AUTRES BORDEAUX
Chaque grand cru bordelais a fait l'objet d'un chapitre séparé.
Je présente donc sous cette rubrique une série d'autres Bordeaux que j'ai dégustés.

Attention: Je ne commente que ceux qui
me paraissent mériter une attention particulière. Je n'ai jamais pris de notes écrites sur les vins qui me semblaient inférieurs et qui ne m'ont pas apporté de satisfaction. Il est aussi vrai que je n'ai pas eu l'occasion de retenir tous les vins qui m'ont satisfait pleinement.

Il va de soi que cette liste n'est de très loin pas complète puisque je n'ai pas tout goûté.
Ces crus sont indiqués par ordre alphabétique.
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Août 2001: CHÂTEAU L'ANGELUS 1990 (****)
Le nez est très ample. Le fruit est mûr, accompagné de notes minérales et d'un côté animal-cuir. Le terroir est présent, avec un aspect un peu rustique qui rend le vin "vivant". En bouche, le fruit est très enrobé par le glycérol. Les tanins sont puissants, mais la concentration équilibre les différentes composantes. Un aspect iodé très agréable donne une complexité supplémentaire à ce vin très long, doté d'une grande personnalité.

Avril 2007: CHÂTEAU L'ANGELUS 1985 (***)
Belle complexité au nez: fruits mûrs dans l'opulence, floral sur la violette, boisé vanillé, humus... Le vin est rond et velouté: on frise même la sensation de douceur. Ce gras persiste longtemps en bouche avec des notes iodées. Une bienheureuse acidité finale donne du tonus au vin. La structure est très bonne.

Octobre 20009: MAGNUM CHÂTEAU ANGELUS 1990 (*****)
Arômes élégants très développés et exubérants, dans l'exotisme. On y retrouve des notes de bois de cèdre. Le vin est concentré. Il s'exprime sur la rondeur, avec une chair souple et voluptueuse. C'est l'archétype du St-Emilion fait pour plaire. Son équilibre et sa structure lui assurent un bel avenir.
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Décembre 2009: CHÂTEAU L'ARROSEE 1961 (****)
Il fut présenté à l'aveugle après un fabuleux Lafleur 1961. Il fut vite reconnu comme un grand vin car il n'était pas du tout anéanti par le précédent. Il présente aussi des fruits mûrs, des tannins solides et une grande richesse. La concentration est remarquable. A côté du Lafleur 1961, il semble simplement un peu plus rustique. Quel plaisir il nous donna cependant!
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Janvier 1999: CHÂTEAU BAHANS HAUT-BRION 1989 (****)
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Février 2008: CRU BARREJATS 1995 BARSAC (****)
Nez d'une grande pureté. Le vin est soyeux avec un fruit très mûr. L'équilibre est remarquable. Il réunit les qualités d'un Sauternes à "l'ancienne" par son exubérante "nature" et celles d'un Sauternes plus "moderne" par la qualité de l'élevage. Un vrai plaisir en tous les cas.
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Juin 2008: CHÂTEAU BEAUREGARD POMEROL 1953 (****)
Nez ample de fruits très mûrs avec des notes d'humus et de nougat. Une superbe dentelle. Le vin est pourvu d'une chair veloutée très sensuelle. L'ensemble est très équilibré.
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1 et 15 juin 2009: CHÂTEAU BEAUSEJOUR-DUFFAU-LAGAROSSE 1990 (****)
Vin "actuel", tout en force et en concentration. Beaucoup de qualités qui doivent encore se développer pour s'harmoniser.

Nov. 2009: CHÂTEAU BEAUSEJOUR-DUFFAU-LAGARROSSE 1982 (****)
Nez ample avec un fruit bien mûr mais pas compoté. Vin corsé et riche, avec beaucoup de volume. Les tannins sont racés et forts. La finale est marquée par une étonnante acidité pour un vin de ce millésime. Ce vin a encore un beau potentiel.

Mai 2010: CHÂTEAU BEAUSEJOUR-DUFFAU-LAGARROSSE 1990 (*****)
Arômes de récolte quasi surmaturée. Tout est ample, velouté et rond. La structure est énorme. Vin impressionnant qui commence tranquillement à développer ses immenses capacités. (il était en tous les cas du même niveau que Pétrus 1989 et Haut-Brion 1989 dégustés aussi à l'aveugle en parallèle)

Déc. 2010: CHÂTEAU BEAUSEJOUR-DUFFAU-LAGARROSSE 2005 (****)
Une grande réussite, à coup sûr. La concentration et la pureté vont de pair. Mais il encore beaucoup trop jeune.

Mai 2011: CHÂTEAU BEAUSEJOUR DUFFAU-LAGARROSSE 1990 (*****)
Couleur d'une densité incroyable. Les arômes s'exhalent sans retenue. On y retrouve des fruits noirs extrêmement mûrs (gelée de cassis) et de la "terre noire juste remuée". C'est fin et élégant tout autant que volumineux et puissant. Le vin est une vraie masse onctueuse et ronde. Le gras persiste longtemps et enrobe des tannins qui indiquent bien son énorme structure. Bien que grandiose à boire maintenant, il démontre un fameux potentiel de vieillissement.
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Décembre 2004: CHÂTEAU BEYCHEVELLE 1982 (***)
Nez assez fermé. Beaucoup de caractère. Tabac frais, bois doux, fruits noirs. Vin fort et corsé. L'attaque s'avère veloutée, mais l'évolution révèle des tannins massifs et stricts. Touche "terreuse". La finale est austère. Un Beychevelle dont la forte personnalité domine le type expansif du millésime.

Un CHÂTEAU BEYCHEVELLE 1869 (**) bu en 2000 était encore bon et agréable.

Avril 2007: CHÂTEAU BEYCHEVELLE 1985 (**)
Belle couleur rouge légèrement tuilé. Belle nature au nez. Notes de fruits noirs et de cuir. Vin équilibré sans lourdeur. Il a gardé une certaine jeunesse. La structure est simplement moyenne.
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Novembre 2002: CHÂTEAU BOUSCAUT BLANC 1952 (***)
Un 1952 de fort belle tenue. Ce vin sec, à la couleur or profond, présentait toute une palette d'arômes floraux et minéraux, avec un caractère et une concentration remarquables. Il restait sec, tout en étant enrobé par du glycérol.
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Décembre 2006: CHÂTEAU BOYD-CANTENAC 1970 (***)
Vin extrêment agréable, au sommet de ses capacités à l'heure actuelle. Il est dans le style de l'époque, sans aucun artifice, ni aucune lourdeur. Un vrai Bordeaux classique comme on aimerait en retrouver plus souvent afin de boire avec délectation sans avoir à réfléchir si des pointages pharamineux lui ont été attribués par des grands critiques!

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Avril 1999: CHÂTEAU BRANE-CANTENAC 1904 (***)
Belle couleur rouge foncé. Les fruits étaient présents, mais avec les caractères des vieux vins de cette époque: côté humus, fumé, boisé... Le vin, bien qu'âgé, était très vaillant et a su exprimer une personnalité marquée. Les petits fruits noirs et les tanins stricts donnaient une finale sèche sans être dure.

Août 2007: CHÂTEAU BRANE CANTENAC 1982 (***)
Vin qui exprime bien le style voluptueux du millésime. Il n'a pas encore décliné. Vraiment un plaisir pour les épicuriens.

Octobre 2007: CHÂTEAU BRANE-CANTENAC 1979 (***)
Vin qui paraît déjà à l'heure actuelle d'une autre époque: la concentration n'est pas celle des vins modernes, mais l'équilibre compense, ainsi que le plaisir naturel qu'il procure lorsqu'on le boit. Ne peut plus s'améliorer.

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1980 : CHÂTEAU CALON SEGUR 1949 (***)
Je me souviens bien de ces quelques Calon Ségur 1949. Ils m'ont laissé l'excellent souvenir d'un vin ancien très classique et très fort de caractère. Il s'agissait de mes premières bouteilles de Bordeaux vieux et elles m'ont fait entrer dans ce monde merveilleux des vins anciens.

Avril 2002: CHÂTEAU CALON SEGUR 1926 (****)
Les hôtes pensaient goûter un vin mort, mais il fallait quand même essayer, juste pour voir. Ce fut un grand moment. Le vin était encore fruité, équilibré et aucunement marqué par un vieillissement négatif. Il se but avec délectation. Toutes les qualités d'un grand cru dans un grand millésime s'y trouvaient réunies.

Octobre 2007: CHÂTEAU CALON-SEGUR 1964 (**)
Vin marqué par le style de son époque, ce qui n'est pas nécessairement négatif. Le vieillissement est bien là, mais c'est quand même agréable de pouvoir boire un vin rond, facile et équilibré, sans lourdeur.

Décembre 2007: CHÂTEAU CALON-SEGUR 1938 (**)
Vin bien présent ave le caractère assez rustique de l'époque. Des tannins et de l'acidité. Quand même un peu fatigué.
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CHÂTEAU CANON 1947 (****) (3 bouteilles de 1990 à 1995)
Vin riche et onctueux comme tous les grands Saint-Emilion de ce millésime.

Juillet 2011: CHÂTEAU CANON 1966 (****)
Superbe vin velouté et encore fruité. De la complexité et de l'équilibre.

Septembre 2011: CHÂTEAU CANON 1970 (***)
Saint-Emilion classique avec son côté rond et tendre. On est sur les fruits noirs et le tabac. Le vin donne grand plaisir, surtout au début. L'ouverture révèle quand même une structure un peu limitée.
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Décembre 2003: CHÂTEAU CARBONNIEUX BLANC 1937 (**)
Couleur jaune dense. Au nez: densité moyenne, note oxydative qui le rapproche d'un vin jaune. Encaustique, abricot sec, amande amère, noisette. Vin de structure moyenne avec du gras à l'attaque. A l'évolution, il devient plus sec et strict, mais reste complexe et racé. Remarquable dans l'ensemble.
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Avril 2003: CHÂTEAU CERTAN DE MAY 1982 (*****)
Nez très volumineux et sensuel, qui rappelle la récolte extrêmement mûre d'un grand millésime. Le vin est charnu et riche, avec un gras qui se rapproche du sucre. Le fruit est si dense qu'il est à croquer. Les tannins sont très puissants, mais l'onctueuse masse de l'ensemble donne l'équilibre voulu. La longueur est interminable. Vin exceptionnel, un géant.

Avril 2007: CHÂTEAU CERTAN DE MAY 1986 (**)
Robe légèrement tuilée. Nez de récolte très mûre avec une évolution marquée. Notes cuir-animal. On se croirait humer un vin d'une époque plus ancienne. Le vin est tendre et velouté, assez "nature". L'acidité finale donne une fraîcheur bienvenue. La structure est moyenne.

