHEVELLE 1869 (**) bu en 2000 était encore bon et agréable.

Avril 2007
CHÂTEAU BEYCHEVELLE 1985 (**)
Belle couleur rouge légèrement tuilé. Belle nature au nez. Notes de fruits noirs et de cuir. Vin équilibré sans lourdeur. Il a gardé une certaine jeunesse. La structure est simplement moyenne.

Juin 2016
CHATEAU BEYCHEVELLE 1970
(****)
La couleur est restée très jeune. Les arômes sont classiques avec un caractère rustique au départ. L'ouverture le rend beaucoup plus élégant. On est sur les fruits noirs avec de cuir et de l'humus. La bouche est harmonieuse. Rien n'est lourd. Vin de plaisir au sommet certainement à l'heure actuelle.
 
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CHÂTEAU DUCRU-BEAUCAILLOU
 
CHÂTEAU DUCRU-BEAUCAILLOU
C'est un vin que j'ai goûté régulièrement sur les millésimes de 1955 à 1986, mais il y a assez longtemps (de 1982 à 2003) et je n'ai jamais pris de notes écrites. Mais Ducru-Beaucaillou est un vin que je respecte pour être élégant et régulier au niveau du style.
Les millésimes 1986, 1985, 1982, 1975, 1970, 1962 sont tous excellents et valent entre (***) et (****).

Août 2007
CHÂTEAU DUCRU BEAUCAILLOU 1975 (***)
Vin représentatif de son millésime. Les tannins sont vigoureux et l'acidité vive. Le fruit est encore frais. L'ensemble est tonique et ne semble pas usé par l'âge. Sa structure lui procure juste la chair nécessaire pour éviter d'être trop strict et austère.

Octobre 2009
CHÂTEAU DUCRU-BEAUCAILLOU 1961 (****)
Nez "aérien", très complexe, avec un fruit parfait de récolte. Il a une élégance particulière avec sa vanille et son boisé noble. Notes de noix de muscade. Le vin est vraiment harmonieux. Le fruit est accompagné par une touche champignonnée. La finale est serrée et jeune. Un vin absolument charmeur.

Février 2015
CHÂTEAU DUCRU-BEAUCAILLOU 1979
(****)
Vin racé, ample et structuré. Tout est bien fait. Il y a cependant une touche végétale qui diminue un brin la qualité de l'ensemble.

13 mai 2015
CHÂTEAU DUCRU-BEAUCAILLOU 1965
(***)
Très bon Bordeaux classique un peu strict de par une base un peu légère: c'est l'année.
 
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CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE
 
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE
Gruaud-Larose est un vin fort, d'une grande structure et d'une grande personnalité. Certains millésimes sont extraordinaires et rivalisent directement avec les premiers crus. Je fus réellement marqué par deux millésimes: 1975 (****) et 1970 (*****). Ces deux derniers étaient impressionnants tant ils étaient denses et jeunes. Les rapprocher de la tenue d'un Château Latour n'est pas exagéré. (dégustés entre 1980 et 1988)

Février 1984
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1943 (***)
Ce vin est le sujet d'un fait très intéressant. Ouvert le soir, il présentait des arômes et des goûts si fermés (phénolés) et rudes que je le laissais de côté sur la table en lui remettant son bouchon. Il semblait pratiquement imbuvable. Le lendemain matin (c'était un dimanche heureusement) lorsque je me levais, mon regard croisa cette bouteille et je fus comme attiré par elle...Il fallait que je sache ce qu'il en était advenu. Le vin s'était magnifiquement ouvert. Il était corsé, car d'excellente structure, mais il était devenu agréable et je passai un grand moment à l'apprécier au petit déjeuner avec du pain et du fromage (je n'était pas seul pour commettre cet acte de bien-boire!).

Avril 2003
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1982 (****)
Couleur rouge sombre. Nez complexe: gros fruits noirs, humus, sous-bois, épices orientales... La récolte très mûre du millésime s'exprime bien. L'aspect très "nature" n'empêche pas l'élégance et la dentelle. On est dans le plein développement des arômes et des goûts. Le vin est velouté et charnu, avec une remarquable structure. L'alcool est présent quand même. Grand vin.

Mai 2007
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1949 (***)
Couleur rouge légèrement tuilé mais avec une belle densité. Nez assez rustique avec un côté cuir-animal bien présent. On devine une petite acidité volatile. Vin de forte personnalité qui impose en bouche ses tannins virils et une acidité finale quasi violente. Ne peut être "admis" que par des amateurs habitués aux vins vieux.

Novembre 2007
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1933 (mise Mestrezat-Preller) (****)
Vin bien marqué par son époque, mais quelle personnalité et quels raisins de base! Il est encore très fruité. Il est marqué par un aspect rafleux très intéressant qui lui confère beaucoup de vie. La structure est bonne et l'équilibre excellent. La finale est virile sur des tannins nobles et une assez forte acidité.