Novembre 2010: CHÂTEAU CERTAN DE MAY 1982 (*****)
C'est un vin gras, riche et velouté, avec beaucoup de noblesse. Notes de fruits noirs et d'humus. Qelle harmonie et quelle finesse. Il est grandiose à l'heure actuelle, mais il tiendra encore longtemps.
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CHÂTEAU CLIMENS 1937 (*****)
CHÂTEAU CLIMENS 1929 (*****)
Climens 1937 et 1929 sont extraordinaires. Les bouteilles bues étaient toutes parfaites. Elles n'ont pratiquement rien à envier au Château d'Yquem des mêmes années. Elles s'en rapprochent en tous les cas aussi au niveau du style.
(2 bouteilles de 1929 en 1997 et 2000) (4 bouteilles de 1937 entre 1985 et 2001)

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Avril 2003: CHÂTEAU CLINET 1989 (*****)
Nez de grande race, avec beaucoup de volume. Le fruit est mûr à souhait. Touche d'humus, de sous-bois, d'épices orientales. Très élégant et noble. Vin de classe exceptionnelle, avec les tannins les plus soyeux et denses qui soient. Finale explosive, à l'acidité citronnée d'une grande fraîcheur. Très long.

Décembre 2004: CHÂTEAU CLINET 1989 (****)
Le nez annonce d'emblée un vin de grande classe, net et droit, avec une forte personnalité. Fruits noirs, boisé fin vraiment magnifique. On devine une vinification à la hauteur de la récolte. Vin concentré et puissant...une masse étonnante, car elle n'alourdit pas le palais. Fantastique présence en bouche. Le splendide fruit est accompagné par le glycérol durant toute l'évolution et bénéficie d'un beau soutien acide. Tout grand vin avec un potentiel remarquable. Je donne un avantage au 1989 par rapport au 1990.

Février 2005: CHÂTEAU CLINET 1990 (****)
Le nez est très expansif, mais tout est en dentelle. La complexité du grand cru est remarquable: violette, gentiane, cuir, myrtille... Vin velouté avec un fruit bien développé et un aspect iodé. L'alcool est là, car la récolte était concentée et mûre, mais on ne ressent aucune lourdeur. Le boisé est parfait. Les tanins sont superbes et octroient au vin un grand potentiel.

Novembre 2009: CHÂTEAU CLINET 1989 (*****)
Grandiose vin quasi spectaculaire de par sa concentration. On sent que tout a été suivi de manière exemplaire pour en faire un vin impressionnant. Il est donc évident qu'il est encore bien trop jeune.

Octobre 2011: DOUBLE-MAGNUM CLINET 1989 (*****)
Vu le volume du flacon et la qualité reconnue de ce cru, on est sur un sujet grandiose encore trop jeune.
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Novembre 2002: CHÂTEAU CORBIN MICHOTTE 1961 (****)
Il n'est pas du tout sur la pente descendante. C'est un vin resplendissant qui regorge de fruits riches et onctueux. Pour moi, il se rapproche du style expansif du Cheval blanc.

Juillet 1999: CHÂTEAU CORBIN MICHOTTE 1990 (****)
Ce 1990 est issu d'une récolte ayant atteint des potentiels d'alcool très élevés. Le vin est d'une richesse et d'une onctuosité peu communes. Le fruit est charnu au point de laisser une impression quasi sucrée. L'alcool se ressent, mais les autres composantes sont assez structurées pour assurer l'équilibre. Un vin de plaisir pur.

Septembre 2007: CHÂTEAU CORBIN MICHOTTE 1990 (***)
Nez marqué par le Merlot. Beaucoup d'ampleur, sur les fruits rouges. Vin rond, souple, suave....C'est un plaisir sensuel que de la boire. On devine la récolte extrêmement mûre. La finale est marquée par le glycérol, mais aussi par l'alcool. Une belle nature exubérante.
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Juin 2002: CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1982 (****)
Couleur rouge-rubis intense. Le nez est un peu fermé au départ. L'ouverture dévoile une grande noblesse, avec des épices orientales et de la vanille. Le vin est concentré, le fruit reste frais, et les tannins ont une tenue remarquable. L'ensemble est tonique et vivifiant, malgré l'alcool qui semble bien présent. Un grand vin, avec une belle aptitude au veillissement.

CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1928 (****)
Les deux bouteilles bues en 1991 et 1992 étaient superbes. Le vin n'avait subi aucun outrage du temps. Sa densité n'était pas énorme, mais il était harmonieux.

Décembre 2000: CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1870 (***)
Décembre 2000: CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1869 (**)

Les CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1975 (***) et 1970 (***) m'ont laissé d'excellents souvenirs.

Avril 2007: CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1985 (***)
Couleur rouge dense tirant sur le noir. Le caractère du vin est plus marqué que sur ceux de la rive droite. Racé et élégant quand même. Nez de poivron bien mûrs. Notes végétales agréables. Vin équilibré dans lequel on devine le potentiel moyen de la récolte. La finale est un peu courte.

Mai 2007: CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1949 (***)
Couleur rouge un peu tuilé. Nez de petits fruits rouges comme la fraise ou la framboise. Notes un peu végétales qui font penser à une récolte non égrappée. On sent un caractère fort et une certaine austérité. Vin assez strict avec des tannins encore bien marqués et une forte acidité. Il semble un peu décharné et l'on voudrait un plus de volume de bouche. A mon sens, l'âge l'a un peu affaibli, mais il plaît beaucoup aux amateurs de vins "tendus" plutôt qu'expansifs.

Novembre 2007: CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1962 (**)
Nez dans l'élégance. Fruits bien mûrs.
Vin velouté et tendre. Les tannins sont vraiment fondus. A certainement dépassé son sommet depuis assez longtemps.

Octobre 2009: MAGNUM CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1996 (***)
Nez de fruits rouges concentrés avec une note iodée. Le boisé est discret, souligné par une touche de tabac et de réglisse. On sent un vin "moderne" suivi parfaitement à tous les niveaux. A l'attaque, le vin est assez strict: les tannins serrés sont encore beaucoup trop jeunes. On ressent plus l'élevage au palais qu'au nez. Vin à attendre impérativement pour qu'il exprime mieux ses remarquables qualités.

Novembre 2009: CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1959 (***)
Couleur rouge dense. Magnifique développement des arômes. Les fruits rouges bien mûrs font penser au jus frais de raisins qui viennent d'être pressés. Le vin est très fruité avec une acidité assez élevée en finale. L'ensemble est agréable, mais la texture est un peu fragile.

Septembre 2011: CHÂTEAU COS D'ESTOURNEL 1970 (***)
Bordeaux classique avec une certaine austérité. Les arômes, un peu rustiques, partent sur l'humus et le cuir. Le vin est "droit" et strict. On aimerait que ses tannins et son acidité soient un peu plus "enrobés".

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Octobre 2009: CHÂTEAU COUTET 1971 (****)
Beau développement des arômes, avec beaucoup de race. Notes minérales et aromatiques très agréables. Le vin est droit et concentré. L'équilibre entre le sucre, le fruit et l'acidité est superbe. Caractère et élégance y sont réunis.
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CHÂTEAU D'ARCHE 1906 (*****)
Château d'Arche est un vin que tous les amateurs d'Yquem connaissent pour être son équivalent dans ce grand millésime 1906. Ils ont entièrement raison. (bu deux fois en 1988 et 2001)

CHATEAU D'ÂRCHE 1929 CREME DE TETE
(*****)
Château d'Arche entre indubitablement dans le peloton de tête des 1929. (bu deux fois en 1997 et 2000)

Octobre 1997: CHÂTEAU D'ARCHE 1983 (****)
Nez fermé au début. A l'ouverture il développe son fruit et devient complexe: rôti du botritys, liqueur d'orange, café, fruits exotiques. Attaque complexe et puissante, perfection dans l'équilibre, énorme corps, pur botrytis, finale très ample. Persistance olfactive et gustative explosive et extrêmement longue.

Considérant les millésimes de notre époque, Château d'Arche n'entre pas dans les meilleurs Sauternes. En 1997, j'ai pu goûter les millésimes de 1995 à 1983. Le 1983 est vraiment sorti du lot. Le 1990 était très bon.

Mars 2008: CHÂTEAU D'ARCHE CREME DE TETE 1906 (*****)
Tous les amateurs qui ont dégusté ce fameux Château d'Arche 1906 y ont retrouvé les qualités des plus grands Yquem. Sur ce millésime exceptionnel, ces deux vins semblent se côtoyer sur le même piédestal.

Mai 2009: CHÂTEAU D'ARCHE CREME DE TETE 1906 (*****)
Tous les connaisseurs admettent que ce vin est en tous les cas l'équivalent du grandiose Yquem du même millésime. Il est complexe et concentré en tout. Son équilibre est exceptionnel. La sucrosité est fabuleuse. Il n'est absolument pas marqué par l'âge.
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Septembre 2000: CHÂTEAU DE FARGUES 1990 (****)
Fargues 1990 semble encore plus riche et plus mûr de récolte qu'Yquem. Le botrytis est très présent. L'élevage se ressent encore fortement. Le vin est très vif et doux. Toutes les composantes ne sont de loin pas encore bien harmonisées.

CHÂTEAU DE FARGUES 1971 (****)
Fargues est un proche frère d'Yquem dans le millésime 1971. Il est très développé et élégant. Il a un fruit dense d'une douceur superbement agréable. Le rôti du botrytis est parfait.

Juillet 2007: CHÂTEAU DE FARGUES 1989 (****)
Alexandre de Lur Saluces utilise exactement les mêmes méthodes à Fargues qu'à Yquem. Le vin en a les mêmes qualités et caractéristiques, mais avec son terroir. La douceur est fine et équilibrée. Le volume de bouche est remarquable. L'harmonie de ce vin est son principal atout.
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Septembre 2006: CHÀTEAU D'ISSAN 1961 (****)
Château d'Issan 1961 est un vin classique, d'une autre époque pourrait-on dire. Mais qu'il est plaisant avec ses fruits noirs très mûrs et ses tannins soyeux! Les arômes et goûts tertiaires d'humus et de sous-bois se sont développés avec bonheur avec les années. Il est parfaitement ouvert à l'heure actuelle. Il ne devrait donc plus s'améliorer. Deux superbes bouteilles bien conservées.
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Mars 2009: CHÂTEAU DOISY-DAËNE 1971 (***)
Belle couleur or ambré. Arômes de fruits surmûrs plutôt que botrytisés. Petite touche minérale avec de la cire d'abeille. Le vin est très équilibré, avec une douceur moyenne. Sa complexité s'affirme avec l'ouverture.
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CHÂTEAU DOISY-VEDRINES 1989 (****)
Ce millésime de Doisy-Védrines a fait beaucoup parler de lui au début. Sa richesse et son onctuosité l'ont fait remarquer comme une grande réussite du millésime. Ce que je pouvais lui reprocher, c'était une certaine dose d'acétone. J'espère que le temps lui a permis de s'en débarasser.
(4 bouteilles bues entre 1992 et 1995)
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CHÂTEAU DUCRU-BEAUCAILLOU
C'est un vin que j'ai goûté régulièrement sur les millésimes de 1955 à 1986, mais il y a assez longtemps (de 1982 à 2003) et je n'ai jamais pris de notes écrites. Mais Ducru-Beaucaillou est un vin que je respecte pour être élégant et régulier au niveau du style.
Les millésimes 1986, 1985, 1982, 1975, 1970, 1962 sont tous excellents et valent entre (***) et (****).

Août 2007: CHÂTEAU DUCRU BEAUCAILLOU 1975 (***)
Vin représentatif de son millésime. Les tannins sont vigoureux et l'acidité vive. Le fruit est encore frais. L'ensemble est tonique et ne semble pas usé par l'âge. Sa structure lui procure juste la chair nécessaire pour éviter d'être trop strict et austère.

Octobre 2009: CHÂTEAU DUCRU-BEAUCAILLOU 1961 (****)
Nez "aérien", très complexe, avec un fruit parfait de récolte. Il a une élégance particulière avec sa vanille et son boisé noble. Notes de noix de muscade. Le vin est vraiment harmonieux. Le fruit est accompagné par une touche champignonnée. La finale est serrée et jeune. Un vin absolument charmeur.
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Juin 2002: CHÂTEAU FIGEAC 1982 (****)
Couleur rouge-rubis un peu tuilé. Nez dans la dentelle, mais très ample, avec du bois doux, de l'humus et des champignons. Le vin est gras et tonique en même temps. On y ressent une fameuse matière première. Les tannins finaux, superbes, indiquent que l'ensemble peut encore rester vaillant plusieurs années encore.

Entre 1983 et 1990, j'ai dégusté quelques bouteilles de 1976 (***) et 1975 (****) . Les deux étaient excellents et reflétaient bien ce que l'on disait de ce vin qui devait attendre quelques années pour que le bois et la forte extraction se fondent. Les Figeac de ces millésimes se rapprochaient plus de la rive droite à cause de leur caractère fort et de leurs tannins masculins.

Un CHÂTEAU FIGEAC 1990 (****) bu en 2000 était superbe.

Mai 2009: CHÂTEAU FIGEAC 1990 (***)
Vin bien fait avec une structure moyenne. Encore jeune.

Juillet 2011: CHÂTEAU FIGEAC 1953 (****)
Les arômes n'ont pratiquement pas encore évolué sur le tertiaire: l'aspect fruité domine. Race et caractère. Grand Bordeaux classique, pur, fin et équilibré. On se demande s'il ne doit pas encore "prendre de la bouteille"!
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Juillet 2011: CHÂTEAU FILHOT 1929 (*****)
Très belle couleur or ambré. Le nez est une pure dentelle. Le rôti du botrytis est accompagné par des notes de thé froid, de café, de caramel et de crème brûlée. La petite douceur est plutôt un gras onctueux qui enrobe l'acidité élevée du vin. Grand Sauternes plus fin et harmonieux que puissant et riche. L'âge ne lui est que favorable. On ne pourrait deviner qu'il est octogénaire!
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CHÂTEAU FORT DE VAUBAN 1962 (****)
C'est un vin certainement inconnu à l'heure actuelle. Lorsque je le buvais dans les années 1980 - 1983, il était reconnu par les vieux amateurs de Bordeaux comme un grand classique bien au-dessus de son classement de simple cru bourgeois. Ce 1962 était vraiment délicieux et équilibré. Il était bien entendu marqué par le caractère de l'époque, mais il n'était pas du tout rustique ou lourd. La note que je donne est le reflet du plaisir que j'en ai reçu chaque fois que je l'ai consommé.
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Mai 2001: CHÂTEAU GAZIN 1961 (****)
Nez de velours, fruité et complexe, côté truffe blanche. Vin charnu mais sans lourdeur, malgré une grande concentration. Le fruit est dominant de début à la fin et garde une acidité citronnée dans sa très longue finale. Son équilibre occulte son âge. Vin de grande classe.

Juillet 2011
CHÂTEAU GAZIN 1950
(*****)
Finesse et immensité! Confit de fraise avec des notes de tabac et de cuir. Vin de grande matière avec de la rondeur et de la chair, mais aussi avec un très beau soutien acide. Sujet grandiose et baroque au sommet de son art à l'heure actuelle.
CHÂTEAU GAZIN 1900 (*****)
Nez ouvert et élégant. Les fruits noirs bien mûrs sont accompagnés par des notes de marron et de cuir. La race est bien là et me rappelle étonnamment celle d'anciens Haut-Brion. Le vin est un très grand classique pur, dense et harmonieux. C'est un sujet exceptionnel sans âge.
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Décembre 2008: CHÂTEAU GILETTE 1947 (****)
Couleur ambrée. Arômes fins avec des notes d'écorce d'orange et de menthe. On ressent l'aromatique des Riesling allemands. Le vin est équilibré et très frais. La douceur n'est pas pesante. On y retrouve des raisins de Corinthe, style Tokay.
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CHÂTEAU GISCOURS 1975 (****) CHÂTEAU GISCOURS 1970 (****)
J'ai eu l'occasion de déguster de nombreuses fois ces deux millésimes de Giscours, parfois séparément, parfois en verticales de 1986 à 1970. Ils se sont toujours montré de loin au-dessus de tous les autres de par leur structure et leur force. Tout étonnant que cela puisse paraître, ces deux Giscours ont un caractère de Pauillac viril et concentré.

Janvier 2009: CHÂTEAU GISCOURS 1920 (**) (Mise Mahler)
Vin ancien de fort caractère. Pour compenser ses tannins et son acidité, il faudrait plus de chair.
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Avril 2003: CHÂTEAU GRAND-PUY-LACOSTE 1982 (****)
Nez ample, racé, corsé, avec des fruits noirs mûrs très fondus, sans aucun signe de vieillissement. Le vin est concentré et pur, les tannins forts sont magnifiquement enrobés par le fruit charnu. Superbe touche iodée, signe d'un beau terroir. La finale virile, encore un peu boisée, indique que le vin est toujours dans une évolution positive. Grand sujet.

Septembre 2007: CHÂTEAU GRAND-PUY-LACOSTE 1982 (****)
Grande densité de couleur. Nez marqué par un terroir qui ne manque ni de finesse ni de caractère. Fruits noirs avec des notes de bois doux, de réglisse et de terre. Vin concentré sans lourdeur. Velouté mais tonique. Très long. Grand vin avec du potentiel.
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Mars 2008: GRAVES BLANC ERNEST STRÜBIN 1928 (***)
Vin autant respectable de par son âge que de par ses qualités préservées. On devine que le léger sucre de sa jeunesse s'est transformé en un gras onctueux des plus agréables. Le temps l'a rendu délicat mais ne l'a pas fatigué outre mesure. Une surprise exquise.

Juillet 2008: GRAVES BLANC NEGOCIANT LEGER 1921 (***)
Vin très agréable encore, avec une rondeur qui devait être au départ du sucre résiduel.

Juin 2009: GRAVES DU CHÂTEAU LAMOTHE 1928 (***)
Couleur or dense à reflets verts. Arômes de cire de parquet, de fruits légèrement confits (coing et citron), de menthe... Le vin est dense. Il a une petite douceur qui se fond avec le gras du glycérol. La finale fait penser à une infusion de menthe fraîche.
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Octobre 2010: CHÂTEAU GRESSIER GRAND POUJEAUX 1947 (*****)
Nul n'aurait parié sur cet inconnu (Cru Bourgeois de Moulis)! La couleur indiquait déjà un sujet sérieux. Les arômes très amples partent sur les fruits noirs (cassis, mûrs), le tabac et l'humus. La grand caractère des crus de cette époque ressort parfaitement. Le vin est d'une très forte constitution, ce qui n'est pas étonnant vu le millésime. La longueur et l'équilibre sont remarquables. Un grand vin qui a créé la sensation.
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CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE
Gruaud-Larose est un vin fort, d'une grande structure et d'une grande personnalité. Certains millésimes sont extraordinaires et rivalisent directement avec les premiers crus. Je fus réellement marqué par deux millésimes: 1975 (****) et 1970 (*****). Ces deux derniers étaient impressionnants tant ils étaient denses et jeunes. Les rapprocher de la tenue d'un Château Latour n'est pas exagéré. (dégustés entre 1980 et 1988)

Le CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1943 (***) que j'ai bu en 1984 est le sujet d'un fait très intéressant. Ouvert le soir, il présentait des arômes et des goûts si fermés (phénolés) et rudes que je le laissais de côté sur la table en lui remettant son bouchon. Il semblait pratiquement imbuvable. Le lendemain matin (c'était un dimanche heureusement) lorsque je me levais, mon regard croisa cette bouteille et je fus comme attiré par elle...Il fallait que je sache ce qu'il en était advenu. Le vin s'était magnifiquement ouvert. Il était corsé, car d'excellente structure, mais il était devenu agréable et je passai un grand moment à l'apprécier au petit déjeuner avec du pain et du fromage (je n'était pas seul pour commettre cet acte de bien-boire!).

Avril 2003: CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1982 (****)
Couleur rouge sombre. Nez complexe: gros fruits noirs, humus, sous-bois, épices orientales... La récolte très mûre du millésime s'exprime bien. L'aspect très "nature" n'empêche pas l'élégance et la dentelle. On est dans le plein développement des arômes et des goûts. Le vin est velouté et charnu, avec une remarquable structure. L'alcool est présent quand même. Grand vin.

Mai 2007: CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1949 (***)
Couleur rouge légèrement tuilé mais avec une belle densité. Nez assez rustique avec un côté cuir-animal bien présent. On devine une petite acidité volatile. Vin de forte personnalité qui impose en bouche ses tannins virils et une acidité finale quasi violente. Ne peut être "admis" que par des amateurs habitués aux vins vieux.

Novembre 2007: CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1933 (mise Mestrezat-Preller) (****)
Vin bien marqué par son époque, mais quelle personnalité et quels raisins de base! Il est encore très fruité. Il est marqué par un aspect rafleux très intéressant qui lui confère beaucoup de vie. La structure est bonne et l'équilibre excellent. La finale est virile sur des tannins nobles et une assez forte acidité.

Décembre 2008: CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1947 (***)
Couleur rouge peu dense et légèrement tuilé. Nez très racé avec de beaux arômes tertiaires. On baigne dans les odeurs automnales. Beaux fruits rouges très purs. Le vin est bien structuré avec des tannins encore très présents. Le glycérol donne du volume à l'attaque et l'acidité de la fraîcheur en finale. Vin qui a bien tenu les années.