Décembre 2008
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1947 (***)
Couleur rouge peu dense et légèrement tuilé. Nez très racé avec de beaux arômes tertiaires. On baigne dans les odeurs automnales. Beaux fruits rouges très purs. Le vin est bien structuré avec des tannins encore très présents. Le glycérol donne du volume à l'attaque et l'acidité de la fraîcheur en finale. Vin qui a bien tenu les années.

Mai 2010
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1990 (***)
Vin concentré, peut-être à attendre.

Décembre 2010
MAGNUM CHÂTEAU GRUAUD LAROSE 1982 (*****)
Au nez: élégance et noblesse. Vin très concentré, d'une texture de bouche fantastique. Encore frais grâce à de somptueux tannins et à une remarquable acidité.

Décembre 2010
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1990 (****)
Vin fort et corsé. Son caractère est marqué. Il est encore bien jeune.
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1970 (***)
Très bon vin concentré, mais qui a étonnamment commencé à perdre de sa force.

Décembre 2012
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1928 (****)
Le grand style de l'époque, mais resté très jeune. Arômes de réglisse et de bois doux. Vin riche dont toutes les composantes sont fortement constituées.

Avril 2014
CHÂTEAU GRUAUD LAROSE 1964 (****)
Nez "exotique" et racé sur un fruit bien mûr et une note cuir-animal un peu rustique. Il devient plus élégant à l'ouverture. Vin de caractère bien structuré avec des tannins encore serrés. De la longueur et de la tenue.
 
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CHÂTEAU LEOVILLE-BARTON
 
Mai 2007
CHÂTEAU LEOVILLE BARTON 1949 (****)
Couleur rouge légèrement tuilé. Le nez, assez volumineux, s'exprime sur le caractère noble des vins de cette époque. Magnifiques notes de vanille, de tabac et de confiture de petits fruits rouges. Le vin est bien constitué. Il est gras dès l'attaque et reste onctueux durant la persistance gustative et aromatique. Les tannins sont bien enrobés par le fruit. La longueur est moyenne mais le vin est vraiment agréable et équilibré.
 
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LEOVILLE-LASCASES
 
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES
J'ai eu l'occasion de boire souvent Léoville-Lascases. C'est un vin remarquablement structuré en général avec un certain caractère. Mais je ne le place pas aussi haut que la plupart des critiques car je n'y ressent pas la noblesse que l'on retrouve dans son immédiat voisin Latour. C'est aussi eut-être à cause d'une verticale assez longue effectuée en 2004 et où peu de bouteilles étaient marquantes. Il manquait à plusieurs reprises de tenue.
Les millésimes 1990, 1989, 1988, 1986, 1985 et 1983 méritent cependant tous (****)

Mars 2002
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1982 (****)
Couleur la plus profonde par rapport aux autres 1982 en présence, tirant sur le noir. Perfection du fruit au nez, dominé par le cassis, côté fumé, réglissé, notes florales. Aspect étonnamment jeune et frais au niveau de la récolte. Le vin est fin et racé, au fruit concentré, avec des tanins et une acidité hors du commun, très long. Il est déroutant, car il ne ressemble en rien à ce que l'on attend de ce millésime concernant l'ampleur du fruit. Là, le fruit est frais et vif, sans aucune impression de haute maturité, comme si l'année climatique avait été moins chaude. Il a encore un bon potentiel.

Avril 2004
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1978 (****)
Vin d'équilibre et de structure, ouvert parfaitement à l'heure actuelle, un vrai plaisir sensuel.

Avril 2004

CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1948 (****)
Il est bien meilleur que ce que l'on aurait pensé. Il tient les années sans faillir et révèle une forte personnalité. L'équilibre des composantes est remarquable. C'était une bouteille parfaite qui a totalement surclassé un 1947 vieillissant.

Décembre 2001
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1945 (****)
Vin au sommet de son potentiel.

Septembre 2007

CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1986 (****)
Le nez est marqué par l'élégance et le terroir. On devine un fruit parfait de récolte. Vin équilibré et dense. Tannins superbes. Vin très bien fait et agréable en tout.

Mai 2009
MAGNUM CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1982 (****)
Nez puissant, fort et racé, sur les fruits noirs encore très jeunes. Le vin est concentré et dense avec des tannins corsés et forts. Le gras de bouche et la belle acidité assurent l'équilibre nécessaire. Léoville-Lascases 1982 est bien atypique du style des Bordeaux de ce millésime.

Mai 2009
CHÂTEAU LEOVILLE LASCASES 1990 (****)
Vin très pur avec une belle concentration. Le fruit est d'une très grande jeunesse. Doit encore attendre.