Mai 2010: CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1990 (***)
Vin concentré, peut-être à attendre.

Décembre 2010: MAGNUM CHÂTEAU GRUAUD LAROSE 1982 (*****)
Au nez: élégance et noblesse. Vin très concentré, d'une texture de bouche fantastique. Encore frais grâce à de somptueux tannins et à une remarquable acidité.

Décembre 2010
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1990 (****)
Vin fort et corsé. Son caractère est marqué. Il est encore bien jeune.
CHÂTEAU GRUAUD-LAROSE 1970 (***)
Très bon vin concentré, mais qui a étonnamment commencé à perdre de sa force.

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CHÂTEAU GUIRAUD 1937 (***)
Ce Sauternes a donné un 1937 (année exceptionnelle) excellent. D'une structure moyenne, il se présente en dentelle agréable et veloutée. Bu deux fois en 1989 et 1991, il n'était pas encore sur le déclin.

Octobre 2009: CHÂTEAU GUIRAUD 1949 (****)
Couleur or dense du plus bel effet. Les arômes confits du botrytis se ressentent bien, tout en élégance. On y retrouve l'abricot et la mirabelle. Le vin est pur plaisir. La fine douceur est équilibrée par une acidité citronnée. Resplendissant à l'heure actuelle.

Juillet 2011: CHÂTEAU GUIRAUD 1970 (****)
Vin encore vif et frais. Au côté confit se rajoutent des notes un peu minérales, de l'écorce d'orange et du quinquina. Le sucre n'est pas très marqué. Finale dynamique. Les accords gourmands peuvent être nombreux avec un tel vin.
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Novembre 1998: IMPERIAL CHÂTEAU HAUT-MARBUZET 1982 (****)
En voyage à Bordeaux avec un petit groupe d'ami, nous avons trouvé cet impérial à prix très raisonnable sur la carte d'un restaurant. La dimension du flacon y est certainement pour quelque-chose, mais ce fut un plaisir sensuel de boire à larges gorgées ce vin gras, souple, fruité et équilibré.
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Octobre 2009: CLOS HAUT-PEYRAGUEY 1994 (***)
Vin corsé et puissant, marqué par des notes fumées et minérales. Un certain brûlant d'alcool se ressent en finale.
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Juin 2009: CHÂTEAU JEAN FAURE 1961, SAINT-EMILION AOC (****)
Une bouteille qui démontre bien la réussite de tout le bordelais dans ce millésime hors classe. La couleur est d'un rouge très foncé impressionnant. Les arômes partent sur de la pâte de fruits noirs (mûr, cassis) avec des notes terreuses très agréables. La bouche est marquante de richesse et d'onctuosité. L'ensemble semble être intemporel: on aurait de la peine à penser que ce vin a 48 ans! Certains amateurs "critiques" pourraient imaginer une "aide extérieure" bienvenue pour procurer un tel volume à ce vin.
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CHÂTEAU LA CONSEILLANTE
C'est un vin d'élégance que j'ai peu bu.
Je me souviens de plusieurs bouteilles de 1985 (****) bues au début des années 1990. Ce vin était d'une élégance rare. Il avait tout pour lui.

Avril 2003: CHÂTEAU LA CONSEILLANTE 1982 (***)
Nez élégant et agréable, avec des fruits rouges bien mûrs. C'est une "opulente dentelle". Le vin est gras et rond, toujours plaisant en bouche. A la rétro-olfaction, une touche légèrement végétale vient rabaisser un peu l'excellente impression générale.

Septembre 2011: CHÂTEAU LA CONSEILLANTE 1970 (****)
Arômes ouverts et complexes, avec une certaine noblesse. Le vin a bien tenu. Sa chair veloutée est marquée par une belle acidité et de bons tannins en finale. Il lui manque juste un peu de densité et de force.

Septembre 2011: CHÂTEAU LA CONSEILLANTE 1982 (*****)
Grandiose vin encore ferme. Le volume est impressionnant. Les fruits noirs très gras et riches sont soutenus par des tannins forts et racés. Un des plus grands "2èmes" dans ce millésime toujours exceptionnel.

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CHÂTEAU LA GRACE DIEU
Ce très bon Saint-Emilion dans les millésimes 1962 (***) et 1955 (***) est celui qui m'a aidé à me familiariser avec les vieux vins dans les années 1979 - 1983.
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Septembre 2009: CHÂTEAU LA LAGUNE 1959 (****)
Si l'on tient compte des difficultés du Domaine et du vignoble à cette époque, je dois considérer ce La Lagune 1959 comme "miraculeux". Comment a-t-on pu produire un vin aussi bon dans ces conditions? La couleur est encore sombre et dense. Les arômes sont bien ceux de cette époque, avec un caractère très marqué et une grande complexité: bois doux, tabac, écorces, fruits noirs concentrés... Le vin est très rond, voire doux à l'attaque: il semble avoir une dose phénoménale de glycérol. Le fruit est si charnu qu'on se croirait en Pomerol! L'évolution laisse apparaître des notes plus rustiques dues peut-être à une récolte non égrappée. La finale impose un style résolument médocain classique et strict. Ce vin, très loin des standards pour "Monsieur Tout le Monde", m'a procuré un grand plaisir.
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CHÂTEAU LA POINTE
Un Pomerol peu connu assez classique. Les millésimes 1959 (***) et 1955 (**) ont aussi marqué mes débuts dans l'apprentissage des vieux vins dans les années 1980 - 1984.

Mai 2001: CHATEAU LA POINTE 1961 (***)
Couleur rouge-rubis sans vieillissement! Le nez est marqué par le fruit mûr de récolte, mais concentré, cela donne une note de nougat au départ, et tourne au fruit rouge très pur à l'ouverture. Belle personnalité aussi. Vin gras et riche, assez massif, mais l'acidité finale relève le tout. Très long. Semble avoir encore du potentiel de vieillissement.

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CHÂTEAU LA TOUR BLANCHE 1937 (*****)
CHÂTEAU LA TOUR BLANCHE 1921 (*****)
1937 et 1921 sont connus pour leur perfection. La Tour Blanche n'a pratiquement rien à envier à Yquem sur ces deux millésimes.
CHÂTEAU LA TOUR BLANCHE 1927 (***) est de bonne tenue, mais n'a pas la structure des 1937 ou 1921.
CHÂTEAU LA TOUR BLANCHE 1976 (***) est très onctueux avec un fruit très confit.

Juin 2010: CHÂTEAU LA TOUR BLANCHE 1869 (*****) (bouchon d'origine)
La couleur est d'un ambre très sombre qui tire sur le noir. Les arômes sont très denses, fins et complexes. On y retrouve des fruits très confits mêlés à des notes de thé noir, de sucre brûlé, de figue fraîche, d'écorce d'orange et de raisin de Corinthe. L'extrême sucrosité du vin est équilibrée par une acidité quasi "affolante" pour les papilles. Toutes les perceptions olfactives se retrouvent dans les sensations gustatives avec une intensité fantastique. La longueur est extrême. C'est un petit frère du gigantesque Yquem du même millésime.

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Avril 2003: CHÂTEAU LA TOUR HAUT BRION 1982 (*****)
Couleur rouge-noir très sombre. Nez très ample jusqu'à l'onctuosité. Grande nature baroque et complexe: nougat, chocolat, fruits noirs, épices orientales, bois de cèdre. Il allie l'élégance à la forte nature. En bouche, c'est pur plaisir du début à la fin. Le fruit est charnu jusqu'à donner une sensation "confite", les tannins musclés sont enrobés par le glycérol, et l'alcool soutenu est équilibré par la structure de l'ensemble. Finale très très longue, rehaussée par des tannins énormes. Un vin "vivant" monumental. Bien au-dessus du Haut-Brion! Même s'il s'exprime avec beaucoup de débordements maintenant, ce vin est encore d'une grande jeunesse.

En 2002, j'ai bu une bouteille de CHÂTEAU LA TOUR HAUT BRION 1978 (*****). Il était pratiquement aussi impressionnant que le 1982, avec la même richesse.

Mai 2009: MAGNUM CHÂTEAU LA TOUR HAUT BRION 1959 (***)
Couleur très sombre. Nez racé, noble et délicat, d'une très grande jeunesse. Le vin est encore très frais, avec un fruit étonnamment doux et une acidité élevée. La densité est moyenne, mais le caractère de ce cinquantenaire est absolument séduisant. J'aurais voulu y trouver simplement un peu plus de force. (Plusieurs convives ont trouvé ce vin bien plus grandiose que moi)

Février 2020: CHÂTEAU LA TOUR HAUT BRION 1971 (****)
Ce domaine a produit en 1982 et en 1978 des vins nettement supérieurs à Haut-Brion. Ce 1971 est absolument excellent et il a aussi de quoi nous étonner. Il possède approximativement les mêmes qualités que les 1982 ou 1978, mais avec juste un peu moins de force et de panache. Vin de haute tenue avec un caractère fort.

Septembre 2011
CHÂTEAU LATOUR HAUT BRION 1978 (*****)
Da la grande classe. Ce vin est certainement le seul (ou très rare) à pouvoir rivaliser le Mission Haut Brion dans ce millésime. Il a toutes les qualités de race, de complexité, de caractère et de structure. Encore bien jeune.
CHÂTEAU LATOUR HAUT BRION 1990 (*****)
C'est un sujet autant grand que rare. Il se rapproche de la perfection d'équilibre et de structure qu'est le Haut-Brion.

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CHÂTEAU LAFAURIE-PEYRAGUEY 1928 (***) 1929 (****) 1934 (**) 1937 (***)
Je n'ai bu que des anciens millésimes de ce cru. Ils me semblent excellents mais n'atteignent pas la splendeur des La Tour Blanche ou Climens dans les mêmes millésimes.
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Juillet 2008: CHÂTEAU LAFFITTE-CARCASSET ST-ESTEPHE 1948 (***)
Vin bien tenu grâce au style de l'époque. Il a beaucoup de caractère et reste assez strict. Ses tannins sont encore marqués. Pour les palais habitués.
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CHÂTEAU LAFLEUR-PETRUS
Cru que je connais assez peu. Je n'ai goûté que de très grands millésimes semble-t-il: 1989, 1982, et 1975. Je me souviens que ce vin est assez droit et pur avec un grand terroir. (****)
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Octobre 1993: CHÂTEAU LANESSAN 1949 (****)
La bouteille était dégustée à côté d'un Lafite-Rothschild 1955 très délicat et fin. Lanessan 1949 se montrait moins élégant, mais plus fort de caractère et plus structuré. Il représentait bien le style robuste de cette période.

Juillet 2011: CHÂTEAU LANESSAN 1975 (***)
Très agréable et intéressant vin de style classique. Structure moyenne mais très équilibré. L'âge ne l'a pas encore affaibli.
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Novembre 2005: CHÂTEAU LAVILLE-HAUT-BRION 1945 (****)
Une couleur jaune dense superbe. Le vin a gardé son gras, son acidité et son fruit! Quel équilibre et quel plaisir! C'est rare de retrouver un blanc sec de cet âge avec une telle jeunesse. Le style des Graves se retrouve bien avec son caractère minéral. Vraiment le vieillissement idéal pour faire plaisir aux amateurs de vins vieux et pour prouver la qualité des vins vieux à leurs détracteurs.

Février 2009: CHÂTEAU LAVILLE HAUT-BRION 1983 (**)
Nez très iodé avec une minéralité bien marquée un peu rustique. Le style aromatique du Sauvignon a évolué pour moi sur une certaine lourdeur. La structure est par contre remarquable.
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Octobre 2004: MAGNUM CLOS L'EGLISE-CLINET 1921 (****)
Une nature baroque et exubérante au nez. Le fruit est très présent et plaisant naturellement. Touche de marc de café fort intéressante. On sent une récolte surmûre. Vin de haute personnalité. Sa structure de base et le probable fait de raisins non égrappés lui ont permis de rester bien vaillant et de présenter encore maintenant de remarquables fruits rouges. La finale est corsée et puissante avec des tannins rustiques et une acidité mordante. Vin sans aucun artifice, vraiment attachant. L'ouverture lui donne le gras qui lui manquait au départ.
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Décembre 2006: MAGNUM CHÂTEAU L'EVANGILE 1961 (***)
Couleur rouge assez foncé avec le disque un peu tuilé. Arômes généreux et volumineux. Les fruits mûrs se présentent en toute élégance accompagnés d'une belle touche vanillée. Le vin est riche et velouté. Le gras est proche de la douceur durant l'attaque de bouche. Les tannins sont encore musclés, mais le fruit semble bien mûr. La finale, assez longue, révèle des notes végétales assez étonnantes pour ce millésime.

Mai 2009: CHÂTEAU L'EVANGILE 1961 (****)
Arômes de fruits noirs concentrés accompagnés par des notes d'humus, de truffe et de champignons. Beaucoup de caractère. Le vin est concentré et très jeune, certainement pas au sommet de ce qu'il peut donner. La très longue bouche est en parfait accord avec les sensations olfactives. La petite austérité ressentie provient certainement de la trop grande jeunesse de ce vin que l'on croirait plus facilement issu de la rive gauche que de la rive droite.

Février 2011: CHÂTEAU L'EVANGILE 1975 (****)
Une pure délicatesse! Ce vin est au sommet de son art en ce moment. Il joue plus sur la subtilité et l'élégance que sur la concentration.
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CHÂTEAU LE PIN
Le Pin est l'exemple-même de ce que l'on appelle un "vin de garage". Pour moi, en tous les cas pour l'insant, c'est un cru qui est plus "dirigé" par le travail technique fait à la cave que par la récolte.

Août 2001: CHÂTEAU LE PIN 1990 (****)
Robe rubis très sombre. Nez de fruits noirs: mûre, cassis,.. Un aspect bois doux et massepain apparaît, et donne une complexité à cet ensemble massif. La bouche est volumineuse et puissante. Les tanins sont forts, mais le gras et la chair du fruit enrobent le tout. Extrême concentration et très longue finale. L'extraction marquée donne un vin impressionnant, mais il lui manque peut-être ce qui fait le grand vin: une âme.

CHÂTEAU LE PIN 1986 (****) est un vin très pur avec un splendide fruité concentré et frais.

Mars 2002: CHÂTEAU LE PIN 1982 (*****)
Couleur rouge-rubis intense et profond, avec le disque légèrement tuilé. Le caractère Merlot ressort bien au nez, beaucoup d'ampleur et de volume, touche cuir-animal, élégant et onctueux. Le vin est marqué par un énorme gras qui dure longtemps en finale, le fruit est extrêmement mûr jusqu'à donner une sensation quasi douce, une touche iodée le rend un peu plus "classique". Mais l'ensemble est particulièrement voluptueux, rappelant bien que 1982 fut une année de grande maturité. Le volume impressionnant ne gêne pas l'équilibre des composantes. Ce Le Pin est un très grand vin qui semble à son plus haut niveau actuellement.
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Mai 2007: CHÂTEAU LEOVILLE BARTON 1949 (****)
Couleur rouge légèrement tuilé. Le nez, assez volumineux, s'exprime sur le caractère noble des vins de cette époque. Magnifiques notes de vanille, de tabac et de confiture de petits fruits rouges. Le vin est bien constitué. Il est gras dès l'attaque et reste onctueux durant la persistance gustative et aromatique. Les tannins sont bien enrobés par le fruit. La longueur est moyenne mais le vin est vraiment agréable et équilibré.
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CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES
J'ai eu l'occasion de boire souvent Léoville-Lascases. C'est un vin remarquablement structuré en général avec un certain caractère. Mais je ne le place pas aussi haut que la plupart des critiques car je n'y ressent pas la noblesse que l'on retrouve dans son immédiat voisin Latour. C'est aussi eut-être à cause d'une verticale assez longue effectuée en 2004 et où peu de bouteilles étaient marquantes. Il manquait à plusieurs reprises de tenue.
Les millésimes 1990, 1989, 1988, 1986, 1985 et 1983 méritent cependant tous (****)

Mars 2002: CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1982 (****)
Couleur la plus profonde par rapport aux autres 1982 en présence, tirant sur le noir. Perfection du fruit au nez, dominé par le cassis, côté fumé, réglissé, notes florales. Aspect étonnamment jeune et frais au niveau de la récolte. Le vin est fin et racé, au fruit concentré, avec des tanins et une acidité hors du commun, très long. Il est déroutant, car il ne ressemble en rien à ce que l'on attend de ce millésime concernant l'ampleur du fruit. Là, le fruit est frais et vif, sans aucune impression de haute maturité, comme si l'année climatique avait été moins chaude. Il a encore un bon potentiel.

Avril 2004: CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1978 (****)
Vin d'équilibre et de structure, ouvert parfaitement à l'heure actuelle, un vrai plaisir sensuel.

Avril 2004: CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1948 (****)
Il est bien meilleur que ce que l'on aurait pensé. Il tient les années sans faillir et révèle une forte personnalité. L'équilibre des composantes est remarquable. C'était une bouteille parfaite qui a totalement surclassé un 1947 vieillissant.

En décembre 2001, une bouteille de CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1945 (****) présentait un vin au sommet de son potentiel.

Septembre 2007: CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1986 (****)
Le nez est marqué par l'élégance et le terroir. On devine un fruit parfait de récolte. Vin équilibré et dense. Tannins superbes. Vin très bien fait et agréable en tout.

Mai 2009: MAGNUM CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1982 (****)
Nez puissant, fort et racé, sur les fruits noirs encore très jeunes. Le vin est concentré et dense avec des tannins corsés et forts. Le gras de bouche et la belle acidité assurent l'équilibre nécessaire. Léoville-Lascases 1982 est bien atypique du style des Bordeaux de ce millésime.

Mai 2009: CHÂTEAU LEOVILLE LASCASES 1990 (****)
Vin très pur avec une belle concentration. Le fruit est d'une très grande jeunesse. Doit encore attendre.

Juin 2009: MAGNUM CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1986 (****)
Ce Léoville-Lascases est vraiment excellent. Il est concentré et équilibré. Tout est vraiment bien construit. Je n'arrive cependant toujours pas à comprendre la note maximale qui lui est attribuée par certains!

Octobre 2009: MAGNUM CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1982 (****)
Les arômes expriment un fruit mûr de récolte mais d'une jeunesse étonnante. Il s'en dégage une pureté extrême. Le vin est donc tout dans le fruit vif et frais, très dense. Encore une fois, ce vin se montre hors de la ligne habituelle des 1982. Je ne sais pourquoi, mais je n'arrive pas à lui accorder la plus haute note. C'est peut-être parce qu'il n'a pas encore pu atteindre la complexité qu'apporte le vieillissement lorsque le vin est bien né.

Décembre 2010
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1990 (****)
Vin corsé et structuré qui peut encore voir l'avenir avec sérénité.
CHÂTEAU LEOVILLE-LASCASES 1986 (****)
Certainement un grand vin au niveau de la structure et de la pureté. Mais je n'arrive pas à m'enthousiasmer au point de lui accorder la plus haute note.

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Octobre 2007: CHÂTEAU LEOVILLE-POYFERRE 1975 (****)
Etonnante réussite! Le vin est resté jeune, mais il est beaucoup plus velouté que ce que l'on aurait pensé du millésime. Tout est équilibré et agréable. Le style classique de l'époque se ressent, mais il n'y a rien de négatif à cela.

Mai 2010: CHÂTEAU LEOVILLE-POYFERRE 1989 (***)
Vin très construit. Il a même une certaine lourdeur.
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CHÂTEAU LYNCH-BAGES
Voilà un grand vin de Pauillac. Lynch-Bages est toujours corsé et marqué par une forte personnalité. J'aime beaucoup son style.
CHÂTEAU LYNCH-BAGES 1990, 1989, 1988, 1986, 1985 et 1982 valent tous (****). Ma préférence va au 1982.

Juin 2003: MAGNUM CHÂTEAU LYNCH-BAGES 1961 (***)
Nez de fruits concentrés de grande maturité, très élégant, boisé noble (bois de cèdre). Le vin est dense, son fruit reste, 42 ans après la récolte, étonnamment jeune. Il faut dire que l'acidité est bien plus marquée que ce que l'on aurait pu imaginer pour un 1961. Les tannins sont encore un peu stricts. La persistance est très longue. Il semble qu'il ait encore du potentiel.

Mai 2009: MAGNUM CHÂTEAU LYNCH BAGES 1982 (****)
Le nez est si racé qu'il pourrait paraître un peu rustique. On retrouve des fruits noirs avec des notes un peu fumées et terreuses. Le gras de l'attaque de bouche arrondit un peu les tannins athlétiques. La finale est très longue et marquée par une superbe minéralité et une touche iodée. Un grand vin de caractère.

Mai 2009: CHÂTEAU LYNCH BAGES 1990 (****)
Superbe vin de caractère. Encore très jeune.

Décembre 2010: MAGNUM CHÂTEAU LYNCH BAGES 1989 (***)
Nez assez rustique mais complexe. Notes fumées et iodées. Le vin est riche mais déjà un peu évolué. La finale, assez courte, manque de fruit et de tonus. Vin agréable dans son ensemble, mais la structure semble manquer pour lui donner de l'envergure. (peut-être un flacon pas parfait?)