Juin 2009
MAGNUM CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1986 (****)
Ce Léoville-Lascases est vraiment excellent. Il est concentré et équilibré. Tout est vraiment bien construit. Je n'arrive cependant toujours pas à comprendre la note maximale qui lui est attribuée par certains!

Octobre 2009
MAGNUM CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1982 (****)
Les arômes expriment un fruit mûr de récolte mais d'une jeunesse étonnante. Il s'en dégage une pureté extrême. Le vin est donc tout dans le fruit vif et frais, très dense. Encore une fois, ce vin se montre hors de la ligne habituelle des 1982. Je ne sais pourquoi, mais je n'arrive pas à lui accorder la plus haute note. C'est peut-être parce qu'il n'a pas encore pu atteindre la complexité qu'apporte le vieillissement lorsque le vin est bien né.

Décembre 2010
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1990 (****)
Vin corsé et structuré qui peut encore voir l'avenir avec sérénité.
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1986 (****)
Certainement un grand vin au niveau de la structure et de la pureté. Mais je n'arrive pas à m'enthousiasmer au point de lui accorder la plus haute note.

Mars 2013
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 2010 (***)
Les tannins sont beaux, mais l'extraction est trop marquée. La finale est vraiment "raide". J'espère que le temps accomplira son oeuvre bienfaitrice.

Avril 2014
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1964 (****)
Nez noble et racé avec des notes de graphite. Le vin est équilibré et structuré, sans lourdeur. Le fruit est très droit et dense. La trame est serrée. L'ensemble est remarquable. Mais un brin de finesse supplémentaire lui octroierait plus de classe.

Juillet 2015
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1990
(****)
Vin extrêmement bien tenu. La force et le caractère sont là. Il n'a juste pas la noblesse des plus grands.
 
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CHÂTEAU LEOVILLE-POYFERRE
 
Octobre 2007
CHÂTEAU LEOVILLE-POYFERRE 1975 (****)
Etonnante réussite! Le vin est resté jeune, mais il est beaucoup plus velouté que ce que l'on aurait pensé du millésime. Tout est équilibré et agréable. Le style classique de l'époque se ressent, mais il n'y a rien de négatif à cela.

Mai 2010
CHÂTEAU LEOVILLE-POYFERRE 1989 (***)
Vin très construit. Il a même une certaine lourdeur.

Juillet 2012
CHÂTEAU LEOVILLE-POYFERRE 1955 (****)
Arômes mûrs: on sent le vin qui a vieilli mais qui n'a pas décliné. L'ensemble est assez ample et volumineux, avec le style de l'époque. Très belle bouteille.

Avril 2014
CHÂTEAU LEOVILLE POYFERRE 1964 (***)
Arômes très ouverts et mûrs avec de la rusticité. Le vin est riche avec des tannins marqués. Il est gras a l'attaque, mais il se resserre en finale. Le caractère est intéressant mais on voudrait plus de finesse.
 
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CHÂTEAU TALBOT
 
Novembre 2007
CHÂTEAU TALBOT 1986 (****)
Nez complexe, très développé et élégant. Superbe vanille, bois noble, cuir... Vin charnu avec un gras qui perdure longtemps en finale. Touche iodée. Equilibre et longueur. Prêt à boire.

Mai 2008
MAGNUM CHÂTEAU TALBOT 1945 (****)
Belle couleur rouge peu dense mais brillant. Nez bien marqué par son époque: quel caractère! Notes de cuir, de ménagerie, de réglisse,... Le vin est très corsé et riche en alcool. Une certaine dose d'acidité volatile se ressent, mais elle se marie bien avec la "rusticité" de l'ensemble et les tannins très fermes. La structure impressionnante de la récolte a permis à ce vin d'être encore bien vaillant à l'heure actuelle, mais il nécessite un palais pour le moins aguerri. Ce que l'on aurait désiré pour parvenir au grand plaisir, c'est un fruit un peu plus charnu.

Décembre 2008
CHÂTEAU TALBOT 1961 (***)
Vin bien constitué au départ. Le temps l'a très légèrment diminué, mais l'ensemble est fort agréable et équilibré.

Avril 2010
CHÂTEAU TALBOT 1970 (***)
Bordeaux classique de l'époque. Une belle nature un peu rustique. Le fruit est encore là. On le sent malgré tout assez fragile. Il ne pourra pas défier d'autres décennies sans perte (du moins cette bouteille).

Juin 2011
CHÂTEAU TALBOT 2005 (****)
On devine immédiatement la belle année climatique. Nez ample et ouvert. On y retrouve des fruits noirs très mûrs avec une touche de boisé noble. Le vin est déjà agréable à boire car son fruit est velouté et tendre. Sa structure lui permet fort heureusement d'aborder le futur avec sérénité.