Septembre 2011: CHÂTEAU LYNCH BAGES 1989 (****)
Vin corsé, fort, de grande constitution. Il est encore bien jeune. En ce moment, il manque d'un peu de finesse.

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Juillet 2009: CHÂTEAU MALARTIC-LAGRAVIERE 1950 (****)
Le niveau était dans le haut du goulot. Un vin remarquablement bien tenu! On y ressentait le caractère et le style de l'époque. Notes de réglisse, de tabac et de fruits noirs. Une certaine rusticité absolument pas négative faisait penser à une récolte non égrappée. Une petite acidité volatile renforçait arômes et goûts. Pour amateur de vins de forte expression.
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Février 2003: CHÂTEAU MAZEYRES 1990 (***)
Pomerol découvert au hasard d'une carte de restaurant. Le vin est rond et agréable avec le fruit du Merlot bien développé et charnu.
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CHÂTEAU MONTROSE
C'est un vin que j'ai toujours aimé par son côté classique, sa structure musclée et son potentiel de vieillissement.

CHÂTEAU MONTROSE 1989 (***)
CHÂTEAU MONTROSE 1982 (****)
CHÂTEAU MONTROSE 1970 (****) est le Bordeaux par excellence de cette période où les vins étaient très nature et de forte constitution. On peut dire qu'il ne se sent pas indigne face au Latour du même millésime.

CHÂTEAU MONTROSE 1928
(***)

Avril 1999: CHÂTEAU MONTROSE 1887 (****)
Il nous fit entrer dans un intense moment d'émotion: un vin de 112 ans d'âge avec autant de choses à nous transmettre! La couleur indiquait un certain âge, mais laissait aussi deviner un vin bien vivant. La structure tanique était impressionnante, et le fruit avait une acidité si jeune que la finale était fraîche. L'aspect un peu végétal d'une récolte certainement pas entièrement égrappée, n'était pas du tout négatif, puisque cela rajoutait un plus au caractère bien trempé du vin. Les tanins étaient nobles et un peu austères. Ce vin nous faisait littéralement entrer dans la terre-même qui avait fait mûrir ses raisins. On ressentait un terroir et un millésime, sans aucune intervention de la part du vinificateur pour dévier ce que la nature avait donné. Et quelle nature!

Août 2001: CHÂTEAU MONTROSE 1990 (****)
Robe rouge-rubis foncé. Nez ample de fruits noirs et de réglisse, assez strict. Le vin est tout en puissance et en extraction, avec des tanins encore trop présents en finale. Vin impressionnant par sa masse, mais qui manque d'expression, du moins pour le moment.


Décembre 2007: CHÂTEAU MONTROSE 1990 (*****)
Grande élégance au nez. Belle maturité de récolte. Fruits noirs, tabac,... Superbe vin concentré, riche, gras jusqu'à être onctueux, mais avec des tannins très musclés. Très long. Très grand vin avec beaucoup de potentiel.

Octobre 2009: CHÂTEAU MONTROSE 1949 (mise négoce) (***)
Un classique Bordeaux de cette époque avec un aspect rafleux et des tannins peu enclins à se fondre. La structure est remarquable. Un vin de haute expression un peu austère.

Octobre 2009: MAGNUM CHÂTEAU MONTROSE 1947 (***)
Couleur rouge peu dense mais magnifique. Arômes amples de fruits surmûrs mais pas compotés. On y retrouve une certaine délicatesse malgré le style opulent du millésime. Notes de cuir, mais aussi une touche orangée qui rappelle la Toscane. Le vin est suave au possible, mais il est aussi marqué par une acidité volatile élevée. C'est une grande nature qui, bien que très plaisante, est prétéritée par un certain déséquilibre.

Février 2010: CHÂTEAU MONTROSE 1995 (****)
Grand vin structuré mais sans puissance. La race d'un grand Bordeaux se ressent. Il est très équilibré. Il commence à donner du plaisir mais on devine un grand potentiel de garde.

Juin 2010: CHÂTEAU MONTROSE 1966 (***)
Vin sec un peu étroit, mais agréable. Il a bien tenu grâce à ses tannins et son acidité, mais on sent une évolution qui l'a un peu diminué.

Octobre 2010: CHÂTEAU MONTROSE 1921 (****)
Les effluves indiquent un vin de haute personnalité d'une époque ancienne. Le fruit bien mûr de récolte part sur le pruneau d'Agen. On y ressent des notes de cuir marquées jusqu'à faire penser à l'écurie. Le vin est riche et très structuré. Les composantes sont un peu sur dimensionnées (alcool, acidité, tannins), mais tout s'assemble avec bonheur. Même la rusticité amenée par le côté rafleux se marie bien avec la personnalité attachante de ce vin. La tenue est remarquable.

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Mai 2004: CHÂTEAU NAIRAC 1998 (****)
Il est confirmé que ce cru donne de grandes réussites du sauternais ces dernières années. Il sent à plein nez le vrai botrytis, avec une grande ampleur et beaucou de finesse. Il est extrêmement agréable maintenant, mais il est taillé pour durer. Le Château Nairac est peu connu, mais il faut savoir qu'il peut atteindre des sommets.
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Juin 2008: CHÂTEAU PAJOT SAUTERNES 1953 (***)
Le nez est marqué par l'époque mais on sent un vin encore bien vivant. Belle complexité: coing et citron confits, chlorophile, écorce... Vin légèrement doux avec une bonne acidité. Une belle amertume d'agrumes apparaît en finale.
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CHÂTEAU PALMER
Château Palmer est souvent le plus sérieux rival des premiers crus sur certains millésimes. Par contre, il peut aussi se montrer assez moyen dans d'autres millésimes.

Juin 2002: CHÂTEAU PALMER 1989 (****)
Couleur rouge-rubis un peu tuilé. Arômes très mûrs sur le pruneau ou la cerise noire, le caramel au lait, le nougat. Le vin est charnu et velouté, avec un fruit à croquer. L'ensemble est volumineux et extrêmement agréable. Malgré des aspects presque surmûrs, la très longue finale est suffisamment vive pour laisser la palais frais. Vin de plaisir au plus haut point, très sensuel.

CHÂTEAU PALMER 1982
(***)
CHÂTEAU PALMER 1976 (***) Vin souple et velouté.
CHÂTEAU PALMER 1975 (****) Vin extraordinaire de structure et de caractère. Les bouteilles ont été bues en 1984 et 1986. J'espère que ce vin a tenu le coup jusqu'à nos jours. Dans ce cas, il doit être l'un des plus beaux vins du millésime.

Septembre 1987: DOUBLE MAGNUM CHÂTEAU PALMER 1959 (*****)
Tout ce que peut donner Palmer se retrouvait dans cet énorme flacon qui nous procura le plaisir sensuel de boire à larges gorgées de grandes vagues fruitées et onctueuses. Sans aucun vieillissement.

Septembre 2003: MAGNUM CHÂTEAU PALMER 1945 (***)
Couleur rouge-rubis, légèrement tuilé, dense. Nez ample mais un peu strict, dominé par les arômes tertiaires, avec des touches de nougat, de boisé, de fumée et de goudron. Le vin est concentré dès l'attaque. Un aspect rafleux se mêle au fruit bien mûr. A l'évolution, la masse tannique et la forte acidité prennent le dessus. Le fruit est dominé par l'âge et la structure des tannins. Le vin est imposant dans son ensemble, mais son apogée est dépassée.

Décembre 1996: CHÂTEAU PALMER 1914 (**)
Le vieillissement était intéressant. Vin de caractère avec une forte acidité et beaucoup de gras.

Novembre 2000: CHÂTEAU PALMER BLANC 1924 (****)
Et oui, Palmer a produit du vin blanc,....pour ses employés. Il était sec, comme les Graves, mais ne manquait ni de volume ni de fruit.

Avril 2007: CHÂTEAU PALMER 1985 (*)
Nez agréable mais assez simple. Notes végétales. Vin léger et facile. Le fruit n'est pas soutenu par le gras. La finale est courte. La notoriété du cru nous aurait fait imaginer un vin plus corpulent.

Juin 2009: CHÂTEAU PALMER 1982 (***)
Très agréable vin fruité, tendre et velouté. En plénitude à l'heure actuelle. On sent cependant une structure assez moyenne.

1 mars 2010: CHÂTEAU PALMER 1989 (*****)
Quel beau sujet! Une référence pour présenter ce qu'est la concentration et l'équilibre des composantes dans un grand Bordeaux. La trame est très serrée. Le fruit est parfait. La finale est marquée par des tannins virils et par une fraîcheur peu commune. Grand avenir. Il doit certainement être dans une phase de repli, car il n'est pas expansif.

7 mars 2010: CHÂTEAU PALMER 1989 (***)
Une bouteille bue il y a une semaine valait la note maximale. Celle-ci avait une dureté de tannins qui rendait le vin rustique et trop strict.

Avril et mai 2010: CHÂTEAU PALMER 1989 (****)
Un très grand vin en phase d'attente.

Septembre 2010: CHÂTEAU PALMER 1976 (****)
Vin resplendissant, agréable et équilibré.
Deux autres bouteilles ouvertes quelques mois après étaient mortes !!!

Décembre 2010: CHÂTEAU PALMER 1989 (*****)
Une splendeur. Vin concentré, voire puissant, mais noble et équilibré. Un des plus grands millésimes de Palmer que je connaisse.

Novembre 2010: CHÂTEAU PALMER 1983 (*****)
C'est reconnu que Palmer a produit un vin exceptionnel en 1983. Il est parfait maintenant et tiendra encore longtemps. Je serais curieux de le mettre à l'aveugle avec le Château Margaux du même millésime.

Septembre 2011: CHÂTEAU PALMER 1989 (***)
D'habitude resplendissant, équilibré et fantastiquement structuré, ce Palmer 1989 était remarquable, mais manquait un peu de pureté. Il était aussi un peu strict.

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Septembre 2007
CHÂTEAU PAPE CLEMENT 1990
(****)
Magnifique développement des arômes, tout en dentelle. Le fruit mûr est accompagné par des notes de tabac et de vanille du plus bel effet. Vin assez concentré sans lourdeur. Touche minérale iodée. Grand équilibre des composantes. Longue finale. Superbe.

CHÂTEAU PAPE CLEMENT 1988 (**)
Nez très développé. Beau style classique avec des notes iodée et terreuses. Touche de cuir avec une certaine élégance. Vin de concentration moyenne avec du caractère. L'évolution est agréable, mais la finale est marquée par des tannins un peu stricts et de l'alcool.
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Octobre 2010: PAVILLON BLANC DE CHÂTEAU MARGAUX 1928 (**)
Au nez, on devine un vin quelque peu fatigué avec une touche oxydative. On se rapproche des vieux Graves blancs moelleux. On y retrouve des notes de rose fanée, de vieux bois, de coing, de citron confit et de cire. Le vin est riche et corsé. La finale assez sèche est marquée par la chaleur de l'alcool. J'imagine que d'autres bouteilles sont meilleures.....s'il s'en trouve.
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Mai 2002: CHÂTEAU PETIT-VILLAGE 1945 (****)
Ce vin démontra que les bonnes conditions de conservation, et les matières premières des grands millésimes anciens, permettent aux amateurs d'entrer dans le vrai paradis du vin. La couleur était profonde et dense. Les arômes complexes nous faisaient penser aux petits fruits noirs, au bois doux, à la réglisse, et au "fumé-minéral-iodé" des Bordeaux classiques. Se ressentait aussi le côté humus. Le vin était assez strict et concentré, avec un fruit encore jeune grâce à son acidité. Le style de l'époque se ressentait bien sûr, mais quel plaisir de découvrir, à travers les bonnes gorgées bues, une nature vraie, un terroir et un millésime. L'ensemble était toujours vaillant.
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Juin 2002: CHÂTEAU PICHON-LONGUEVILLE BARON 1990 (****)
Couleur rouge-rubis. Nez très ample, "crémeux", bois doux, épices fines, tout en dentelle et en élégance. Malgré le volume, le fruit semble parfait de récolte. Le vin est très gras, marqué par le glycérol. Le fruit est charnu et dense, les tannins soyeux. La longue finale est rehaussée par une superbe acidité citronnée. L'ensemble est harmonieux à souhait. Ce grand vin se boit maintenant de par son équilibre, mais sa concentration le rend apte à une garde de plusieurs années encore.

Juin 2003: MAGNUM CHÂTEAU PICHON-LONGUEVILLE BARON 1989 (****)
Nez intense de fruits rouges, en pleine jeunesse, aspect iodé, richesse alcoolique, style classique du Médoc. Vin concentré et fort, les tannins apparaissent déjà à l'attaque, grande extraction. Superbe vin bien suivi à la vinification, à attendre.

Novembre 2007: CHÂTEAU PICHON-LONGUEVILLE BARON 1978 (***)
Nez fruité et élégant et subtil. Beaucoup de charme. Touche cuir-animal agréable. Le style de l'époque est bien là. Vin de plaisir, très fruité avec une belle acidité.

Décembre 2007: CHÂTEAU PICHON LONGUEVILLE BARON 1957 MISE NEGOCE (***)
Petit millésime qui a bien tenu, en tous les cas pour cette bouteille. Le vin est bien de son époque avec des tannins un peu anguleux, mais le fruit est toujours là. Notes de réglisse et de bois. Un caractère rustique mais plaisant.

Décembre 2010: MAGNUM CHÂTEAU PICHON LONGUEVILLE BARON 1990 (*****)
Le nez exprime un terroir noble, avec beaucoup de densité. Le vin est très charnu et très "construit". L'équilibre est là, malgré sa forte constitution. Note iodée du plus bel effet. Impressionnant de jeunesse.
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CHÂTEAU PICHON-LONGUEVILLE COMTESSE DE LALANDE
Ce Pichon est capable de rivaliser avec les premiers crus dans une série de millésimes. Dans ce cas, il possède toutes les meilleures qualités des Pauillac, mais avec l'onctuosité du Cheval Blanc.

CHÂTEAU PICHON-LONGUEVILLE COMTESSE DE LALANDE 1986
(****)
CHÂTEAU PICHON-LONGUEVILLE COMTESSE DE LALANDE 1985 (****) mais le 1986 est plus corsé.

2002: MAGNUM CHÂTEAU PICHON-LONGUEVILLE COMTESSE DE LALANDE 1982 (*****)
Couleur rouge-rubis intense. Concentré d'arômes en tous genres: fruitS mûrs, pruneau, cerise, boisé élégant, humus et sous-bois, très flatteur et volumineux. Vin d'une onctuosité envoûtante, avec le glycérol qui dure de l'attaque à la fin de l'énorme rétro-olfaction, la concentration est inouïe. C'est un vin d'anthologie, très agréable à boire maintenant, et qui va durer longtemps de par sa structure. La nature de base semble heureusement avoir dominé tout autre aspect extérieur.

CHÂTEAU PICHON-LONGUEVILLE COMTESSE 1975 (*****)
Son style est fort différent du 1982. Le 1975 est très marqué par l'époque. Le vin est donc plus "nature" avec de magnifiques arômes tertiaires.
Février 2009: CHÂTEAU PICHON LONGUEVILLE COMTESSE 1975 (*****)
Pour moi, un vin de rêve! Le plaisir procuré quand on en avale de très larges gorgées est total. Ce n'est pas sa structure ou sa force qui marquent, mais son harmonie, sa complexité et sa nature resplendissante. On ne boit pas "techniquement" un vin comme celui-là: on laisse simplement déferler dans le palais ses vagues sensuellement fruitées et on apprécie l'instant.
Mai 2009: MAGNUM CHÂTEAU PICHON LONGUEVILLE COMTESSE 1975 (****)
Nez très délicat et élégant, avec des notes tertiaires des plus agréables: humus et cuir. Le vin est très fin et équilibré. On ressent cette époque où la puissance n'était pas le maître-mot. Il se boit à larges gorgées avec un plaisir sensuel: le flacon est bien vite terminé en tel cas!
Décembre 2010: MAGNUM PICHON LONGUEVILLE COMTESSE 1975 (*****)
Les arômes expriment la classe du grand terroir sur un millésime fort réussi (pour ce cru). Le fruit est en même temps velouté et ferme. Le style nature de l'époque ressort avec bonheur. Ce magnum a encore un bel avenir devant lui.

Juin 2009: CHÂTEAU PICHON LONGUEVILLE COMTESSE 1959 (****)
Au nez, on devine une récolte très mûre et assez concentrée. Beaux arômes tertiaires. Notes de cuir, de thé noir... Le vin est bien équilibré avec du gras à l'attaque et des tanins encore fermes. La finale est un peu stricte, mais l'ensemble est vraiment de haute qualité.

Novembre 2009: CHÂTEAU PICHON LONGUEVILLE COMTESSE 1989 (****)
Vin pur, concentré et très tannique encore. Il est impressionnant grâce à sa grande base, mais encore trop jeune.

Avril 2011: CHÂTEAU PICHON LONGUEVILLE COMTESSE 1940 (*)
Vin fort au caractère très marqué. Le fruit s'est un peu perdu et a laissé place à des tannins stricts et à une acidité élevée.
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Juillet 2008: CHÂTEAU PONTET-CLAUZURE ST-EMILION 1955 (**)
Vin agréable qui s'est fortement assagi. La structure est moyenne.
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Mars 2011: CHÂTEAU RAUZAN GASSIES 1924 (**)
Vin d'une certaine tenue puisqu'on s'est trompé à l'aveugle de 60 ans sur son âge! Par contre, la substance charnue m'a semblé avoir lâché. L'adicité et les tannins anguleux ont pris le dessus. Il ne manquait cependant pas d'intérêt.
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Juin 2002: CHÂTEAU RAUSAN-SEGLA 1986 (*****)
Superbe couleur rouge-rubis profond. Nez impressionnant de puissance contenue, aucunement marqué par l'âge. On y ressent un fruit plein et concentré, avec des notes florales (violette). Le vin est puissant et velouté. Les tannins sont encore dans leur jeunesse. La réputation de ce cru dans ce millésime n'est pas du tout usurpée: c'est un grand sujet, et pour longtemps!
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Mars 2006: CHÂTEAU RAYNE-VIGNEAU 1964 (**)
Ce millésime ne fut pas favorable aux vins liquoreux à Sauternes: Yquem ne produisit pas de vin cette année-là. Rayne-Vigneau nous fait profiter à l'heure actuelle d'un vin très agréable aux senteurs de raisins cueillis en surmaturité et de fruits confits. S'y mêlent un peu de nougat et de cire d'abeille. Bien que sans prétention, le vin est équilibré est de bonne tenue. Il nous a fait passer un fort beau moment.

mai 2007: CHÂTEAU RAYNE VIGNEAU 1929 (*****)
Magnifique couleur or-ambré. Les arômes sont complexes, denses mais fins. On y retrouve de l'abricot confit, du massepain, du caramel au lait, des épices orientales,... La trame du vin est très serrée. La douceur pas trop marquée est parfaitement équilibrée par une belle acidité finale. Le temps lui a apporté complexité et caractère. Grand vin aucunement diminué par l'âge.

Septembre 2007: CHÂTEAU RAYNE-VIGNEAU 1950 (****)
Quelle belle liqueur! L'équilibre entre la sucrosité et l'acidité est remarquable. Une petite amertume de "cire de parquet" lui donne aussi une belle personnalité. Superbe aussi dans sa structure. La douceur n'est cependant pas aussi marquée que dans certains millésimes. Un grand vin.
Septembre 2008: une autre bouteille semblait de qualité équivalente, mais un peu plus évoluée. (***)

Septembre 2011: CHÂTEAU RAYNE-VIGNEAU 1970 (***)
Ce Sauternes n'est de loin pas aussi doux que ce que l'on aurait pensé. Il est marqué par une récolte surmûre, mais pas botrytisée (semble-t-il). Les arômes partent sur le noyau d'abricot. Le vin est assez fort en alcool et un peu strict.
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Janvier 2011: CHÂTEAU SAINT-AMAND SAUTERNES 1949 (***)
Cru simple de Sauternes issu d'un grand millésime qui a magnifiquement tenu. Très équilibré.
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Décembre 1996: CHÂTEAU SIGALAS-RABAUD 1921 (***)
Ce Sauternes, issu d'un millésime mythique dans sa région, était très fin et marqué par le Botrytis. On ne sentait pas son âge, et sa magnifique acidité procurait une bonne fraîcheur en bouche.
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Mai 2002: CHÂTEAU SUDUIRAUT 1928 (***)
Ce Sauternes, issu d'un très grand millésime, nous étonna. Les arômes étaient ceux d'une récolte fortement botrytisées, avec des aspects de confit, de caramel et de miel, tout en finesse. Mais la bouche révélait un vin presque sec, avec une trame très serrée. Ce grand vin avait des aspects si peu communs que de lui donner un âge aurait été fort difficile.

Décembre 2003: CHÂTEAU SUDUIRAUT 1900 (***)
Couleur or ambré limpide. Au nez: très fin avec une belle amplitude. Crème brûlée, caramel au lait, zeste d'orange. Vin très riche en alcool. Le sucre est moins marqué que prévu. L'acidité est élevée. Remarquable longueur.

Mai 2004: 1/2 bt CHÂTEAU SUDUIRAUT 1820 (*****)
Couleur acajou, cuivre, oeil du tigre,...magnifique. Un rêve olfactif! Figue séchée, banane, abricot sec, caramel, crème brûlée à la vanille, sucre candi... Finesse et concentration réunies pour le meilleur. En bouche, si l'ambroisie existait... Du caramel et du thé noir avec le sucre le plus fin qui soit. Une perfection incroyable avec une densité qui affole les papilles, mais sans aucune lourdeur. Il réunit la finesse et l'acidité des TBA allemands et le raisin des Tokay hongrois au style des Sauternes! La rétro-olfaction est plus dense que la bouche et dure une éternité. Evénement fabuleux, exceptionnel!
Ce flacon provenait directement de la cave du château, semble-t-il. Michael Brodbent qui participait à cet événement fut tout autant impressionné par ce nectar que les autres convives!

Octobre 2009
CHÂTEAU SUDUIRAUT CUVEE MADAME 1982
(***)
Vin d'une forte sucrosité, très volumineux, tout en rondeur. Il est très agréable, mais on voudrait qu'il soit un peu plus tonique.
CHÂTEAU SUDUIRAUT 1967 (*****)
Quel grand millésime! Les arômes sont très complexes, denses et fins: crème brûlée, confits d'abricots et de mirabelle, sucre candi, mais aussi champignons et humus dans la discrétion. Le vin a une trame serrée avec une superbe acidité. La structure est formidable. Il tiendra encore longtemps.

Décembre 2009: CHÂTEAU SUDUIRAUT 1899 (*****)
Couleur ambre sombre. Arômes de sucre brûlé, de vanille et de zeste d'orange. Vin d'une rondeur parfaite: c'est une sphère qui roule dans notre palais. Bien qu'il y ait beaucoup de sucre, le palais est plus marqué par le quinquina et les écorces d'agrumes lors de la très longue finale. Ce Suduiraut 1899 n'est pas inférieur à l'Yquem du même millésime.

Mars 2010: CHÂTEAU SUDUIRAUT 1937 (****)
Le vin est fantastique de par sa tenue, sa finesse et sa concentration. Le sucre est parfait. On devine un géant digne d'être comparé à l'Yquem de la même année. Mais cette bouteille a subi l'outrage d'un bouchon très légèrement défectueux qui donne une toute petite amertume "moisie" en fin de bouche. (sans ce bouchon: *****)

Mai 2010: CHÂTEAU SUDUIRAUT 1937 (****)
Splendide couleur or ambré. Les arômes sont très complexes et fins. On y trouve des fruits confits, des écorces d'agrume, de la cire de parquet.... Le vin est très doux mais aussi très vif.

Avril 2011: CHÂTEAU SUDUIRAUT 1959 (****)
Arômes très complexes: fruits confits, nougats, massepain, rôti du botrytis, écorce d'orange... Le vin est concentré et riche. La sucrosité est moyenne, mais l'équilibre est remarquable. On note surtout la force et la longueur de sa persistance.
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Novembre 2007: CHÂTEAU TALBOT 1986 (****)
Nez complexe, très développé et élégant. Superbe vanille, bois noble, cuir... Vin charnu avec un gras qui perdure longtemps en finale. Touche iodée. Equilibre et longueur. Prêt à boire.

Mai 2008: MAGNUM CHÂTEAU TALBOT 1945 (****)
Belle couleur rouge peu dense mais brillant. Nez bien marqué par son époque: quel caractère! Notes de cuir, de ménagerie, de réglisse,... Le vin est très corsé et riche en alcool. Une certaine dose d'acidité volatile se ressent, mais elle se marie bien avec la "rusticité" de l'ensemble et les tannins très fermes. La structure impressionnante de la récolte a permis à ce vin d'être encore bien vaillant à l'heure actuelle, mais il nécessite un palais pour le moins aguerri. Ce que l'on aurait désiré pour parvenir au grand plaisir, c'est un fruit un peu plus charnu.

Décembre 2008: CHÂTEAU TALBOT 1961 (***)
Vin bien constitué au départ. Le temps l'a très légèrment diminué, mais l'ensemble est fort agréable et équilibré.

Avril 2010: CHÂTEAU TALBOT 1970 (***)
Bordeaux classique de l'époque. Une belle nature un peu rustique. Le fruit est encore là. On le sent malgré tout assez fragile. Il ne pourra pas défier d'autres décennies sans perte (du moins cette bouteille).

Juin 2011: CHÂTEAU TALBOT 2005 (****)
On devine immédiatement la belle année climatique. Nez ample et ouvert. On y retrouve des fruits noirs très mûrs avec une touche de boisé noble. Le vin est déjà agréable à boire car son fruit est velouté et tendre. Sa structure lui permet fort heureusement d'aborder le futur avec sérénité.
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Septembre 2010: CHÂTEAU TERTRE DAUGAY ST-EMILION 1940 (***)
Un classique de cette époque, avec le côté un peu râfleux et strict, donc avec beaucoup de personnalité. La tenue est remarquable.
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Avril 2003: CHÂTEAU TROPLONG-MONDOT 1990 (***)
Couleur rouge-rubis profond. Nez racé et complexe, fruits noirs et rouges, vanille superbe. Le vin est concentré, et sa trame serrée accompagne le fruit longtemps en finale. Les tannins forts ressentis en rétro-olfaction indiquent un vin encore en phase d'évolution positive.

Octobre 2010: CHÂTEAU TROPLONG MONDOT 1947 (****)
Le nez est immédiatement marqué par la maturité du millésime. Notes de fruits noirs, de pruneau d'Agen, de café et de chocolat noir. Une petite acidité volatile accentue positivement les composantes déjà bien volumineuses: on entre dans le baroque. Le vin est concentré et riche. La longueur est extrême.
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Décembre 2006: CHÂTEAU TROTANOY 1982 (****)
Couleur rouge dense un peu tuilé. Arômes encore un peu fermés. On ressent des fruits noirs avec un peu de fumet, de bois doux et de cuir... Le vin est charnu et velouté, très bien structuré. La finale est toujours fruitée avec des tannins bien présents et une bonne acidité. Des notes iodées et minérales marquent agréablement la persistance gustative et aromatique. Excellent vin avec un beau potentiel.

Octobre 2002: CHÂTEAU TROTANOY 1975 (****)
Couleur rouge-rubis dense, profond et brillant. Nez tout en fruits encore, avec beaucoup d'élégance. Le Merlot dans toute sa splendeur quand il est cueilli au moment opportun. Le glycérol marqué rend le vin suave, mais il est pourvu d'une jeunesse étonnante au niveau du fruit. Tout est agréable et attirant dans ce vin. C'est certainement une des grandes réussites sur ce millésime.

Décembre 2006: MAGNUM CHÂTEAU TROTANOY 1961 (****)
Couleur rouge dense tirant sur le noir, presque sans vieillissement. Les arômes sont resplendissants sur les fruits jeunes parfaits de récolte. Touche d'humus et de bois noble qui lui confère de la complexité et de l'élégance. Le vin est suave, riche et concentré. Le fruit très charnu donne une certaine "sensualité". L'équilibre des composantes est vraiment remarquable. C'est un vin superbe avec une persistance très longue. Ses qualités se révèlent pleinement à l'heure actuelle, mais elles sont construites pour durer encore longtemps.

Avril 2007: CHÂTEAU TROTANOY 1985 (***)
Nez harmonieux dans l'élégance et la dentelle. Beau fruit bien développé. Touche de bois noble. Le vin est équilibré, sans lourdeur. Le Merlot ressort bien. Le vin est agréable dans son ensemble. Il est prêt à boire. La finale n'est pas d'une grande persistance.

Septembre et novembre 2007: CHÂTEAU TROTANOY 1970 (*****)
Couleur rouge éclatant. Nez d'une parfaite élégance avec des fruits rouges et noirs (cerise) extrêmement mûrs mais très jeunes encore. Notes de moka, de nougat, de chocolat et de bois noble. Son extrême onctuosité lui donne une attaque douce et sensuelle à souhait. Le fruit est très charnu mais il reste vif et tonique en finale. Le gras et l'acidité se côtoient de début à la fin. Vin baroque, de plaisir pur au plus haut point.
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Mars 2003: VIEUX CHÂTEAU CERTAN 1950 (****)
Ce millésime, peu réputé en Médoc ou en Graves, est à considérer comme exceptionnel dans le Libournais. La concentration et l'onctuosité du fruit en font un vin superbe à boire maintenant, mais on le devine capable de tenir encore longtemps. Beaucoup de caractère. Grand moment.

Octobre 2007: VIEUX CHÂTEAU CERTAN 1966 (**)
Vin corsé de caractère peut-être un peu trop marqué. Le fruit est mûr et les tannins assez rustiques. Etait-il meilleur il y a dix ou vingt ans?

Novembre 2007: VIEUX CHÂTEAU CERTAN 1950 (***)
Nez marqué par des fruits parfaits de récolte. Grande noblesse, vanille, bois oriental. Développement extrême. Vin de velours dont le fruit mûrs donne une sensation qui frise le sucre. La finale nous rappelle cependant bien le style de l'époque: tannins stricts et acidité élevée.

Juin 2008: VIEUX CHÂTEAU CERTAN 1961 (****)
Un digne représentant de ce millésime mythique. Le vin est très complexe et structuré. Sa personnalité est marquante.
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Février 2008: Y D'YQUEM 1985 (***)
Couleur or. Le nez fait penser au Sauternes traditionnel par l'aspect d'une récolte quelque peu atteinte par le botrytis. Beaucoup d'ampleur et de complexité: mandarine, chlorophylle, minéralité de cépage aromatique.... Le vin est rond, très gras mais sec. Il a beaucoup de volume mais il n'est pas lourd. La finale est un peu fumée ou taostée. Il y manque peut-être un peu de vivacité.

Octobre 2009: Y D'YQUEM 1979 (****)
Peut-être le plus beau "Y" que j'aie bu. Le nez présente les arômes nobles d'une récolte botrytisée, dans l'élégance et le volume. La bouche est charnue et ronde, mais sans douceur. Le vin est corpulent et long. Le fruit est très mûr tout en gardant beaucoup de tonus. La structure est remarquable.

22 février 2010: Y D'YQUEM 1977 (****)
Les arômes, très amples, font penser au style botrytisé de l'Yquem en moins confit. On y sent des champignons et de la confiture d'abricot. Le vin est très corsé. Il a vraiment bien tenu. Le gras est énorme et donne un volume de bouche impressionnant.

Octobre 2010: Y D'YQUEM 1959 (**) 1er millésime d'Y d'Yquem
Couleur ambrée. Les arômes font penser à un Madeira Sercial. L'alcool est très présent. Le vin est très riche et un peu madérisé. L'ouverture lui apporte une certaine rondeur (fruits confits) et du volume.